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 Why? {Privé Nicolaï} TERMINE

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Perséphone Wittelsbach
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MessageSujet: Why? {Privé Nicolaï} TERMINE   Lun 12 Avr - 23:44

Le regard perdu dans l'horizon, Perséphone contemple le vide, assise près du rebord de la fenêtre de sa chambre d'enseignante, l'esprit ailleurs, se remémorant la dure scène qu'elle avait eu à vivre quelques jours plus tôt, alors qu'elle pensait donner un cours tout à fait normal ce soir là... La surprise en découvrant le nouvel élève était complète. C'était tellement inattendue de le retrouver lui, ici.

Au cours des trois cents dernières années, il l'avait tant fait pleurer, mais l'autre soir, le beau Nicolaï lui avait porté les coups les plus durs que la pauvre Duchesse avait eu à supporter dans sa vie. Il ne l'aimait pas, et bien sur, sa faisait mal. Même si elle l'avait toujours sût. La douleur était là, incessante. Parce que le dernier espoir était mort, bien mort.

Flash Back

La jolie demoiselle était installé à son bureau, le jeune homme la regardant, patientant avec calme, avant de parler, répondants eux propos et interrogations de la jeune femme qui, il y a longtemps, avait été sa fiancée.

« Il n'y a rien à comprendre Perséphone. Ou plutôt, je n'ai aucune réponse à te donner à ce sujet. »

Dur. Dur à entendre. Dur à encaisser. Elle allait parler lorsqu'il l'en empêcha, s'adressant à la jeune femme sur un ton plus doux.

« Je devine la raison pour laquelle mes mots te laissent dans l'incompréhension. C'est vrai, je t'apprécie beaucoup et nous nous entendons bien. De toutes les femmes que j'ai connu, tu es la seule qui essaye de se rapprocher de moi non pas pour mon statut ou mon argent mais pour ce que je suis. De ce fait, tu es aussi la seule qui essaye de me comprendre. Je vais être franc, si je devais épouser une femme et qu'on me laisse le choix de la choisir, se serait très certainement toi que j'épouserai. »

Mais Nicolaï ne faisait jamais rien par devoir... S'il avait été contraint à nouveaux à prendre une épouse, comme la première fois, il aurait trouvé moyen d'y échapper. C'était un rebelle, en quelques sortes, au fond... Il refusait de se plier aux règles par devoir...

Le vampire avait, pour un temps, cessé ses paroles, laissant certainement le temps à la jeune femme d'assimiler ce qu'il lui disait. Bien sur que c'était dur à entendre, à comprendre. Évidement. Il ne l'aimait pas, mais la prendrait pour femme s'il devait en prendre une, hors, il ne se pliait que peu à ce que l'on exigeait de lui...

« Tu veux savoir pourquoi je ne t'aime pas ? C'est simple, je suis incapable de ressentir de l'amour. Ce n'est pas sans fondements qu'on dit de moi que je suis sans cœur. L'amour est un sentiment qui m'est inconnu et ce depuis des siècles. Depuis la mort de ma mère en fait. Ce sentiment est mort avec elle et je n'ai jamais été capable de le retrouver. Il ne fait plus partit de ma personnalité en fait. »

S'il restait un infime espoir à la belle... Il était désormais bien mort. Elle aurait beau l'aimer, ce ne serait jamais réciproque. Jamais. Aussi la jeune femme s'était levée calmement, allant ouvrir la porte, se retournant vers le Caïnite, le visage baigné de larmes sanguines.

"- Si tu devais épouser une femme ? Tu me choisirais ? C'est beau les paroles pareilles, lorsqu'elles sont dîtes par une personne ne faisant RIEN par devoir..." prononçât elle avant de se glisser dans le couloir...

Sortie de la salle de cours, la Nosferatu s'était mise à courir en direction de sa chambre, sans chercher à tarir ses larmes, se jetant sur le lit dès son arrivée, pleurant la tête enfuie sous l'oreiller, après avoir posé son sac à terre.

Fin Flash Back

Toute la nuit puis tout le jour, la belle et douce Perséphone avait pleuré, pleuré, pleuré, n'allant même pas se nourrir. Le soir suivant, elle avait donné son cours, le suivant également, se montrant plus faible à chaque fois. La belle ne se nourrissait même plus. A quoi bon ? Il ne l'aimait pas, et ne l'aimerait jamais, alors pourquoi souffrir inutilement, pensait-elle ?

La veille, Perséphone n'avait pas fait cours, se sentant beaucoup trop faible. Son jeûne arrivait à terme car la non-vie ne tarderait pas à s'en aller. Elle serait bientôt partie, laissant le corps de la belle étendue au sol, emporté enfin par la mort.

La tête de la jeune femme tournait. Elle avait besoin de sang mais se refusait toujours à partir en chasse. La belle tenta de se lever et tomba lourdement au sol, inconsciente. Puisque les espoirs ne pouvaient plus vivre, la demoiselle non plus.

La belle n'avait pas fermé sa porte. Emportée par l'euphorie à l'idée de ne plus vivre, ne plus avoir mal... La belle avait oublié qu'il était encore temps de la sauver. Que la mort n'était pas encore gagné. Il suffisait qu'une personne inquiète de ne pas l'avoir vue hier au soir veuille lui rendre visite à l'instant. Il suffisait simplement que l'on pousse la porte pour réduire à néant la mort emmenant la demoiselle, la ramenant à la non-vie.


Dernière édition par Perséphone Wittelsbach le Mar 3 Aoû - 14:07, édité 2 fois
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Nicolaï Van Eski
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MessageSujet: Re: Why? {Privé Nicolaï} TERMINE   Ven 16 Avr - 1:06

Les nuits de pleine Lune...

Souvent porteuses de légendes, telle que celle du Loup Garou, elles pouvaient avoir un côté inquiétant pour beaucoup, rassurant pour d'autres. Pour moi, elles étaient tout simplement synonymes de liberté. Pourquoi ? Parce que les nuits de pleine Lune m'appartenait à moi, Nicoleï, et non pas à Nicolaï. Ni lui ni moi ne savions pourquoi je prenais toujours le dessus durant ces nuits-là. L'influence des rayons lunaires lorsqu'elle était pleine ? C'était plus que probable. Peut-être était-ce également lié au fait que je me transformais, non pas en faucon comme lui, mais en chouette, oiseau de proie nocturne dont les nuits de pleine Lune étaient naturellement les plus favorables à la chasse. Une autre hypothèse que nous avions lui et moi. Le fait était donc qu'en cette première nuit de pleine Lune depuis notre arrivée à l'académie, c'était moi qui avait le contrôle du corps quand j'ai ouvert les yeux. Des yeux bleus ciel très clairs et très différents des siens, beaucoup plus sombres et effrayants que les miens, qui dégageaient plutôt une impression de pureté totale. Aussi purs et clairs que la Lune. Ses rayons filtraient à travers les épais rideaux sombres de ma chambre. Enfin, de la chambre de Nicolaï. Je le sentais dormir au fond de mon esprit. Profondément. Il n'allait pas se réveiller avant des heures. Peut-être même allait-il dormir toute la nuit, auquel cas il ne se réveillerait pas avant demain soir, quand moi-même me serait réveillé en contrôlant une fois de plus notre corps. Ça ne me surprendrait pas que ce soit le cas. Il ne le montrait pas mais je savais qu'il manquait de sommeil. La récente rencontre avec Perséphone l'avait empêché de dormir correctement depuis qu'il l'avait revu. Du sommeil qu'il n'avait en plus pas rattrapé à cause des cours qu'il suivait dans cette école.

Me redressant dans le lit, je fini par me lever et tirais les rideaux pour observer le paysage nocturne que m'offrait la fenêtre de la chambre. Des arbres, un jardin et une terrasse sur laquelle je ne vis personne. Ça m'intrigua. Un coup d'œil à l'horloge m'informa que les cours avaient commencé depuis au moins deux heures, ce qui expliquait pourquoi il n'y avait personne dehors. Une chose qui m'arrangeait car, pour ma première nuit de liberté, je préférais être seul. Délaissant la fenêtre, je passais à la salle de bain prendre une rapide douche avant d'enfiler un pantalon noir et une chemise bleu ciel assortie à la couleur de mes yeux. Je m'observais ensuite dans le miroir en me demandant quoi faire de ma nuit. Le problème, c'est que je ne ressemblais pas exactement à Nicolaï quand je 'sortais'. Alors que lui était châtain aux yeux rouges sombres, moi j'étais blond aux yeux bleus. Lui avait le visage dur alors que moi, c'était plutôt une expression de douceur. Et on avait beau avoir les mêmes traits et la même voix, ces différences faisaient qu'il m'était souvent difficile de me faire passer pour lui, qui était si différent de moi. Une chose qui risquait de me causer des problèmes si je croisais quelqu'un en me promenant dans le pavillon car la personne allait certainement se demander qui j'étais. Je ne résistais cependant pas bien longtemps à l'envie de sortir de la chambre pour découvrir le pavillon de par moi-même et non pas par l'intermédiaire de Nicolaï. Heureusement, quasiment tous les élèves devaient être en cours car je ne croisais personne. Enfin si, à deux reprises, mais je m'étais arrangé pour ne pas me montrer et changer de chemin avant la moindre rencontre visuelle.

Mon petit tour fait, j'allais pour quitter le pavillon quand une conversation attira mon attention dans le hall d'entrée. Il s'agissait de deux camarades de classe à Nicolaï, comme me l'indiqua leurs uniformes blancs. J'allais pour repartir quand le prénom de Perséphone me parvint. Aussitôt je commençais à écouter discrètement la conversation et apprit que cela faisait deux nuits que la jeune femme n'avait pas quitté sa chambre. La nouvelle m'inquiéta. Nicolaï n'était pas retourné à son cours depuis qu'elle l'avait fuie en lui faisant un dernier reproche, les larmes aux yeux. Il avait même évité de la croiser, ce qui m'avait étonné. D'ordinaire, il se moquait bien de cela mais il était vrai qu'il tenait à la demoiselle qui devait être dans un état émotionnel peu enviable. La conversation dans le hall se poursuivit mais je dû filer quand les deux vampires commencèrent à monter l'escalier près duquel je me cachais pour les écouter. Silencieux, je marchais dans les couloirs tout en méditant sur ce que je venais d'entendre, sentant l'inquiétude monter en moi au fil de ma réflexion. Elle monta tellement vite qu'elle fini par prendre le dessus sur ma prudence et je pris soudainement la direction de l'appartement de Perséphone. J'y fus en moins de deux et fus saisit par un fort sentiment de malaise une fois devant la porte. Porte sur laquelle je toquais mais je n'obtins aucune réponse bien que je sentais la présence de la jeune femme derrière. Main sur la poignée, je l'abaissais et pu constater que ce n'était pas fermé à clé, ce qui fit que je laissais la porte s'ouvrir. Le spectacle qui s'offrit à moi me laissa sans voix sur le moment mais je me repris rapidement.


« Perséphone ! »

Je m'approchais aussitôt de la demoiselle allongée sur le sol, inconsciente. Elle semblait vraiment mal en point, aussi bien physiquement que mentalement. Le rejet de Nicolaï la faisait-il souffrir au point de se laisser aller à la mort ? C'était si triste...Malgré cela, malgré que je voyais l'état dans lequel se trouvait Perséphone, je fus incapable d'en vouloir à Nicolaï, pas plus que de le réveiller. Valait mieux qu'il continu de dormir, autant pour lui que pour elle. Elle dont je m'éloignais pour refermer la porte afin que personne n'entre. Je soulevais la jeune femme après ça et la conduisis à sa chambre où je la déposais sur son lit avec délicatesse. Je l'observais un peu plus attentivement ensuite. Elle était vraiment dans un piètre état. Son visage était couvert des traces de ses larmes de sang, ses cheveux blonds décoiffés et ses vêtements froissés. Elle semblait épuisée physiquement et je devinais sans mal qu'elle n'avait pas dû s'alimenter depuis qu'elle avait revu Nicolaï. J'eus également la confirmation qu'elle était anémiée, d'où son état d'épuisement important. De ma main droite, j'entrouvris les lèvres de Perséphone avant de dénuder mon poignet gauche que je me mordis, entaillant ma propre chair. Un filet de sang s'en écoula quand je l'éloignais pour le mettre juste au-dessus de la bouche de la jeune femme, laissant le liquide rouge et vital s'écouler dans sa gorge...
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Perséphone Wittelsbach
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MessageSujet: Re: Why? {Privé Nicolaï} TERMINE   Ven 16 Avr - 15:01

A écouter pendant la lecture (Musique Générique du Prince Caspian)

Dans l'inconscience... Et pourtant, tellement consciente en même temps. Du moins, assez pour entendre une porte s'ouvrir, au loin. Au loin ? Ce n'est pourtant que la porte de sa chambre qui s'ouvre doucement, poussée par une personne apparemment inquiète au sujet de la douce Perséphone de Wittelsbach. Une porte qui, peu à peu, dévoile le spectacle du corps d'une jolie jeune blonde, quoiqu'elle fut âgée de maintenant trois cent quatre vingt quinze ans, effondré sur le sol, se mourant, tuée d'amour.

Pourquoi ? Comment ? Comment l'amour pouvait il être si cruel, lui qui était censé rendre les gens heureux ? Pourquoi se distribuait il si souvent inintelligemment, en amour à sens unique ? Et comment pouvait on faire pour forcer l'amour à prendre l'élu d'un cœur sous son aile, pour l'apporter à l'âme amoureuse ?

Perséphone de Wittelsbach restait assez consciente pour entendre l'homme l'appeler. Il avait la voix de Nicolaï... Une voix que la demoiselle aimait tant, depuis si longtemps. Un homme à qui elle avait été un jour promise et dont son cœur était resté aujourd'hui éperdument amoureux malgré les trois cents ans qui avaient passés depuis lors. Comment était-il possible d'imaginer un sentiment si fort que celui de Perséphone, qui aimait encore un homme, quand il ne l'aimait pas, ne la voyait presque jamais, et ce depuis des centaines d'années ? C'était impossible, à moins d'avoir connue pareille situation, et ce n'était guère enviable, notez.

La jeune Duchesse Bavaroise, cousine des Empereurs d'Autriche, la damoiselle aux multiples identités restait assez consciente encore pour sentir l'homme s'éloigner de son corps qu'il avait précédemment approché en l'appelant. Pour entendre ensuite une porte se fermer, certainement poussée par celui qui ne tarda pas à la rejoindre à nouveaux. Avait il dont peur que la jeune femme soit découverte ainsi par autre que lui ? Il est vrai que l'information aurait vite fait le tour de l'établissement... Et de la communauté vampirique, par la même occasion, car ce n'était pas tout les jours que l'on apprenait qu'une plus ou moins célèbre Caïnite avait cherché à se donner la mort. Encore moins par amour. Car pour les vampires nés ainsi et n'ayant jamais connu vie humaine, il était quasiment impossible d'envisager de se donner la mort par amour.

Mais Perséphone elle... Avait était humaine, un jour. Il y a longtemps. Et son passage sur terre en temps que vivante avait laissé ses traces dans sa non-vie, lui léguant une grande part d'humanité, de compréhension... Et un amour débordant, une affection étonnante. Dur alors de croire, lorsque l'on l'apprenait, que la demoiselle avait un pouvoir lié de très près à la mort, puisqu'elle était Nécromancienne. Un pouvoir de contrôle des émotions, des sentiments, aurait été tellement mieux, n'est il pas ? Pour la belle, en tout cas.

La jeune femme était toujours au monde des ténèbres, avançant toujours plus encore vers le Royaume d'Hadès et Perséphone, fiers Roi des Mort. Et rien, rien, ne semblait la retenir, la rattraper, pour la ramener à sa vie non-vivante de vampire. Alors même qu'elle se sentait soulevée et posée avec douceur sur un lit.

Sa peau blanche devait se fondre avec la couleur pure et laiteuse de ses draps. Une belle endormie ? Si seulement des larmes rouges et sanguines ne venaient pas barbouiller ce si doux visage, si beau. Car oui, Perséphone était très belle... Voire Excessivement belle. Peut être trop d'ailleurs, même pour une vampire. Combien d'hommes avaient cherchés à s'attirer ses faveurs, en échouant ? La jeune femme refusant toujours leurs avances d'un doux regard bleuté... Tellement profond, tellement triste... Où se lisait la souffrance de la damoiselle. Si seulement Nicolaï avait put prétendre à sa main, lui demander de l'épouser... Lui, pour sur, la jolie Duchesse lui aurait sauté au cou en acceptant sa demande, pleurant de bonheur, ses larmes sanguines tâchant ses vêtements, barbouillant son doux visage.

Les cheveux de la belle s'étalaient sur le lit, épars, tombant de chaque côtés de la couche. Si longs... Tellement beaux. Et d'ordinaire si soignés. Là, ils n'avaient pas été coiffés. Quand bien même, cela ne se voyait que peu tout de même. Peut être parce que les traces rouges de ses larmes attiraient tout l'attention...

Perséphone, donc, restait encore assez consciente. Suffisamment pour sentir que l'on entrouvrait ses lèvres, et qu'elle, pareille à une poupée de chiffon, se laissait faire sans opposer la moindre résistance... Pourtant, une bataille éclaterait, bientôt, au sein de la demoiselle. Invisible extérieurement, mais oh combien délicate, intérieurement.

Le sang bientôt coula dans la gorge de la jeune demoiselle. Tiens, du AB négatif. Ce n'était pas un sang courant, il était même le plus rare au monde. Qui pouvait bien tant tenir à la ramener à la non-vie ? Pourquoi donc le gaspiller à vouloir la sauver ? Car pour vivre, pour échapper aux ténèbres qui déjà l'encerclaient, encore fallait il que la jolie Perséphone le veuille, et ce n'était pas le cas, tout du moins pour l'instant. Car si c'était la voix de Nicolaï...

... La demoiselle restait assez consciente pour sentir que ce n'était pas lui. Ou du moins, pas complètement. Mais dans son état, la nuance état difficile. Cet homme dégageai une aura différente à celle de Nicolaï. Ce n'était pas lui. Ou pas totalement. Car au fond de l'être à ses côtés, la belle sentait quelque chose... Comme si Nicolaï y dormait. Ou peut être était ce son imagination qui délirait, alors même qu'elle se mourrait.

Le duel venait d'éclater dans l'esprit et le cœur de la belle. D'un côtés, un homme la rappelant à la non-vie, l'espoir de voir Nicolaï, de passer néanmoins d'agréables moments avec lui... De l'autre, l'appel des ténèbres, l'appel de la mort. Hadès l'attendait. Perséphone, sa femme, également. Et leur argument ne pouvait être meilleurs que le fait que Nicolaï ne l'aimait pas... Ce qui ne lui donnait aucune raisons de retourner en non-vie, si c'était pour continuer à souffrir pour l'éternité. C'était vrai... Pourquoi ne pas tout lâcher, maintenant ?

Tant de réflexions pour une âme inconsciente. Réflexions qui la garde entre Mort et Non-Vie. Car pour choisir son chemin, il faut avoir ses raisons. Si de l'autre côté du Miroir, de l'autre côté de son corps, Nicolaï pouvait entrer en scène, lui demander de revenir... Elle le ferait, pauvre poupée. Sachant très bien pourtant que sa souffrance serait alors éternelle.

Cet homme pourrait être Nicolaï. Mais non. Ou Peut être si... Sa part de bonté, d'amour, d'affection ? Cette aura de douceur qu'il dit avoir perdu lorsque sa mère mourus ? Peut être. Néanmoins la belle n'en était pas certaine. Non. Finalement, Non. Ce n'était pas Nicolaï. Ou du moins, pas celui qu'elle aimait, attendait.

Aussi, alors même que le sang l'avait comblée, qu'elle n'était plus anémiée... La belle ne se réveillait pas. Luttant en son sein pour ne surtout pas faire marche arrière. Mais pour ne surtout pas aller de l'avant non plus, un mince espoir renaissant, celui que SON Nicolaï, celui qu'elle aimait, qu'elle connaissait, s'inquiète pour elle... Venant alors la voir, la découvrant, la ramenant parmi les Non-Vivants, avec lui.

La belle Perséphone n'écouterait que lui. Et s'il ne venait pas, en parlait pas... Les ténèbres seraient sont éternelle demeure. Car un proverbe ne dit il pas « Qui ne dit mots consent » ? Ainsi, s'il ne venait pas, ne lui parlait pas, ne cherchait pas à la voir ouvrir doucement les yeux, en battant des cils pour se réhabituer à la lumière, à la façons de la Belle au Bois Dormant, dans la désormais très célèbre œuvre de Walt Disney, alors il consentirait, par son silence, à sa mort. Non ?

La belle Perséphone ne désirait pas grand chose au fond. Simplement que Nicolaï vienne, lui prenne la main, l'appelant, cherchant à la faire revenir... Pleurant peut être, quoiqu'elle en douta. Ce n'était pas son genre... Du moins, la jeune femme ne l'avait jamais surpris se laissant aller aux larmes... Mais peut être que...

Un mot, un Nom s'échappa des lèvres de la belle, de façon inconsciente, en un souffle, preuve qu'il était encore possible de ramener la demoiselle. Que la vie était encore là, tapie dans quelque recoins sombres des ténèbres, mais toujours prête néanmoins à faire demi-tour vers la Lumière de la Vie. Tournant le dos à la Luminosité de la mort...

« - Nicolaï... »

Non, ce n'était pas l'homme à la voix de son aimé qu'elle appelait ainsi. Mais bien le Prince aux yeux de Feu et de Glace que son cœur aimait tant. L'appeler comme s'il pouvait entendre ce murmure... Mais peut être était ce plus complexe. Elle le sentait en ce jeune homme à ses côté, dormant. C'était bizarre, compliqué. Et la belle ne comprenait plus trop. Elle ne savait pas, ne savait plus. C'était Nicolaï sans l'être. Et cela compliquait grandement les réflexions de la demoiselle. Son aura... Perséphone voulait sentir son aura là, près d'elle... Alors elle saurait qu'il était là, pour de bon. Et que ce ne serait pas un tour joué par son imagination au bord d'un ténébreux précipice.


Dernière édition par Perséphone Wittelsbach le Ven 9 Sep - 12:32, édité 1 fois
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Nicolaï Van Eski
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MessageSujet: Re: Why? {Privé Nicolaï} TERMINE   Jeu 22 Avr - 1:52

L'amour pouvait être si cruel...

Il ne m'avait jamais vraiment fait souffrir mais je savais qu'il avait fait souffrir Nicolaï dans son enfance. Et là, aujourd'hui, il faisait souffrir la jeune femme que j'avais sous les yeux. Comme quoi j'avais eu raison de m'inquiéter. Déjà dans cette salle de classe, alors que tous deux discutaient, j'avais sentit que les choses risquaient de mal finir à ce moment-là. L'aveu de Perséphone n'avait fait qu'aggraver les choses pour elle en plus. Peut-être aurait-il mieux valu pour elle qu'elle garde ses sentiments pour elle mais je comprenais pourquoi elle l'avait fait. Le temps doit paraître si long quand on passe trois siècles à porter en secret un si lourd et puissant sentiment...Pour ma part, je la comprenais. Nicolaï...pas vraiment. Lui aurait préféré qu'elle garde ça pour elle. Il n'aurait pas été obligé de la blesser ainsi. Une chose que je regrettais. J'aurais bien aimé pouvoir intervenir cette nuit-là mais il ne m'aurait pas laissé faire, comme toujours. J'étais navré qu'il n'écoute pas plus souvent mes conseils ou me demande mon avis dans ce genre de situations. Quoique, dans la situation présente, les choses ne se seraient peut-être pas forcément arrangées. Mais qui peut savoir après tout ? L'amour était une chose si compliquée à gérer...En tout cas, j'avais bien fait d'écouter mon intuition et de venir voir comment se portait Perséphone, surtout après la conversation que je venais de surprendre dans le hall d'entrée.

Elle était vraiment dans un piteux état. Je fus néanmoins un peu étonné de constater son anémie. Elle n'était pas très résistante physiquement. Mais bon, après courte réflexion, c'était normal vu qu'elle était une ancienne humaine. Jeûner l'épuisait comme un rien, surtout combiné à un apparent désir de mettre fin à sa vie. C'était si triste...Après avoir fermé la porte, j'avais posé son corps fatigué qui me paru bien fragile en cet instant. Je me souvins de la première fois que je l'avais vu. C'était à une réception organisée par notre famille pour fêter les cents ans de Nicolaï et à laquelle elle avait été invitée. Elle m'avait laissé une certaine impression quand je l'avais vu. L'impression d'une femme prodigieusement belle. Belle, elle l'était encore malgré le sang présent sur son visage et ses cheveux non coiffés. Je me demandais, alors que l'observais, comment il ne pouvait pas tomber amoureux d'une telle femme. La réponse me fut d'une évidence même. C'était toujours la même après tout. Quelle que soit la façon dont était formulée la question, la réponse restait toujours la même. Ah Nicolaï...Quand te décideras-tu à vouloir changer un jour ? Un soupir s'échappa de nos lèvres juste avant que je n'entrouvre celles de Perséphone et me morde le poignet pour tenter de lui faire avaler un peu de sang, histoire qu'elle reprenne un peu de vitalité. La réveiller ? Huumm...pas sûr. J'avais le sentiment qu'elle était vaguement consciente en plus mais ce n'était qu'une impression...

Mon poignet au-dessus de ses lèvres, je laissais mon sang s'écouler doucement dans sa gorge jusqu'à ce que la plaie se referme d'elle-même grâce à mon pouvoir de guérison, moins d'une minute plus tard. Je restais silencieusement à l'observer après ça. Comme je le pensais, bien que je vis son visage reprendre un peu de couleur – il était moins pâle – la jeune femme ne se réveilla pas. Allons bon. J'étais bien avancé moi maintenant. Étant infiniment plus patient que Nicolaï, je restais assis sur le lit près d'elle et attendit tranquillement de voir si elle allait se réveiller d'elle-même. Je n'eus pas à attendre longtemps. Je ne sais pas si c'est le sang qui la 'ramenait' ou ma présence mais sa respiration s'accéléra légèrement et un mot filtra de ses lèvres. Un prénom. Le sien bien sûr. Elle ne pouvait pas connaître le mien après tout. Le fait qu'elle l'appelle me fit cependant comprendre qu'elle sentait que je n'étais pas lui, ce qui me fit sourire tristement. Tristement car il ne répondrait pas. Il dormait, trop profondément pour que moi-même je puisse le réveiller. Enfin encore faudrait-il que je le veuille. Nicolaï n'aimait pas qu'on le réveille et se montrait particulièrement irritable quand on le faisait. Je pressentais en plus qu'il apprécierait encore moins que je le fasse pour plaire à Perséphone. Pauvre damoiselle dont les sentiments la faisaient tant souffrir...


« Je suis désolé Perséphone mais Nicolaï ne se montrera pas. Il...dort... »

J'étais persuadé qu'elle m'entendait mais je ne saurai dire si mes paroles, combinées au fait qu'on avait la même voix, l'intrigueraient assez pour qu'elle revienne totalement à elle. J'étais un peu navré pour Perséphone que se soit moi qui soit là avec elle et non pas Nicolaï mais, si les rôles avaient été inversés, si nous n'avions pas été la première nuit de la pleine Lune, je ne serais pas ici avec elle. Il serait en cours, n'aurait pas traîné dans le pavillon et n'aurait pas surprit la conversation qui m'avait amené à venir voir comment elle se portait. Il y a cependant une chose que je savais et j'en fit part à la belle endormie.

« Tu ne veux pas te réveiller ? Il ne te le montrera pas mais il tient beaucoup à toi. Quand bien même il est incapable d'aimer, je sais qu'il serait triste si tu en venais à te suicider à cause de lui. Il ne veut pas ça... »

Allait-elle me croire ? J'espérai que oui, tout comme j'espérai qu'elle m'entendait et que mes paroles l'intriguaient suffisamment pour qu'elle veuille se réveiller. J'avais néanmoins un très léger doute sur cette idée. Était-elle bonne ? Elle risquait d'être très surprise, pour ne pas dire choquée en me voyant. J'avais beau avoir la voix, le visage et le corps de Nicolaï ; je n'avais ni ses yeux, ni ses cheveux et ni les mêmes expressions faciales que lui. Peut-être n'était-ce donc pas une si bonne idée que cela qu'elle se réveille et me voie. Pourtant, à choisir, je préférais de loin qu'elle le fasse car j'en serai alors rassuré comme jamais...
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Perséphone Wittelsbach
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MessageSujet: Re: Why? {Privé Nicolaï} TERMINE   Jeu 22 Avr - 3:24

Nicolaï ne venait pas. Évidemment, selon l'endroit ou il se trouvait, il ne pouvait pas l'entendre. Mais c'était compliqué, on aurait dit qu'il était là, dans l'homme installé aux côtés du corps de la demoiselle. Elle ne comprenait pas vraiment la chose... Mais non. Non, ce n'était pas Nicolaï. Le vampire ne venait pas. Pourtant n'entendait il pas la souffrance et la détresse dans laquelle il avait plongé la demoiselle désespérée ?

C'est dans ses moments là que l'on voit arriver un ange et un diablotin dans son esprit. D'un côté a raison. Perséphone devrait se battre pour revenir au royaume des vivants, retrouver Nicolaï et couler des jours heureux en amis, même si ce n'était pas tout à fait ce que la belle désirait. L'ange cherchait à lui assurer que c'était mieux que rien, qu'il lui fallait voir, essayer.

De l'autre, le partisan d'Hadès, qui invitait la demoiselle à s'aventurer plus encore dans les méandres des ténèbres, à rejoindre le royaume que gouvernait son Dieu. Perséphone était tentée. Très tentée. Rien ne la retenait ici si Nicolaï ne voulait pas d'elle... Le monde vivant ne saurait que lui faire du mal... Un atroce mal.

Avançant de quelques pas, la belle semblait fort rejoindre les ténèbres. Mais le voyage n'était pas si facile qu'on pourrait le croire. Car la lumière cherchait à la retenir. Et, en l'espace d'un instant, la demoiselle eut l'atroce et très désagréable impression d'être cernée par des spectres. Ce n'était qu'illusion, mais suffisamment pour que son corps, dans la chambre, grimace.

"-NICOLAÏ" cria la demoiselle en proie à une énorme douleur. Diantre, ne l'entendait il pas ?

Son cri... Elle ne l'avait pas voulu. Voilà que son corps agissait à sa guise. C'était bien étrange. Son esprit n'avait pourtant donné aucun ordre dans le genre, trop occupé par le reste. C'était bizarre. Incompréhensible. Voilà que cœur, esprit et corps ne s'entendaient plus, agissant chacun comme ils l'entendaient.

Tout aussi Inexplicablement, les choses semblèrent tout à coup revenir à la normale. Mais qu'est ce qui avait bien pu provoquer tout cela ? Le pauvre esprit torturé ne comprenait plus rien aux évènements. Néanmoins, il reprit sa route vers les ténèbres. Encore quelques pas et la demoiselle y serait... Sans aucun moyen de retour.

Duel entre l'ombre et la lumière, chacun voulant ramener la jeune femme vers lui. C'était inexplicable. Complexe. Inimaginable. Et au milieu de tout sa... Une demoiselle désespérée. Amoureuse voulant juste en finir. Au plus vite, au plus tôt... Son corps pleurait des larmes de sang. Preuve d'une demie conscience.
Demie.

« Tu ne veux pas te réveiller ? Il ne te le montrera pas mais il tient beaucoup à toi. Quand bien même il est incapable d'aimer, je sais qu'il serait triste si tu en venais à te suicider à cause de lui. Il ne veut pas ça... »

Une demie conscience assez présente pour entendre ces mots et les comprendre... Demie conscience dans ce corps féminin, en suffisance pour répondre. Quelques mots, d'une voix très faible.

"- C'est faux... S'il tenait à moi, il sentirait que j'ai besoin de lui... Il serait là, près de moi !"


Curieux, son esprit contrôlait encore suffisamment son corps pour apporter une réponse, mais d'autres gestes, comme l'ouverture des paupières n'arrivaient pas à s'exécuter. Parce que la jeune femme cherchait encore quoi faire, quel chemin choisir. Elle voulait que Nicolaï vienne. Il le fallait.

Car Perséphone avait avancée. Loin, loin dans les ténèbres. Bientôt Hadès pourrait l'emmener en son royaume. Et s'en serait finit de la douce Duchesse. Le seul qui pouvait lui faire faire marche arrière était Nicolaï. Seul lui aurait suffisamment de pouvoir sur elle en cet instant pour la faire revenir. A condition qu'il le veuille.

De l'autre côté du miroir, le corps continuait à pleurer, déversant le sang tout juste avalé. Encore trop fixé sur les souffrances d'une vie sans Nicolaï, Perséphone restait sur sa position, voulant en finir. Avec la vie. Les souffrances. Mourir était le remède. L'amour aussi. A défaut du deuxième, il fallait pour elle, se rabattre sur le premier... Restait à espérer que le futur sauve cette demoiselle... Et vite.


(Désolé Je pense que c'est pas mon meilleur là >.>)
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Nicolaï Van Eski
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MessageSujet: Re: Why? {Privé Nicolaï} TERMINE   Dim 2 Mai - 22:46

Un cri.

Perçant. Si puissant qu'il était capable de faire vibrer une âme dans son entier, de la traverser de part en part. Je tressaillis en entendant le cri de Perséphone. Causes ? D'un côté, je ne m'étais pas attendu à ce qu'elle crie ainsi après Nicolaï, l'appelle de manière aussi virulente. De l'autre côté, le ton désespéré sur lequel elle le fit me brisait le cœur car je savais qu'il ne répondrait pas. Il ne pouvait pas répondre. C'était physiologiquement impossible. Même s'il se réveillait, Nicolaï ne pourrait pas lui parler, ne pourrait pas la toucher sans mon intermédiaire. C'était impossible. Nous étions une nuit de pleine Lune et ces nuits-là, c'était moi qui était là. Pas lui. Oh il avait essayé de reprendre le contrôle. Tellement essayé. Moi-même j'aurai largement préféré rester simplement existant dans son esprit et non aussi visible que je l'étais quand je dominais notre corps. Mais ni l'un ni l'autre ni étions parvenu. Pas une fois. D'où notre conclusion quand au fait que ce phénomène était physiologique et que nous étions donc totalement incapable de le contrôler. Cruelle ironie du sort. Perséphone voulait voir Nicolaï mais elle n'aurait d'autre choix que de se contenter de moi pour cette nuit. Enfin si elle voulait bien se réveiller. Je devinais sans mal la joute mentale qui devait se jouer en elle. Un véritablement déchirement intérieur.

On pourrait presque en faire une caricature comme celles qu'on trouve les dessins animés. Vous savez, le petit ange contre le petit démon qui donnent chacun leurs arguments à la personne indécise pour la faire basculer de leur côté. Ici, le petit ange représentait le réveil et la douleur supplémentaire qu'il pourrait ajouter si Nicolaï continuait à être sourd et aveugle aux sentiments de la jeune femme. Quand au démon, il représentait bien évidemment la mort qui, bien que douloureuse sur l'instant, offrait l'avantage de faire définitivement cesser la souffrance. Combat de la vie douloureuse contre la mort paisible. Un combat que je voyais trop souvent. La vie n'était pas un long fleuve tranquille et calme mais un torrent tumultueux dans lequel il était difficile de naviguer. Vampires comme humains, nous finissions tous un jour par connaître la souffrance. Particulièrement nous autres vampires. Les humains rêvaient d'immortalité mais ils ne se rendaient pas compte de la chance qu'ils avaient de vivre une vie courte. Courte mais remplie. S'il avait été mortel, Nicolaï n'aurait certainement pas refusé d'épouser Perséphone et la demoiselle n'aurait pas autant souffert au cours des trois derniers siècles. Il ne serait pas si insensible s'il avait été humain...

Cruel sort donc. Je plaignais vraiment la demoiselle. De la pitié ? Non. Pas tellement. Si j'éprouvais une réelle pitié pour elle, je ne chercherais pas à la réveiller. Je laisserais son diablotin la convaincre au lieu d'être avec l'angelot. Sauf que j'en étais incapable. Quand bien même elle pourrait m'en vouloir après, j'étais incapable de la laisser mourir alors que j'étais persuadé qu'il lui restait un peu d'espoir. Elle n'avait pas assez persévéré à mon goût en plus. Et puis, contrairement à elle, je savais que Nicolaï serait triste si elle venait à mourir. Coupable aussi. Un peu. Il appréciait trop la demoiselle pour accepter de la voir mourir à cause de lui. Sans compter sur le fait que je passerai un très sale quart d'heure quand il découvrirait que je n'avais rien tenté pour l'empêcher de mourir d'une telle manière. Assis à côté d'elle, j'observais son visage sur lequel coulait des larmes de sang, chose qui me confirma qu'elle devait être consciente de ma présente. Ça me rassura au passage même si j'étais loin d'être certain que les mots que je murmurais allaient lui faire ouvrir ses yeux. J'en serais tellement soulagé si elle le faisait...Mais elle ne le fit pas, telle une obstinée. Non elle prononça de très faibles mots à la place. Des mots qui me laissèrent accablé et je ne pu d'ailleurs retenir un très gémissement plaintif. Ne comprenait-elle pas que cela était impossible ? C'est d'une voix triste et affligé que je lui répondis :


« Il ne peut pas Perséphone. Même s'il le voulait, même si je pouvais le réveiller, il serait incapable de te parler. Ma présence à tes côtés l'en empêcherait... »

Je sentis mon cœur se serrer alors que je parlais et une larme roula sur ma joue pour s'écraser sur ma main. J'étais vraiment différent de Nicolaï. Un rien me touchait, me faisait de la peine. Je me sentais même pitoyable de ne rien pouvoir faire de concret en cet instant. Comment diable pouvait-il dormir dans pareille situation ? J'aimerai bien le savoir moi aussi, tout comme je ne demandais comment il faisait pour être insensible aux charmes de Perséphone. Enfin...pas tellement, en fait. Elle lui plaisait. Elle lui avait toujours plu. Difficile de ne pas désirer une telle beauté en même temps. Il s'était toujours refusé à la 'toucher' pourtant, même à l'époque où ils étaient fiancés. Tout ça parce qu'il se refusait de dépendre de quiconque. L'attachement l'avait fait souffrir par le passé et il ne voulait plus connaître cette souffrance. Amour et amitié...Il avait banni ces deux sentiments pour ne plus avoir mal. Alors s'attacher à Perséphone...Je compris alors pourquoi je voulais vraiment la réveiller. Non seulement la voir mourir me peinait profondément mais mon intuition me disait aussi que elle, elle pourrait très certainement faire changer Nicolaï. Avec lenteur, je me penchais à son oreille pour y murmurer :

« Je sais que tu ne veux pas te réveiller. Tu as trop souffert et je comprends parfaitement que tu veuilles en finir avec cette douleur. Je sais également qu'il est égoïste certainement de ma part de te demander de te réveiller car ta souffrance continuera d'être mais...J'ai l'espoir que tu réussiras à changer Nicolaï. Tu es la seule avec qui il se comporte différemment. Vous ne vous rendez pas compte l'un comme l'autre mais tu l'influences aujourd'hui comme au premier jour. Je suis sûr qu'il pourrait changer à ton contact, redécouvrir l'amour et d'autres sentiments qu'il a oublié. Alors...Tu ne veux vraiment pas ouvrir les yeux ? »


HJ : excuse-moi de ne pas t'avoir répondu + tôt mais je viens de passer une semaine où je n'avais pas la moindre inspiration (et motivation) pour rp :s
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Perséphone Wittelsbach
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MessageSujet: Re: Why? {Privé Nicolaï} TERMINE   Lun 3 Mai - 0:44

Il devenait difficile pour quiconque d'imaginer que la jeune femme se décide à faire marche arrière, car elle était déjà bien loin de la lumière des vivants. Cependant, on ignore, ou sous-estime trop souvent la puissance que des mots bien placés, bien dits, peuvent avoir sur un esprit, qu'il fussent sain ou torturé, en parfait état ou défaillant... Résigné à vivre ou, au contraire, à ce laisser mourir. Et pourtant...

« Je sais que tu ne veux pas te réveiller. Tu as trop souffert et je comprends parfaitement que tu veuilles en finir avec cette douleur. Je sais également qu'il est égoïste certainement de ma part de te demander de te réveiller car ta souffrance continuera d'être mais...J'ai l'espoir que tu réussiras à changer Nicolaï. Tu es la seule avec qui il se comporte différemment. Vous ne vous rendez pas compte l'un comme l'autre mais tu l'influences aujourd'hui comme au premier jour. Je suis sûr qu'il pourrait changer à ton contact, redécouvrir l'amour et d'autres sentiments qu'il a oublié. Alors...Tu ne veux vraiment pas ouvrir les yeux ? »

Quelques mots aux vertus magiques, puisqu’ils eurent pour effet d’arracher la demoiselle aux griffes du roi des enfers, le dieu Hadès... Et son épouse, la belle et juste Perséphone, une reine dont la vampiresse avait hérité du nom. Bref, des mots qui permirent de ramener de l’espoir dans le cœur de la jolie blonde.

La voilà qui faisait mentalement demi tour échappant aux ténèbres et tendant la main vers l’ange la guidant vers la lumière. Bientôt, la demoiselle ouvrirait les yeux en battant des paupières, aveuglée par la lumière… Comme le faisait la Belle au Bois Dormant dans l’œuvre Disney du même nom, alors que le prince Philipe l’éveillait d’un baiser. Même si, dans la version Perséphone au Lycée dormant, aucun baiser ne venait éveiller l’enseignante. S’aurait été mignon si, dans ce conte de non-fée, un jeune homme amoureux, sans toutefois l’admettre, avait découvert sa douce inanimée sur le sol, en piteux état avant de se pencher au dessus de son corps, déposant sur ses lèvres un doux baiser.

Mais il serait plus juste d’en revenir aux faits qui se déroulent réellement dans cette petite chambre d’un établissement Japonais. La demoiselle n’est pas encore éveillée, mais son corps est parcouru de frissons et déjà son teint reprend son habituelle couleur, la rendant tout à fait superbe. C’était ainsi tellement mieux que la pâleur cadavérique qui l’habillait il y a encore peu.

Enfin ses paupières s’entrouvrirent, battantes, alors que la belle se réhabituait à la lumière du jour, une ombre noire entourant son corps, signe que ses pouvoirs réintégraient son être et qu’au besoin, la douce Perséphone pourrait de nouveau les utiliser. Peu à peu l’ombre s’éteignit, bien que les pouvoirs fussent, eux, toujours bien présent dans le corps de la jeune enseignante en Art Théâtral.

La belle jeune nosferatue regardait fixement l’homme qui lui faisait face, tête penchée au dessus de son corps, à quelques centimètres seulement, puisqu’il avait, il y a peu, murmuré doucement à l’oreille de la donzelle. Des traces de sangs barbouillaient son visage à lui aussi. Avait il donc pleuré, de peur pour la survie de la jolie jeune femme ?

Le plus étonnant restait sa grande ressemblance avec Nicolaï, si l’on excluait principalement la couleur des yeux, bleu pour ce jeune homme et rouge pour le vampire aimé. Venait ensuite les cheveux ici blonds, quand ils étaient châtain chez Le Prince aux yeux de feu. Les traits du visage étaient aussi plus doux. Après cela, les deux jeunes hommes étaient en tout points identiques. Pourtant Persépone n’avait jamais appris la quelconque existence d’un frère presque jumeau au vampire qu’elle aimait. Alors… Qui était ce garçon qui ne la quittait plus des yeux, semblant un brin soulager de la voir revenue au monde des vivants. Ou plutôt des Non-Vivants mais pas morts… Bref, chez les vampires quoi. Intriguée, la belle le questionna finalement, la voix peu forte mais néanmoins suffisamment audible.

« - Tu ressemble à Nicolaï van Eski, mais tu n’es pas lui alors… qui es-tu ? »
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Nicolaï Van Eski
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MessageSujet: Re: Why? {Privé Nicolaï} TERMINE   Dim 9 Mai - 2:13

Doux soulagement...Ce sentiment parcouru toutes les fibres de mon corps quand je pu constater grâce aux réactions de son corps que mes mots avaient fait mouche chez Perséphone. Des mots vrais en plus. Je pensais réellement ce que je dis à la jeune femme endormie. J'étais persuadé que son contact et sa présence pourraient faire changer Nicolaï. Bon ce ne serait pas facile cela dit. Il était tellement têtu et borné parfois...Sans compter qu'il avait du mal à accepter certains changements, particulièrement ceux qui touchaient à sa propre personnalité. Il n'accepterait pas la présence de la demoiselle sans broncher en plus. Il avait eu un mal à fou à accepter la mienne déjà alors celle de Perséphone...Mais bon, j'avais confiance en elle et j'étais sûr que si elle se montrait persévérante sans être trop collante, elle réussirait à l'amadouer. Elle, elle pouvait. Qui plus est, elle avait l'immense avantage de déjà plaire à Nicolaï. Il lui avait dit. Il appréciait sa présence. Sa compagnie. Je regrettais par contre qu'il ne reconnaisse pas qu'il tenait à elle plus qu'il ne voulait bien l'admettre. Une chose que je dis à la jeune femme, bien qu'il risque de me le faire regretter une fois qu'il serait au courant. Je préférais cependant me faire engueuler que de la laisser mourir. Un objectif que je parvins à atteindre car sa respiration s'accéléra et son visage reprit un peu de couleur, lui rendant sa beauté vampirique et non cadavérique. Oui. Elle était vraiment plus belle comme ça.

Ses paupières ne tardèrent pas à s'animer puis s'ouvrir sur deux belles pupilles d'un bleu aussi pur que les miennes, si ce n'est que mes yeux étaient un peu plus clairs que les siens. A l'inverse, ses cheveux étaient d'un blond bien plus clair et magnifique à la fois. Mais revenons-en à ses yeux. Il leur fallu quelques secondes pour s'habituer à la faible luminosité présente dans sa chambre, que seuls les rayons de la pleine Lune éclairaient d'ailleurs. Rapidement, ils se posèrent sur moi et commencèrent à me détailler. Je m'aperçut alors que j'avais gardé mon visage à seulement quelques centimètres de celui de Perséphone et je me reculais donc pour ne pas que notre proximité l'incommode, c'est qu'il serait très impoli de ma part de rester d'avantage si proche en plus. Sans rien dire, je la laissais m'observer tout en continuant à la regarder avec un air visiblement soulagé. Un air qui trahissait fort bien combien j'étais content de la voir enfin réveillé. Elle, était très étonnée par contre. Normal en même temps. J'étais à la fois semblable et différent de Nicolaï physiquement. Son étonnement ne disparu pas totalement de son visage quand ses sourcils se froncèrent et qu'elle me demanda qui j'étais. Ça aussi c'était normal. Nicolaï allait m'en vouloir. Beaucoup. Moins de gens étaient au courant pour mon existence et mieux il se portait, surtout maintenant que la nouvelle avait quitté le strict cadre familial. Néanmoins, il pouvait parfaitement faire une exception pour Perséphone. C'était trop tard maintenant de toute façon en plus.


« Tu as raison, je ne suis pas Nicolaï. Nous partageons le même corps mais je ne suis pas lui. Je ne suis que le fruit que son cerveau malade, une entité qui ne peut exister qu'à travers lui. Je ne suis qu'une personnalité créé par son esprit instable. Je suis Nicoleï. Considère-moi comme le frère qu'il n'a jamais eu, c'est ainsi que me voit son entourage la plupart du temps. Mais je te préviens, je n'ai rien à voir avec lui. Je suis ton son opposé, en fait. Tout ce qu'il n'est pas, je le suis. Il est le recto et moi le verso, dans un sens... »

Peut-être était-ce trop de choses à assimiler d'un seul coup pour Perséphone mais je n'avais pas le choix au vu de la situation. Enfin au moins, comme ça, elle savait en détail qui j'étais et combien je n'avais rien à voir avec Nicolaï tout en ayant la connaissance de ses pensées profondes. J'étais son frère, son meilleur ami, son confident. J'étais tout ça à la fois même si je n'existais réellement que pour lui. Enfin la plupart du temps. Les nuits de pleine Lune, j'étais existant aux yeux des autres. Pour ceux qui avaient l'occasion de me voir en tout cas, comme là avec Perséphone. Elle avait sous les yeux la preuve que j'existais bel et bien elle au moins. D'un doigt, j'effaçais la trace de la larme qui avait coulé de mon œil droit et la léchais avant d'entortiller une mèche de mes cheveux blonds autour de ce même doigt. Devinant qu'elle devait s'interroger à ce sujet, je devançais sa question en reprenant la parole :

« Tu dois te demander pourquoi je n'ai pas ses yeux et ses cheveux non ? C'est dû à notre pouvoir. Nicolaï t'a montré sa métamorphose en faucon et t'a expliqué qu'il possédait un second pourvoir plus complexe n'est-ce pas ? Eh bien ce second pouvoir, il s'agit de la métamorphose de notre corps. Nicolaï l'a découvert avec mon existence car, comme tu peux le constater, je suis différent de lui physiquement quand je me 'montre'. Nous ne le contrôlons pas par contre, ce qui n'est pas toujours pour nous arranger... »

Et ça ne nous arrangeait ni l'un ni l'autre. Le pire pour Nicolaï était que ce pouvoir affectait la couleur de ses yeux qui changeait alors souvent en fonction de ses humeurs. Une chose qu'il détestait car on pouvait deviner ce qu'il ressentait très aisément une fois qu'on avait associé telle couleur à tel sentiment qu'il éprouvait. C'était l'inconvénient quand on possédait un pouvoir qu'on ne maîtrisait pas...
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Perséphone Wittelsbach
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MessageSujet: Re: Why? {Privé Nicolaï} TERMINE   Dim 9 Mai - 12:52

Ce que Nicoleï disait été assez difficile à comprendre pour une demoiselle tout juste sorti d'un environnement des plus ténébreux, logé dans son esprit le temps d'une envie de se donner la mort. Non vraiment, tenter de comprendre cela en s'éveillant à peine à la vie, pardon, à la non-vie puisque la concernée est une vampire, était dur pour Perséphone, qui tentait néanmoins tant bien que mal d'y parvenir, consciente que l'information était importante.

Deux personne pour un même corps... Oui, aux yeux de Perséphone Nicoleï était une personne à part entière, bien qu'il lui manqua un corps. Mais on ne pouvait pas le considérer comme étant une part de Nicolaï. C'était d'une part faire injure au blond. D'une autre, c'était renier les différences opposants les deux jeunes hommes.

Perséphone n'avait pas côtoyé Nicoleï assez longtemps pour tout savoir de lui, mais il était certain qu'en tout cas il ne pouvait pas être confondu avec Nicolaï. Il était plus doux, plus gentil. Pas que le beau brun fut méchant, du moins pas avec Perséphone, mais une part de son passé semblait l'éloigner de tout acte disons, charitable. Comme si son passé avait voulu prendre ce qu'il y avait de bon en lui, amour, douceur, tendresse, ect, pour en faire Nicoleï... Bien qu'il en restait une part dans le beau brun, puisqu'il savait se montrer doux et aimable en présence de Perséphone.

C'était compliqué en vérité. Très compliqué. Si Nicoleï possédait tout les bons côtés de Nicolaï, comment Perspéhone pouvait elle arriver à se faire aimer de son vampire ? Si c'est Nicoleï qui gardait l'amour que Nicolaï pouvait avoir à donner... C'était vraiment un grand meli-mélo de question dans l'esprit de la jolie duchesse. C'était compliqué quoi. Très très très compliqué.

"- J'ai peur de ne pas arriver à comprendre tout ce que tu me dis là... Si tu es la part douce de Nicolaï, créé par son esprit, je suppose que c'est toi qui possède l'amour qu'il pourrait donner à un tiers, en même temps que la douceur, la gentillesse ect. Comment donc, dans ses conditions, est il possible que quelqu'un le séduise ? Et... Si cela arrivait, que Nicolaï retrouve le goût de l'amour, ainsi que tout ses bons côtés qui ont permis de te créer... qu'adviendrait il alors de toi... ?"

Cette question avait fait son chemin dans l'esprit de la jeune femme. Nicoleï serait il donc amené à disparaître? Voilà qui était fâcheux et Perséphone ne pouvait s'empêcher de se sentir par avance coupable. Si tout ce passait comme la belle se l'imaginait, alors elle serait le "bourreau" de Nicoleï. Pensée peu glorieuse et réjouissante. A moins que la demoiselle ne se fourvoie totalement là dessus...
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Nicolaï Van Eski
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MessageSujet: Re: Why? {Privé Nicolaï} TERMINE   Ven 21 Mai - 1:40

Oui c'était très compliqué. Peut-être trop compliqué ? Il n'était pas très surprenant en tout cas que Perséphone soit déboussolée par la situation. Déjà, elle découvrait qu'une seconde entité habitait le corps de l'homme qu'elle aimait. Rien que ça, ce devait être un peu déroutant comme nouvelle. Nicolaï allait m'en vouloir de m'être montré à la jeune femme mais j'étais de nature trop honnête pour accepter qu'il lui cache mon existence, surtout que j'étais persuadé que la demoiselle pourrait l'aider à continuer à changer. Ma propre présence avait un peu radoucit son caractère déjà mais Nicolaï était hélas très têtu. Trop têtu même, parfois. Oui. Il allait m'en vouloir. C'était certain. Je pressentais cependant qu'il ne serait pas fâché très longtemps contre moi. Après tout, c'était à Perséphone que je m'étais montré. Ce n'est pas comme si elle était une parfaite inconnue non plus. C'était tout le contraire. Avec elle, je pouvais me le permettre. En fait, à bien y réfléchir, il serait certainement plus fâché par mes intentions que par le reste. Enfin encore fallait-il qu'il les découvre. C'est que j'étais plus doué que lui pour dissimuler mes pensées profondes et mes intentions, surtout lorsqu'elles étaient en sa défaveur. En sa défaveur d'après lui bien sûr car je ne faisais jamais rien qui puisse lui nuire réellement, comme là avec Perséphone. La pauvre semblait vraiment perdue par l'explication que je lui fourni quand à mon identité. Les comparaisons étaient un peu crues par contre, ça je devais le reconnaître.

Nicolaï était loin d'être tout noir et moi tout blanc. Il était loin d'être foncièrement mauvais comme vampire et moi, même si je contrôlais parfaitement mes envies de sang, je ne pourrais jamais les faire disparaître car elles étaient dans notre nature de vampire. Dire que j'étais le verso de sa personnalité était là la seule explication que nous avions trouvés à mon existence. Il était vrai et incontestable néanmoins que nous étions très différents, aussi bien physiquement que mentalement. Ça c'était vraiment irréfutable. Enfin tout ceci devait vraiment provoquer de la confusion dans l'esprit tout juste réveillé de Perséphone. J'aurai sûrement dû attendre pour lui répondre mais j'avais pensé qu'il était mieux pour elle qu'elle sache tout de suite de quoi il retournait. Je me reculais un peu quand elle se redressa pour m'observer avant de prendre la parole et d'aborder un sujet tabou. La question interdite que Nicolaï refusait catégoriquement de se poser. Une chose que je trouvais un peu ironique quand j'y pensais. Au début, les premières fois où je m'étais manifesté, il aurait donné n'importe quoi pour ne plus m'entendre et sentir ma présence. Aujourd'hui...Je savais qu'il aurait beaucoup de peine si je venais à disparaître même si lui faisait tout pour ne pas le montrer. Il était bien trop fier pour montrer ce qu'il considérait être une faiblesse. Esquissant un léger sourire, j'observais Perséphone avant de lui répondre, très calme :


« C'est possible, oui. Il est très probable que je vienne à disparaître si Nicolaï accepte de ressentir de l'amour un jour mais, honnêtement, je commence à en douter. Récemment, et dans son dos, j'ai fait plusieurs recherches au sujet de mon existence. D'après un éminent psychiatre, je ne suis que le fruit d'une schizophrénie, une personnalité apparue suite à un traumatisme. Une chose dont je doute de plus en plus car, si c'était le cas, je devrais exister depuis bien longtemps car le seul traumatisme qu'a connu Nicolaï, c'est le meurtre de sa mère et sa nourrice. Un souvenir qui le hante toujours et je commence à penser ces dernières années que c'est plus à cause de ce souvenir qu'il se refuse à aimer. Il a peur de souffrir à nouveau en fait. Il se dit incapable d'aimer mais il se refuse tout simplement à éprouver ce sentiment en fait. Et, malheureusement, la peur est souvent plus forte que la raison... »

La peur était l'un des sentiments les plus puissants et même un vampire, que l'on dit pourtant prédateur suprême, ne pouvait y échapper. Elle était d'autant plus puissante quand il s'agissait d'une souffrance déjà connue, surtout quand le souvenir de celle-ci était particulièrement douloureux. Une souffrance que je ne connaissais pas mais que je pouvais comprendre. Du moins m'efforçais-je de la comprendre mais Nicolaï se refusait à en parler. A s'en souvenir. Tout ceci était si compliqué...Et cette malheureuse Perséphone devait être encore plus larguée.

« Excuse-moi de t'assommer ainsi d'explications aussi complexes et difficiles à assimiler. Tu viens à peine de te réveiller en plus, sans compter que tu es encore affaiblie physiquement malgré le peu de sang que j'ai réussit à te faire avaler. En veux-tu encore ? Je peux t'en redonner, ça ne me dérange pas. Et ça ne le dérangera pas non plus. »

Bon certes Nicolaï dormait mais je savais que cela ne le dérangerait pas. Pas pour Perséphone, même si là encore il allait très certainement refuser de l'admettre ouvertement. Offrir son sang à un autre vampire avait beau être une chose fortement intime, je savais qu'à elle, ça ne le dérangerait pas de lui en donner...


HJ : sorry, les paroles sont pas très lisibles mais la couleur que j'utilise ne passe pas bien sur un fond gris Surprised
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Perséphone Wittelsbach
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MessageSujet: Re: Why? {Privé Nicolaï} TERMINE   Ven 21 Mai - 2:51

Pour sur, Perséphone ne comprenait plus grand chose aux explications du "Jeune" Nicoleï. Il faut dire que la belle sortait tout juste de ce que l'on pouvait considérer comme une pré-mort ou plutôt un Coma. Il était donc normal que l'art de la compréhension soit, pour lors, quelque peu... déboussolé. Voilà, c'était le mot.

La demoiselle sourit alors que le jeune homme lui proposait de son sang, tiraillé entre l'envie d'accepter car recevoir le sang d'un vampire était un acte intime, signe d'une grande confiance et d'un lien loin d'être quelconque entre les deux créatures. Cependant, bien que le jeune homme lui affirma que Nicolaï ne serait pas gênée qu'elle but son sang, ils ne pouvaient en être sûr à cent pour cent et ne pas avoir la certitude que son aimé n'y verrait aucun inconvénients dérangeait fort Perséphone. de plus, dans son tiroir, il y avait tout une plaquette de blood tablette prête à l'emploie, que la jolie duchesse aurait put diluer puis boire pour calmer le reste de sa faim.

Cruel dilemme que celui de choisir. Oh, évidemment, sa préférence allait pour le choix de boire à la gorge de Nicolaï, pardon, Nicoleï. Il allait falloir que la jeune femme s'habitue à cela. Les deux vampires étaient deux entités différentes, et n'avaient que peu de chose en commun, dans le cas présent, c'est au cou de Nicoleï que la belle pourrait boire et non à celui de Nicolaï, même si, le sang qui coulerait dans sa gorge serait, normalement, le même.

Bref, la demoiselle Allemande, enfin Bavaroise, aurait préféré boire à la gorge de Nicoleï. Non pas tellement parce que c'était lui, qui ressemblait tant à l'homme qu'elle aimait mais parce que pour un vampire, boire du sang frais à la gorge d'un autre Caïnite était plus agréable que du sang non-naturel. De plus, accorder son sang à un autre Nosferatus était un geste fort à ne pas prendre à la légère. Refuser cela pouvait vexer le vampire offrant de son flux sanguin.

La jolie cousine des Habsbourg, Empereurs d'Autriche, finit par se décider, avançant son visage jusque dans le cou du jeune homme, plantant alors ses crocs dans la chair, avec délicatesse cependant afin de ne pas lui faire mal. La belle agissait toujours doucement lorsqu'elle faisait pénétrer ses crocs dans un corps. Un filet de sang glissa entre ses lèvres, finissant sa course dans l'être de la Duchesse, passant par la gorge, œsophage, l'estomac... apportant à la jolie princesse l'énergie dont elle avait tant besoin. Qu'est ce qui avait bien put décider ainsi la jeune femme ? Peut être l'image de répéter un geste déjà vécut, peu de temps en arrière. Souvenons nous le jour de leurs retrouvailles... La belle avait offert son sang à Nicolaï. Aujourd'hui c'est lui qui, plus ou moins, lui en offrait. C'est un peu comme s'ils avaient échangé leurs sangs. C'est peut être sa qui avait motivée la demoiselle. Mais ce pouvait être tout autre chose.

Veillant à ne pas boire trop de sang, la demoiselle cessa bientôt son repas en remerciant le Caïnite d'un regard, alors qu'elle attrapait un mouchoir avec sa main couleur de lait afin d'essuyer ses lèvres et le mince filet de sang qui, peut être, s'était échappé aux commissures de sa bouche. Lorsque la demoiselle se fut passé un petit coup de mouchoir, ce dernier se trouva garnit d'une tâche rougeâtre, signe que la jeune femme n'avait pas été trompée par son instinct, sur ce coup là.

"- Merci beaucoup, Nicoleï."

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Nicolaï Van Eski
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MessageSujet: Re: Why? {Privé Nicolaï} TERMINE   Mer 2 Juin - 0:28

Perséphone devait sacrément être déboussolée oui. Elle venait de passer je ne sais combien de temps à la limite de la vie et de la mort à se demander si elle ne souffrirait pas moins morte avant que je ne réussisse à faire pencher la balance vers la vie (ou non-vie effectivement dans notre cas), vers le réveil. Le retour à la conscience et non se plonger d'avantage dans l'inconscience. Cela devait déjà être difficile à faire pour elle et voilà que moi, pour ne pas rien arranger, je l'avais assommé d'une explication qui devait être bien difficile à assimiler pour son esprit à peine éveillé. Alors en plus la comprendre et en saisir tous les détails...Oui, j'étais un peu dur sur ce coup-là avec elle. J'allais au plus simple pourtant. Du moins je m'efforçais de l'être au possible car la situation était plutôt complexe et donc compliquée à expliquer simplement en quelques phrases. Aussi lui avais-je donc proposer de boire un peu de mon sang. Notre sang. Quoique...Pour être honnête, je ne savais absolument pas si le sang qui coulait dans les veines de notre corps avait le même goût quand c'était moi qui était là ou quand c'était Nicolaï. Le sang en disait beaucoup sur les sentiments que l'on pouvait éprouver et vu que lui et moi nous étions très différents...Il était plus que probable que notre sang ait un goût différent.

Cela ne n'empêcha cependant pas de le proposer à Perséphone qui me regardait tout en étant pensive. Apparemment elle pesait le pour et le contre de la proposition. Je ne dis rien et la laissais tranquillement réfléchir. Et contrairement à ce qu'elle pensait, je ne me vexerai pas le moins du monde si elle refusait d'accepter. J'étais parfaitement conscient qu'offrir son sang n'était pas un acte à faire à la légère mais Perséphone n'était pas n'importe qui. C'était une amie proche de Nicolaï et, donc, de moi même si elle ne savait encore rien de moi. Bientôt elle saurait car je ne voulais pas qu'il lui cache d'avantage la vérité à mon sujet. Ce serait blessant pour elle de voir qu'il ne lui faisait pas confiance sinon. Une chose fausse bien sûr. La demoiselle était une des rares personnes à qui il pouvait se permettre d'accorder sa confiance sans craindre une quelconque traîtrise, surtout maintenant qu'il savait combien elle était profondément amoureuse de lui. Ceci était une parfaite excuse pour moi en plus. Avec cet argument, il lui serait impossible de m'en vouloir, autant pour lui avoir dit la vérité que pour lui avoir offert notre sang. Une offre que Perséphone fini par accepter.

Sans un mot, elle vint se placer contre moi et glissa son visage dans mon cou sur lequel elle posa ses lèvres. Ses canines suivirent et appuyèrent sur ma peau au niveau de la jugulaire jusqu'au point de rupture. Je ne pu réprimer une grimace de douleur quand elle perça ma peau mais la sensation douloureuse fut très brève et une tout autre sensation me saisit alors que mon sang quittait mon corps pour s'écouler dans la gorge de la jeune femme. Une sensation délicieuse. Exquise. J'en fermais les yeux et me sentis me détendre alors qu'elle continuait de boire à petites gorgées. Je ne cherchais pas à l'arrêter. Je lui faisais confiance. Je savais qu'elle saurait s'interrompre d'elle-même. Cela ne tarda pas. Délicatement, elle ôta ses canines de ma peau et se recula pour me remercier du regard. Je lui souris en réponse avant de poser ma main droite sur mon cou à l'endroit où elle m'avait mordu. Un très mince filet de sang s'en écoulait, semblable à celui que Perséphone essuya sur son menton d'un coup de mouchoir. Mes doigts se retrouvant tâchés de sang, je les léchais avant de prendre aussi un mouchoir pour essuyer le sang dans mon cou afin qu'il ne tâche pas ma chemise bleu ciel. Puis je répondis à la jeune femme :


« Je pouvais bien faire au moins ça pour toi... »

*A défaut de le convaincre de répondre à tes sentiments...*


Je m'abstins de lui dire ma pensée et me contentais de lui sourire avec douceur, restant assis. Vu qu'elle m'avait prit près d'un bon demi-litre de sang, je ne cherchais pas à me lever immédiatement pour éviter un potentiel vertige. Non je choisis plutôt de répondre aux interrogations de Perséphone. Maintenant qu'elle était réveillée, elle se montrait curieuse à mon sujet et j'acceptais de répondre sans rechigner à la plupart des questions qu'elle me posa, notamment quand j'étais apparu pour la première fois et jusqu'à quel point je pouvais observer les conversations de Nicolaï. J'aurai pu continuer pendant des heures si mon téléphone portable n'avait pas sonné dans ma poche, me rappelant à d'autres obligations. La famille...Encore...Nicolaï allait être énervé d'apprendre qu'on l'appelait encore pour régler un problème...Soupirant légèrement, je m'excusais auprès de Perséphone car j'allais certainement en avoir pour le reste de la nuit. J'étais un peu inquiet à l'idée de la laisser seule mais elle me dit que ça allait mieux et que je pouvais y aller. Cela ne m'empêcha pas d'être inquiet à son sujet tout le reste de la nuit et il était clair que je serais passé la revoir si j'en avais eu la possibilité.

*Revoir qui ?*
*Nicolaï ! Enfin réveillé ?*
*Si on veux...Revoir qui ?*
*Perséphone.*
*Parce que tu es allé la voir ?!*

J'eus une grimace face à la douloureuse montée de colère qu'il me faisait sentir. J'avais vraiment eu raison de penser qu'il serait furieux de découvrir que j'avais parlé à la jeune femme.

*Pourquoi tu l'as fait dans ce cas ?!*
*Parce qu'elle serait certainement morte sinon !*

Ma réplique le laissa silencieux pendant de longues secondes qui me surprirent. Il était vraiment choqué par ce que je venais de lui dire. La nouvelle assimilée, Nicolaï exigea un récit détaillé de ce qu'il s'était passé et je le laissais carrément accéder à mes souvenirs de la journée, ayant un peu la flemme de lui faire un récit qui ne le satisferait peut-être pas. Il resta à nouveau silencieux pendant un long moment dont je profitais pour m'allonger sur notre lit.

*Laisse-moi la place.*
*Quoi ?*
*Laisse-moi reprendre le contrôle. Je vais aller la voir.*
*Tu es sûr ?*
*Oui.*
*...*
*Quoi ?*
*Il commence à faire jour. Peut-être dort-elle...*
*Et quand veux-tu que j'aille la voir ? Ce sera encore la pleine Lune ce soir et je ne pourrais donc pas lui parler de vive voix. Je serais obligé d'attendre plusieurs jours partit comme ça...*

Je pesais le pour et le contre pendant quelques secondes avant de fermer les yeux, quittant le monde réel pour retourner dans les limbes de l'esprit de Nicolaï...

~¤~

« Hé là ! Doucement ! »

J'ignorais royalement le vampire que je venais de bousculer pour continuer à marcher rapidement en direction de la chambre de Perséphone. Si je n'avais pas craint que courir aurait attiré l'attention sur ce qui m'arrivait, je ne me serais pas privé pour le faire plutôt que marcher rapidement comme je le faisais. Heureusement, tous les vampires du Pavillon semblaient déjà couchés.

*Elle aussi doit l'être.*

Oui, c'était sûrement le cas aussi mais je m'en moquais. Je la réveillerai s'il le faut mais il était hors de question que je laisse passer ce qu'il s'était passé pendant que je dormais. Le pire était que j'ignorais totalement pourquoi je voulais la voir. Un sentiment se fit sentir en moi, intensifié par Nicoleï.

*Arrête tu veux ?*
*C'est toi qui veux savoir pourquoi. Idiot.*

Je me retins de justesse de répliquer mais mon irritation était palpable et je pressais le pas jusqu'à arriver à la chambre de Perséphone où je toquais à la porte.

« Perséphone, ouvre ! » (=> dit en allemand)


HJ : excuse-moi pour l'attente mais, comme tu le constates, je me suis un peu lâché sur la longueur xD J'espère que ça te conviendra Smile
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MessageSujet: Re: Why? {Privé Nicolaï} TERMINE   Mer 2 Juin - 3:29

Après avoir bu le sang de Nicoleï, la demoiselle l'avait questionné longuement, cherchant à en apprendre plus sur lui. Ce n'est pas tout les jours que l'on rencontrai ce cas de figure. De plus, cette "double personnalité" perturbait la Duchesse qui déjà se sentait coupable par avance de devenir la possible cause de la disparition du doux et gentil Nicoleï, en réussissant à atteindre suffisamment le cœur du séduisant Nicolaï pour qu'il s'éveille à nouveau au sentiment de l'amour qu'il avait comme perdu et qui se retrouvait enfermer en Nicoleï. Enfin plus ou moins. C'était sa, à condition qu'elle ai bien compris tout ce que lui avait dit l'homme blond.

Mais au bout d'un temps le jeune vampire dut s'excuser auprès de Perséphone et la quitter, des affaires apparemment importantes l'attendant ailleurs. S'assurant que son physique était nickel, qu'aucune trace de sang ne restait sur son visage ou ses vêtement et surveillant d'avoir suffisamment de force, la jeune demoiselle quitta sa chambre pour rejoindre sa salle de cours... La leçon aux Night Classe devant commencé moins de dix minutes plus tard. Il fallait qu'elle sorte. D'une part cela l'empêcherait de repenser à la partie négative de cette nuit. Deuxièmement, il était important qu'elle assure ses cours, n'oublions pas que c'était là son devoir d'enseignante et troisièmement, sa présence ce soir rassurerais ses élèves sur sa santé, quoique gagner une heure libre par soir ne devait pas leur avoir été très désagréable...

Les élèves se montrèrent attentif au plus grand plaisir de la jolie Perséphone. Se livrer à une bataille d'autorité envers un élève ce soir lui aurait franchement déplu voire été impossible. Mais les Night Class semblaient bien voir que leur enseignante n'étaient pas au mieux de sa forme, l'enseignement étant parfait mais l'enthousiasme habituel semblant ce soir absent, et préféraient visiblement lui permettre de passer une heure de cours disons tranquille, reposante.

Après deux heures ou la belle avait d'abord expliqué la pièce de théâtre "Roméo & Juliette", les faces cachés ainsi que le genre littéraire utilisé, pui avoir donné la réplique en tant que Juliette quand des élèves jouaient les autres personnages. Et si Perséphone jouait si bien cette pièce, c'est d'une part qu'elle avait longtemps étudié le théâtre et d'autre part qu'elle avait eu le plaisir et le privilège de rencontrer Shakespeare, discutant avec lui de la pièce et de tout les petits détails amusants à trouver, que tous ne voyaient pas. L'auteur s'était même confiée à la belle sur ses pensées et émois lors de la rédaction de cet ouvrage. Mais passons...

Après deux heures de cours donc, la jeune femme rentra enfin à sa chambre... Assaillis par ses pensées le long du retour. Une fois à l'intérieur elle s'était laissé tombé sur son lit. Quelques larmes revenant couler sur son visage. Elle était émotive. trop pour une vampire. Cela trahissait son passé d'humaine, mais ceci était bien le cadet de ses soucis en fait. Se levant enfin, la demoiselle ouvris sa penderie afin de se changer; C'est alors que son regard croisa le velours vert bouteille d'une robe ancienne, encore protégée par un plastique. Un vêtement que la belle portait à vingt-et-un ans. A trente. La robe qu'elle portait lorsqu'un jour, Monsieur van Eski l'avait prié de venir chez lui afin qu'elle rencontra son fils, Nicolaï donc.

La demoiselle observait la robe, tendant une main vers elle un peu comme ci le vêtement l'avais hypnotisé. La duchesse n'avait plus porté ce tissu depuis sa rencontre avec Nicolaï. Elle ne savait même pas pourquoi. Peut être n'y avait il en fait aucune raison, la robe n'était peut être plus de saison, aussi la belle l'avait elle rangé, l'oubliant l'année suivante... Ou la mode avait, entre temps, changé... Allez savoir. Toujours est il que la robe se trouvait être dans sa penderie et qu'elle ne la remarquais que ce soir. Et vive les souvenirs. Sa transformation en vampire, le jour de ses vingt-et-un ans... C'est cette robe qu'elle portait. Plus tard, en Bavière, Philippe avait rit de la couleur, trouvant que sa sœur ressemblait à une dame fraichement veuve dans cet accoutrement. Du plus loin que la belle s'en souvienne, elle aimait cette robe. Liées à ses souvenirs, simple, élégante... Et passé de mode depuis plus de trois cent cinquante ans maintenant.

Perséphone ôta la protection transparente, le genre qui protège les vêtement à la sortie d'un pressing d'aujourd'hui, déployant la robe. La mode était aux crinolines lors de la confection de cette robe. Aujourd'hui, c'était un peu passé... Qu'à cela ne tienne, la demoiselle sortit une valise, en tirant un corset, revêtant les sous vêtements de l'époque avant de passer la crinoline, enfilant enfin la robe par dessus. C'était super dur à faire toute seule nota la jeune femme, mais elle y parvient néanmoins après moult minutes d'efforts. Pas que Perséphone avait trop grossi pour entrer dedans, la robe lui allant encore à merveille, simplement qu'une crinoline, c'était déjà dur à positionner pour deux femmes de chambres, alors à positionner soit même sur son propre corps, bonjour le pratique et la "facilité". La Robe

Ainsi vêtue, de toute façons elle n'avait pas à sortir dans l'immédiat, la belle duchesse s'installa sur son lit, laissant son regard dériver vers la valise encore ouverte avant de porter son attention sur les murs puis à nouveau sur la valise ouverte. Se levant alors, la demoiselle s'accroupit, déplaçant de sa main un bout de tissu, ou plutôt une robe, afin de mieux voir ce qu'il y avait dessous. En fait c'était une vieille valise, non-ouverte depuis des années. Mais la belle savait exactement ce qu'il y avait dedans, sous les vêtements...

Un premier tableau frappa son regard, qu'elle prit entre ses mains, admirant alors les traits fins de sa mère, Madeleine. Faisant quelque pas, la demoiselle trouva de quoi suspendre le tableau aux murs avant de retourner à sa valise sortant alors un portrait de son père, Guillaume. Sous les deux tableau, une petite plaque en or portait une petite légende avec leurs noms complet et titre de Noblesses. Ainsi donc "Guillaume de Wittelsbach Comte Palatin de Neubourg Duc de Juliers et Duc de Berg" et "Madeleine de Wittelsbach" étaient les titres accompagnant les deux portraits.

La belle retourna à la valise et pris un nouveau portrait, celui de son frère... Dire qu'il l'avait faîte tante dix-sept fois lors de son second mariage... Trois filles avaient eu des rôles politiques important. Eleonore avait été Impératrice du Saint Empire Germanique, reine de Bohème, Hongrie et Croatie. Sophie était devenue Reine du Portugal par mariage et sa cadette Anne était, elle, devenue reine d'Espagne, de Sardaigne, de Jérusalem, des Pays bas, de Sicile et reine de Naples... Les enfants de son frères avaient été les derniers de la lignée de la première branche des de Wittelsbach, c'est à dire les de Wittelsbach-deux-ponts... Mais personne ne les qualifiaient ainsi, les appelant simplement " de Wittelsbach". La lignée était donc éteinte... A l'exception de Perséphone. Mais cela pouvait il vraiment compter quand elle était une créature presque immortelle ?

Sous le tableau de Philippe s'étalait donc son titre, comme pour ses parents, gravé dans la plaque en or "Philippe de Wittelsbach Comte Palatin de Neubourg Duc de Juliers Duc de Berg". La même inscription que son père, puisqu'il avait hérité de ces titres à la mort de son géniteur. Ce tableau trouva lui aussi le chemin d'un clou dans le mur de la chambre. Bientôt, il aurait de la compagnie. Les parents étaient placés sur le mur de gauche en partant de la porte. Le portrait de Philippe lui était sur le mur d'en face. Perséphone apporta un autre tableau qu'elle suspendit sur le même mur à quelques centimètre de celui de l'homme-père-dix-sept-fois. Son propre portrait. Elle n'avait que dix-sept ans ans lorsqu'elle avait posé pour celui ci et posait debout en belle robe au milieu d'un jardin, entourée par les couleurs chatoyantes de l'été. Resplendissante. Elle aussi avait droit à la petite plaque en or ou été gravé son titre: "Perséphone de Wittelsbach Comtesse de Simmern Comtesse de Hohenlohe Marquise de Courcelles".

Pensive, la jeune femme retourna à sa valise, en sortant un dernier portrait. C'est Monsieur van Eski qui le lui avait donné lorsque le mariage arrangé avec son fils était encore d'actualité. Il représentais Nicolaï. Perséphone le plaçât de sorte à ce que son propre portrait soit parfaitement centré entre celui du jeune vampire et de son frère... Contemplant le résultat alors que la pièce lui apparaissait plus personnelle, plus à elle et racontant des brèves de son vécu la belle fut tiré de sa rêverie par une voix. Pas n'importe laquelle... SA voix. Nicoleï avait dut lui raconter ce qui s'était passé car une légère colère, de la contrariété transparaissait alors même que l'enseignante l'avait tout juste entendu dire deux mots. Allait elle passer un mauvais quart d'heure ? Peut être venait il pour sérieusement l'engueuler... Quoiqu'il en soit, la jeune femme ouvrit prestement la porte, le laissant entrer...

Qu'elle douce ironie que de venir parler amour - car la belle était persuadé qu'il venait parler de cela, pour expliquer les agissements suicidaires de la belle - alors même que cette dernière portait la même robe qu'à leur première rencontre. d'ailleurs, elle se demanda l'espace d'un instant si le jeune Caïnite le remarquerait.


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Nicolaï Van Eski
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MessageSujet: Re: Why? {Privé Nicolaï} TERMINE   Jeu 10 Juin - 17:46

Contrariété ? Le mot était un peu plus faible. Non pas que je ne l'étais pas – bien au contraire – mais j'étais bien plus que contrarié. En fait je ne savais trop ce que j'étais. Furieux ? Inquiet ? Blessé ? Un peu tout à la fois. La colère et la contrariété étaient cependant les deux dominantes quand je quittais ma chambre après que Nicoleï m'ait laissé le contrôle. L'heure l'y avait aidé d'ailleurs. Le soleil n'aurait pas été sur le point de se lever, réduisant ainsi l'impact de la Lune, que je n'aurai pas pu reprendre le contrôle. Encore heureux que je me sois réveillé car, d'habitude, je passais les journées et nuits de pleine Lune à dormir. Enfin il m'arrivait d'être réveillé mais je n'avais que rarement exigé autant de Nicoleï qu'il me laisse la place. Je sentis qu'il le regrettait. Il percevait clairement les sentiments que je ressentais en cet instant et moi je perçu son inquiétude de m'en prendre à Perséphone. L'ignorant, je filais en marchant aussi vite que possible et en bousculais même un camarade au passage. Il fut le seul car les autres devaient être déjà au lit. Normal avec le jour qui se levait me direz-vous.

Nicoleï me fit remarquer qu'elle aussi serait sans doute en train de se coucher mais je m'en moquais royalement car il était hors de question pour moi d'attendre la nuit pour aller la voir. Et puis au moins, vu l'heure qu'il était, j'étais certain de la trouver dans sa chambre. Je ne savais pas ce que j'allais lui dire mais je voulais la voir. L'engueuler ? Je ne savais pas. Je ne savais qu'une chose, c'était le sentiment qui m'y poussait, surtout maintenant que Nicoleï me le faisait bien sentir par-dessus la colère et la contrariété. Une chose qui m'irrita un peu plus et je pressais encore plus le pas avant de frapper à la porte de la chambre de Perséphone tout en lui demandant – ou plutôt lui sommant – d'ouvrir. Mon irritation était palpable dans ma voix et je me demandais si elle allait ouvrir en l'entendant. Sûrement oui. Elle avait intérêt en tout cas car son refus risquerait de m'agacer un peu plus et je serais encore plus contrarié de devoir revenir ce soir la voir.


*Sois gentil tu veux ? Elle a eu une dure journée à cause de toi.*

Sa remarque me laissa pensif...Et fit revenir l'autre sentiment. Grand dieu que je le détestais ce sentiment. La culpabilité...Oui je détestais vraiment en ressentir. Elle eut cependant le don de calmer un peu mon irritation. Cette dernière fut ensuite balayée par la porte qui s'ouvrit sur Perséphone. Je fus un peu soulagé de voir que je ne la réveillais pas avant de rester totalement interdit face à sa tenue. Une tenue difficile à ignorer d'ailleurs. Plus personne ne s'habillait ainsi aujourd'hui, sauf lors de reconstitutions historiques avec costumes d'époque. Ou encore par nostalgie comme cela semblait être le cas de la jeune femme. Une nostalgie toute particulière cependant pour elle. A croire qu'elle avait pressentit que j'allais venir la voir. Je reconnu parfaitement la robe. Je ne l'avais pas beaucoup vu en trois cent ans et, avec la mémoire visuelle que j'avais, il ne m'était pas difficile de reconnaître la belle robe émeraude qu'elle portait. Cette même robe qu'elle portait lors de notre première rencontre...Je fus vraiment étonné de la voir la porter. Le plus surprenant était que la robe semblait aussi neuve et belle qu'au premier jour, comme si le temps l'avait aussi peu affecté qu'il nous avait affecté. Une robe magnifique mais, comme lors de ce premier jour, je trouvais regrettable qu'elle soit couleur d'émeraude et non de la même belle couleur bleu clair que ses yeux.

*Que les miens aussi.*

La remarque de Nicoleï me tira de ma torpeur passagère, de ma contemplation temporaire de l'élégante tenue de la jeune femme. Une tenue qui avait eu le don de complètement effacer toute colère chez moi et c'est bien plus calme que je n'aurai dû l'être que je pris la parole, toujours en allemand. Cette langue nous était bien plus naturelle que le japonais après tout.

« Tu me laisses entrer ? »

J'attendis qu'elle se décale pour entrer dans la chambre. C'était la première fois que j'y entrais et la voyais de mes propres yeux. Ce n'était pas l'intermédiaire de Nicoleï là...

*Serais-tu jaloux ?*
*Jaloux de toi ? Et puis quoi encore ?!*
*Bon bon, j'ai rien dit. Sa chambre est différente de tout à l'heure en tout cas. Elle a accroché des tableaux...*

Je jetais un coup d'œil aux dits tableaux et fut interpellé par le portrait de moi. D'où diable le tenait-elle ? Quoique ce n'était pas vraiment le moment de m'interroger là-dessus. C'était loin d'être ma principale préoccupation. Non je devais plutôt en revenir à la raison de ma venue, à savoir la tentative de suicide de Perséphone. Quittant les tableaux des yeux, je me tournais vers elle qui avait refermé la porte et m'observait, semblant guetter ma réaction. Sans un mot, je m'approchais d'elle et posais mon regard rouge sombre sur elle. Une allure qui en aurait effrayé d'autre mais elle, elle n'avait jamais eu peur de moi. Ce n'était pas mon intention en plus.

« Tu sais déjà pourquoi je suis là à cette heure n'est-ce pas ? »
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MessageSujet: Re: Why? {Privé Nicolaï} TERMINE   Ven 11 Juin - 2:32

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MessageSujet: Re: Why? {Privé Nicolaï} TERMINE   Sam 3 Juil - 0:38

Bien sûr qu'elle savait déjà pourquoi j'étais là...A moins d'avoir subi un choc sévère sur le crâne qui l'aurait rendue temporairement amnésique, elle ne pouvait que savoir pourquoi j'étais venu la voir à cette heure si tardive – ou si matinale, question de point de vu. Restait à savoir si elle avait la même idée que moi car la colère que j'avais éprouvé en quittant ma chambre après avoir reprit le contrôle s'était estompée quand j'avais vu la robe qu'elle portait. Elle était belle ainsi habillée et il était difficile de croire qu'elle était aux portes de la mort plusieurs heures plus tôt. Sa robe était parfaitement conservée mais, malgré qu'elle soit de toute beauté, je regrettais sa couleur émeraude qui était loin de mettre totalement en valeur Perséphone. Une robe bleu clair comme ses yeux aurait été bien mieux pour rendre justice à sa beauté vampirique. Mais assez parlé de cette robe que je cessais d'observer pour entrer dans la chambre afin que la jeune femme puisse refermer la porte pour plus d'intimité. Nicoleï m'avait ensuite fait remarquer la présence de tableaux qu'elle avait accroché aux murs. J'en reconnu quelqu'un avant d'être attiré par mon propre portrait qu'elle possédait, ce qui m'étonna beaucoup. J'ignorais qu'elle possédait ce tableau. Je me souvenais parfaitement de quand il avait été peint par contre.

C'était mon père qui l'avait exigé de moi, à l'époque où j'avais connu Perséphone. Ce tableau avait cependant été fait avant notre première rencontre. J'étais jeune dessus. J'avais quoi ? Vingt-cinq ans ? Vraiment jeune oui. Je constatais en tout cas que le tableau n'était pas abimé. Sûrement l'avait-elle fait soigneusement restaurer pour qu'il ne perde pas de son éclat...Enfin bref ! Sans un mot, je m'étais donc tourné vers la demoiselle pour lui poser LA question après m'être approcher d'elle et avoir poser mon regard rouge sombre sur elle. Je voulais entendre sa version, voir comment elle allait réagir face à ma colère que je sentais monter et prête à éclater. L'engueuler ? L'envie ne m'en manquait pas mais cela dépendrait beaucoup de comment elle allait réagir et, contenant mon impatience, j'attendis donc qu'elle réagisse. Ça ne tarda pas car elle me répondit peu après que j'ai posé la question. Sans un mot et sans changer d'expression faciale, je l'écoutais parler jusqu'au bout. Si je lui en voulais ? Beaucoup oui. Perséphone n'avait pas idée de ce qu'elle venait de me faire ressentir et combien je n'aimais pas perdre mon sang-froid comme je venais de le faire.

Je lui en voulais également d'avoir réagit de manière aussi extrême même si là, je m'en voulais aussi à moi-même pour ne pas avoir considéré suffisamment la réaction qu'elle pourrait avoir face à la réponse que je lui ai donné. Je savais qu'elle était aussi imprévisible que moi quand elle le voulait pourtant...La situation semblait l'attrister en tout cas puis elle m'avoua être étonnée de me voir. La raison était simple mais la lui expliquer n'était pas dans mes priorités aussi attendis-je qu'elle continue, abordant cette fois mon portrait. Je ne lui avais pas posé la question mais elle avait deviné que je m'étais demandé d'où elle pouvait bien le tenir. Mon géniteur hein ? Ça ne m'étonnait pas. Je comprenais maintenant pourquoi il m'avait demandé de faire ce portrait à l'époque. Il avait prévu de le donner à Perséphone alors même qu'elle ne m'avait encore jamais rencontré et avait dû être ravi de le faire après avoir comprit que je lui plaisais beaucoup. C'était tout lui ça. Fichu comploteur...Sans un mot, je jetais un coup d'œil au tableau avant de regarder de nouveau la jeune femme quand elle me demanda pardon. Une chose que je n'étais pas certain de faire pour l'instant.

Ça bouillonnait trop à l'intérieur pour que je le fasse aujourd'hui. Demain ? Non, fallait pas trop rêver non plus. Fatiguée, Persé s'assit ensuite sur son lit en me faisant signe de m'asseoir aussi, chose que je ne fis pas. Je n'étais pas vraiment d'humeur à ça et mon humeur ne s'améliora pas quand elle se mit à chanter. C'était la première fois que je l'entendais chanter. Comme tout le reste chez elle – et chez n'importe quel vampire, sa voix était magnifique et j'aurai pu en être ravi si sa chanson avait porté sur un autre sujet. Et vu les circonstances, les paroles me déplaisaient même fortement. Je fus cependant un peu étonné de la façon dont elle chanta. Elle était totalement absorbée par sa chanson et sembla sortir d'une transe quand elle cessa avant de bredouiller quelques excuses qui traduisait bien sa gêne. Comprenant que Perséphone ne dirait rien d'autre tant que je n'aurai pas prit la parole, je lâchais un soupir puis vint finalement m'asseoir près d'elle. J'avais l'habitude d'observer le paysage dans ce genre de situation mais vu que le soleil était levé, je ne pouvais le faire aussi m'assis-je à côté d'elle. Et c'est sans la regarder que je pris enfin la parole :


« Tu as raison de dire que je t'en veux. Te pardonner ? Pour l'instant j'en ai pas la moindre envie. Ce que tu as fait est totalement inconsidéré. Tu cherchais quoi ? A me donner une leçon ? A tester si j'aurai de la peine si tu venais à mourir ? Toi qui est si intelligente, je me demande vraiment comment tu as pu faire une bêtise pareille sans même penser aux conséquences de ton geste. » Je marquais une légère pause avant de reprendre, haussant un peu le ton « Tu as eu de la chance que Nicoleï se soit suffisamment inquiété pour toi pour prendre le risque de me mettre en colère en me désobéissant ! Qu'il te ramène à la vie en te donnant notre sang alors qu'il savait que je n'apprécierais pas quand je l'apprendrais ! Et il avait raison, je n'ai pas du tout apprécié ce qu'il m'a montré. Je n'ai pas apprécié l'image de toi inconsciente et aux frontières de la mort, ne demandant qu'à mourir juste parce que je n'ai pas répondu à tes sentiments. Mais tu vois, tu as oublié de prendre en considération une chose. Car certes, je suis en colère après toi, mais sais-tu seulement pourquoi ? Si ton existence m'indifférait tellement, crois-tu vraiment que je serais là à te sermonner ? Car tu me connais encore plus mal que je ne le pensais dans ce cas. »

Elle qui était si perspicace, comment avait-elle pu croire que j'accepterai sa mort ? Que cela ne me ferait ni chaud ni froid ? J'étais en colère, oui, mais j'étais aussi saisit d'un tout autre sentiment, bien différent celui-ci...
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Perséphone Wittelsbach
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MessageSujet: Re: Why? {Privé Nicolaï} TERMINE   Sam 3 Juil - 1:33

Perséphone se recroquevilla sur son lit, dos au mur, comme le ferait une enfant apeurée devant la colère de son père ou une dispute entre ses parents. Ce qui l'effrayait là était l'homme qu'elle aimait et qui parlais sans se soucier du pieu qu'il enfonçait peu à peu dans le cœur de la demoiselle. Les larmes ne tardèrent pas à couler alors que l'homme commençait son flot de reproches oh combien cruelles pour la jeune femme.

Il ne voulait pas lui pardonner et c'est peut être ce qui faisait le plus de mal à la jeune vampire dans les propos de ce Caïnite qui, inconsciemment, la détruisais un peu plus à chaque nouveau jour qui s'écoulaient. Savait il seulement la profondeur du mal qui, chaque jours, ne faisait qu'un avec la jolie Nosferatus. Avait il simplement une infime idée de la souffrance que son amour lui infligeait ? Et pire encore, savait il qu'elle torture était ce pour la demoiselle d'apprendre qu'elle devrait vivre l'éternité seule avec ses sentiments auxquels, elle le croyait en faisant son geste en tout cas, le jeune homme ne répondrait jamais ?

"- Je... Je ne voulais pas te donner de leçon ni te tester puisque... puisque le but n'était pas dans réchapper. Je voulais rejoindre le royaume d'Hadès et de son épouse je... Nous autres vampires sommes immortels et... Pour moi cella implique de vivre jusqu'à la fin des temps seule avec des sentiments auxquels tu ne réponds pas et... Et je ne peux tout simplement pas... Vivre sans toi, Nicolaï. Je ne peux pas... J'ai besoin de toi... Et j'ai besoin de ton pardon."
sanglota la jeune femme avant de se jeter à son cou, pleurant sur son épaule, sans vraiment lui laisser le temps de choisir de la prendre dans ses bras ou d'éviter et de la laisser tomber sur le matelas. "J'ai... J'ai pensé aux conséquences Nicolaï. J'ai réfléchis. Enfin, en ce qui me concernerait et... 'ai vu la libération car... Morte, je n'aurais plus à souffrir de ne pouvoir être aimé de toi comme je le voudrais. J'ai vu pour moi la fin d'une longue suite d'années de douleur. Tu... Tu ignore totalement combien j'ai pu souffrir et... Et combien je vais souffrir encore..."

La demoiselle pleurait encore sur l'épaule du Caïnites. Ne voyait il pas combien elle l'aimait ? Comme elle serait prête aux pires folies pour lui. Comme elle prendrait comme un honneur le fait de se sacrifier, d'offrir sa vie, afin de sauver la sienne s'il le fallait un jour ?

"- Je sais bien que tu tiens à moi un minimum, sinon tu ne serais pas ici à m'enfoncer un pieu dans le cœur avec toute tes reproches. Je sais que je ne t'indiffère pas et je n'ai jamais prétendue le contraire. Je n'ai jamais dit ou pensé que tu te fichais royalement de moi. Mais je ne pensais qu'à me soulager. J'ai été humaine. Contrairement à toi, leurs sentiments me sont mieux connu, je ressens les choses tout aussi fort qu'eux... Mais eux, ils vivent soixante, quatre vingt, peut être cents ans et ensuite... Ensuite ils dame mort arrive pour les libérer. Moi, j'éprouve exactement les même sentiments qu'eux avec autant de puissance et la mort ne m'attends pas au bout du chemin pour m'apporter la libération qu'ils connaissent... Dans mon esprit, il me fallait provoquer ma mort. C'est comme si je ne me sentais plus chez moi l'espace de quelques temps... Ma famille est entièrement décédé et sur terre... Il ne me reste que toi... Toi pour qui je souffre chaque jours un peu plus. Toi pour qui j'ai si mal... Toi sur qui, de la haut, j'aurais pu veiller, comme une bonne étoile... Alors oui, j'ai voulu les rejoindre... Mais ne juge pas mes actes quand tu ne peux pas savoir à quels points la souffrance me frappait je t'en pris. Ne juge pas mon ressentis. Il est toujours humain, au fond... J'ai une part d'humanité qui restera en moi pour toujours... Quelque chose de fort que tu ne peux pas totalement comprendre parce que tu ne l'a jamais ressentis... Mais s'il te plait... J'ai besoin de ton pardon... Ne m'en prive pas, je t'en supplie..."

La jeune femme avait... énormément parler. Mais au moins, il savait tout. Il faudrait qu'il se fasse à l'idée que pour toujours, la demoiselle serait un peu humaine et que ses sentiments et ressentis n'en auraient toujours que plus d'ampleur... Ce qui donnait tellement plus de puissance au mal.

"- Je... Le... Le plus important n'était il pas que maintenant je veux... rester sur terre, avec toi ?"
murmura t elle en pleurant encore, toujours sur l'épaule du jeune homme, ses bras passé dans le cou de celui ci.
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Nicolaï Van Eski
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MessageSujet: Re: Why? {Privé Nicolaï} TERMINE   Jeu 29 Juil - 0:24

HJ : désolée pour l'attente Embarassed


Étais-je cruel ? Certes, oui. Quiconque aurait assisté à la scène m'aurait sûrement trouvé cruel de parler de façon aussi dure à Perséphone. Du moins Nicoleï me trouvait un peu cruel de remuer le couteau dans la plaie de la jeune femme. Elle souffrait déjà beaucoup à cause de moi qui ne voulait pas répondre à ses sentiments et voilà que j'enfonçais un peu plus le poignard qu'elle avait de planté dans le cœur. Je ne voulais pas lui pardonner. Pas maintenant. Elle m'avait fait ressentir un sentiment que je détestais ressentir et je n'avais pas envie de lui pardonner pour cela. Je n'étais pas en état de le faire pour l'instant en tout cas. Pourtant, de l'autre côté, je n'étais pas très fier de l'agresser ainsi. Et je le fus encore moins quand elle recula et se recroquevilla sur elle face à ma colère vibrante. Je l'effrayais et elle me fuyait. Malgré ma colère, je ne pu m'empêcher de le noter. C'était la première fois.

Les larmes ne tardèrent pas à couler sur la peau de perle de son visage et je sentis ma colère fondre comme neige au soleil peu après avoir terminé mon monologue. Je détournais aussitôt mon regard d'elle. Blessé. Je me sentais blessé que Perséphone m'ait fuit et ressentir ce sentiment me déboussolait quelque peu. La culpabilité vint se joindre à la partie et je me sentis vraiment pathétique pour le coup. Je l'engueulais et je m'en sentais coupable. A croire que j'aurai mieux fait de me taire. La jeune femme profita de mon silence pour répondre aux diverses accusations que j'avais porté à son égard. Accusations que je devinais fausses pour la plupart mais la colère m'avait fait sortir quelques phrases incohérentes avec la réalité, ce qui n'était pas pour améliorer mon moral d'après coup.


"- J'ai besoin de toi... Et j'ai besoin de ton pardon."

Une masse de cheveux blonds vint chatouiller mon visage quand Perséphone enserra mon cou de ses bras. Son geste fut si vif que je ne pu la repousser mais je n'en avais pas envie de toute façon. Ça la blesserait que je la repousse et, honnêtement, j'étais soulagé qu'elle vienne chercher mon réconfort juste après m'avoir fuit. Je ne l'enlaçais pas pour autant cependant. Lui pardonner ? J'étais tenté de lui céder mais je tins ma langue en percevant qu'elle était loin d'avoir fini de parler. Et, en effet, elle était très loin d'avoir terminé. Je sentis ses larmes couler dans mon cou et sur le haut de ma chemise mais je ne dis rien et la laissais sangloter tout en l'écoutant. Libération...Ce mot était très parlant pour moi. A partir d'un certain âge, un vampire commençait à envisager comment il finirait sa vie. Le temps n'ayant aucune prise sur nous, seul un suicide nous permettait de mettre fin à notre existence. Ça ou aller trouver un hunter qui aura grand plaisir à nous rendre ce 'service'.

Perséphone n'était guère plus âgée que moi pourtant. Sauf qu'elle avait été humaine. Une chose que, comme elle le pensait, j'oubliais bien trop souvent de prendre en compte. Je me sentis sot sur l'instant. Alors c'était pour ça...Je m'étais demandé pourquoi elle réagissait de manière aussi extrême et j'en avais la réponse maintenant. On m'avait dit une fois que les vampires autrefois humains avaient des réactions différentes du fait de leur ancienne humanité et j'en avais la preuve avec Perséphone. Oui je me sentis vraiment idiot sur le moment. Petit à petit, je sentis la vampiresse faiblir dans son monologue qui se termina sur une nouvelle demande de pardon, ce qui me fit fermer les yeux et pencher la tête en arrière. Enfin presque termina car une question, posée timidement, suivit peu après. Une question qui m'étonna un peu. Nicoleï avait dû être convainquant pour qu'elle me demande à sa façon de rester auprès de moi.


*Ça te surprends ?*
*Pas vraiment. Je dirais plutôt que je suis embêté.*
*C'est sûr que la situation doit t'être inconfortable.*

C'est moi ou je sentais une grande satisfaction émanant de Nicoleï ? Au léger rire que j'eus en réponse à ma question silencieuse, j'en déduisis qu'il s'amusait clairement de me voir aussi embêté, ce qui m'exaspéra légèrement. Une grande lassitude me saisit également. Maintenant que ma colère s'était évanouie, je ressentais durement la fatigue de la journée. Nicoleï lui avait donné de mon sang en plus, ce qui était un épuisement non négligeable. D'autant que je n'avais pas bu de sang pour compenser la perte. Je n'avais pas spécialement soif néanmoins. Perséphone m'avait prit trop peu de sang pour que j'éprouve une grande soif. Juste une désagréable sensation de gorge sèche...Lâchant un soupir las, je baissais la tête pour observer la jeune femme qui était toujours à pleurer dans mon cou.

Doucement, je la repoussais et la forçais à s'allonger sur le lit où je la maintins sans lui faire mal pour autant. J'étais presque tendre dans mon geste. Elle pouvait se dégager si elle le souhaitait mais il valait quand même mieux pour elle qu'elle se montre docile, surtout si elle voulait obtenir mon pardon. Mes mains sur ses poignets, je la fixais pendant de longues secondes qui parurent durer bien plus longtemps. Parler ? Pour dire quoi ? J'avais débité mon venin et Perséphone avait fini de m'expliquer la raison de son geste. Sans compter que j'étais...Fermant les yeux, je lâchais les poignets de la jeune femme mais elle ne pu se relever car je m'allongeais près d'elle en posant ma tête entre sa poitrine et son ventre. Un parfait oreiller. Très confortable. Sa robe de velours avait au moins cet avantage.


« Je serais bien tenté de te pardonner mais...une part de moi s'y refuse. Ne m'en veux pas mais j'ai besoin d'un peu de temps pour y réfléchir calmement, sans être affecté par la colère ou tout autre sentiment... »

*Tu sais pourtant que cela va la faire souffrir encore...*

Oui, je savais qu'elle risquait de mal le prendre. Pourtant, malgré mes paroles, on pourrait croire que je lui avais pardonné. Du moins, quelqu'un qui me connaissait pourrait le croire vu comment je me comportais en cet instant avec Perséphone, vu la position dans laquelle je me trouvais. Je baissais ma garde avec elle. J'en avais parfaitement conscience et ça ne me dérangeait pas. Le fait qu'elle soit autant amoureuse de moi avait l'avantage que je pouvais lui faire confiance sans crainte, ce qui était loin d'être négligeable pour moi...


Topic terminé.
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