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 Quand la malchance vous frappe...[terminé]

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Arya Asakura
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MessageSujet: Quand la malchance vous frappe...[terminé]   Dim 28 Mar - 0:30

C’était par une journée comme les autres qui s’écoulait tranquillement sur l’Académie que Arya prit la décision de se rendre en ville pour aller récupérer le ‘colis’ que son frère lu avait envoyé. Il l’avait appelé, la veille au soir, pour l’informer que le paquet arriverait dans la journée mais elle était contrainte d’aller le chercher elle-même à la poste, ne voulant pas que Kurosu ou Kuran soit au courant. Déjà qu’elle s’était faite sévèrement sermonnée il y a deux jours pour être sortit sans autorisation de l’Académie…Arya eu un frisson rien qu’en y repensant surtout que, à nouveau, elle sortait sans autorisation. Elle devrait faire vite. Si ça se savait, elle serait mise sous surveillance par ce maudit directeur qu’elle prenait bien en grippe ces derniers jours. Mais elle n’avait pas le temps de ruminer, elle devait se dépêcher. Heureusement, aujourd’hui le temps était couvert comme c’était le cas depuis quelques jours. Jetant un regard au ciel gris, Arya esquissa un léger sourire. Le soleil n’était pas près de se montrer vu la masse de nuages qu’il y avait. On était en début d’après-midi mais il faisait tellement sombre qu’on se croirait en fin de journée.

Silencieuse, la vampiresse filait entre les arbres, évitant les chemins à découverts pour ne pas se faire remarquer, puis fini par arriver en ville. Il n’y avait pas beaucoup de monde, le temps retenant les gens chez eux ou au travail, et cela l’arrangeait grandement. Elle arriva à la poste après quelques minutes de marche et en ressortit, son paquet en main, une dizaine de minutes plus tard. Arya reprit aussitôt le chemin de retour, espérant que sa courte absence n’aurait pas été remarquée. Voulant gagner du temps, elle s’enfonça dans une ruelle sombre qui devait, théoriquement, être un raccourcit. Mais, hélas, la théorie ne rejoignait pas toujours la pratique. Ou plutôt, les imprévus avaient l’art de surgir à tout moment. Un grognement. Drôle d’imprévu non ? En tout cas, ce grognement réveilla aussitôt les sens de la vampiresse et elle sentit soudainement le danger, une présence hostile qui la surveillait. Elle s’arrêta aussitôt et ferma les yeux, à l’écoute des sons alentours. Oui…Une respiration. Légèrement sifflante. Profonde. Un homme ? Elle chercha alors à le localiser. Trop tard. L’homme surgit soudainement de l’ombre devant elle sur sa droite.

Arya eut juste le temps de l’esquiver quand elle les vit : des yeux rouges vifs et exorbités, des crocs saillants…Un Level E…L’homme fit alors brusquement demi-tour et se jeta à nouveau sur elle mais elle l’esquiva à nouveau, faisant un bond en arrière. Deuxième mauvaise idée. La ruelle était étroite et la jeune femme se retrouva contre le mur et le vampire fou ne perdit pas de temps pour profiter de son erreur. Il jeta sur elle et la plaqua avec force contre le mur avant de planquer ses crocs dans sa gorge, lui arrachant un cri de douleur. La réaction d’Arya fut immédiate. Se servant de son pouvoir et de sa force physique, elle le projeta violemment en arrière avant de porter une main à son cou blessé. L’homme se redressa peu après et se jeta à nouveau sur elle. Un coup de feu retentit alors et le Level E ne fut plus qu’un tas de cendres qui s’envola dans le vent qui soufflait dans la ruelle. La jeune femme se tourna vers l’auteur du coup de feu : un hunter. Celui-ci s’approcha d’elle, inquiet, et lui demanda si ça allait. Un sourire ironique se montra sur les lèvres de la vampire, découvrant ses crocs. La réaction du hunter fut immédiate.

Le chasseur recula et l’observa d’un œil mauvais avant de pointer son arme sur elle. Allait-il tirer ? En tout cas, elle ne prit pas ce risque et, usant à nouveau de son pouvoir, le projeta en arrière avant de se sauver par la ruelle. Filant à toute vitesse, Arya se dépêcha d’emprunter le chemin de l’Académie, malgré sa blessure qui la lançait et saignait toujours. Une fois arrivée à l’Académie, elle fut contrainte de s’arrêter, prise d’un soudain malaise mais se servit de son pouvoir pour s’oxygéner et éviter de s’évanouir. Reprenant sa route, elle ne rentra cependant pas à son Pavillon. A la place, elle se dirigea vers le bâtiment B, espérant pouvoir profiter de l’infirmerie. Seulement… Il lui fallait éviter les élèves de la Day Class. Elle eut cependant de la chance dans son malheur car tous étaient encore en cours et elle ne croisa donc personne, arrivant à l’infirmerie sans encombre. La porte était verrouillée mais elle l’ouvrit en usant à nouveau de son pouvoir. Refermant derrière elle, Arya ôta ensuite sa veste ainsi que son chemisier, se retrouvant en soutien gorge, posa son colis et attrapa une compresse avant de commencer à nettoyer sa plaie, ne pensant même pas que quelqu’un pouvait arriver…

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Dernière édition par Arya Asakura le Mar 30 Mar - 18:23, édité 1 fois
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Aradon De Greil
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MessageSujet: Re: Quand la malchance vous frappe...[terminé]   Dim 28 Mar - 0:32

Ce matin-là, Aradon s'était réveillé en sueur, particulièrement surpris par son rêve, ou plutôt son cauchemar : cela faisait des jours qu'un de ses mauvais rêves le hantait par intermittence, pas tous les soirs heureusement. Il rêvait de Leon, son ancien ami vampire, il le revoyait comme il l'avait toujours connu, trop humain pour être véritablement vampire. Et puis, surgissant de nulle part, comme ce fut le cas dans la réalité, un hunter pointant sur la tempe de Leon une arme anti-vampire, un Bloody Rose. Puis le bruit du coup de feu le réveillait alors. Pour une raison qui lui échappait, le rêve qu'il venait de faire ne concerner plus Leon, mais Arya, une élève vampire dont il avait fait la connaissance quelques semaines plus tôt. Debout dans sa salle de bain, Aradon passait sa tête sous l'eau fraîche : le visage d'Arya restait imprimé dans son esprit, avec la même expression que le soir de leur première rencontre, lorsqu'elle lui disait être un monstre...

Assis sur son lit, le jeune homme prit une profonde inspiration. Il repensait à leur rencontre : avant de se quitter, Arya avait proposé à Aradon de réfléchir sur ce qu'il comptait faire, à savoir s'il allait ou non lui dévoiler son passé, la raison de sa tristesse. L'homme de ménage y avait réfléchi pendant des jours. Mais, il n'hésitait pas : si jamais un jour ils se retrouvaient, il le lui dirait, cela il l'avait pratiquement déjà décidé avant même qu'ils se soient séparés. Ce dont il avait réfléchi pendant plusieurs jours, c'était ce qu'il comptait lui dire : la tristesse, ce n'était pas ce sentiment qu'il éprouvait, il en était certain... Son réveil sonna tout à coup, réveillant son attention. Il était bientôt l'heure d'aller travailler, et il n'était même pas prêt, encore torse nu, avec pour bas un vieux pantalon en guise de pyjama. Il soupira cependant, las. Une bonne minute s'écoula pendant laquelle il essayait de faire le vide dans son esprit. Enfin, il se leva et se prépara, avant de se diriger vers son lieu de travail de la matinée, à savoir l'infirmerie.



Lorsqu'enfin midi sonna, Aradon venait de terminer de nettoyer l'infirmerie de fond en comble. Il s'étira un instant, verrouilla la porte derrière lui avant de se diriger vers le réfectoire. Il y rencontra d'ailleurs l'infirmière qui s'enquit du travail qu'il avait fait ce matin-là, et elle fut soulagée d'apprendre qu'il avait fini. Heureusement, personne n'avait eu besoin d'elle pendant ce laps de temps. Les cours avait déjà repris depuis un moment lorsqu'ils sortirent ensemble du réfectoire. Alors qu'ils s'apprêtaient à se séparer, ils aperçurent un élève de la Day Class courir dans leur direction : une élève de sa classe avait eu un malaise. Ils se pressèrent tous les trois vers la salle de classe en question, et découvrirent la jeune fille devant celle-ci, soutenue par plusieurs élèves qui souhaitent la conduire à l'infirmerie. Sur ordre de l'infirmière, on allongea la jeune élève blessée sur le sol. Celle-ci l'ausculta : elle avait perdu pas mal de sang qui coulait d'ailleurs toujours par deux orifices à peine visibles au niveau de son cou, et elle semblait perdre connaissance. L'infirmière demanda alors à Aradon de bien vouloir l'emmener jusqu'à l'infirmerie, ce qu'il fit sans attendre. Elle par contre, resta sur place : elle demanda si d'autres élèves se sentaient mal, et les circonstances du malaise de la jeune fille, mais Aradon n'entendit rien de plus, il était déjà trop loin d'eux, la fille blessée dans ses bras. Il ne mit pas beaucoup de temps pour arriver jusqu'à l'infirmerie, traversant à grandes enjambées les couloirs de l'académie. Ce n'était pas la première fois que cela arrivait, des élèves qui avaient des malaises en plein cours devenait presque une habitude. Aradon savait ce qu'il aurait à faire une fois qu'ils seraient dans l'infirmerie. Il savait aussi que c'était sans nul doute l'oeuvre d'un vampire, d'un ou plusieurs élèves de la Night Class. Il faisait sombre ce jour-là, d'épais nuages gris empêchaient les rayons du soleil de passer : c'était un temps idéal pour les vampires assoiffés de sang.

Enfin, il arriva devant la porte de l'infirmerie et essaya de l'ouvrir avant de se souvenir qu'il l'avait verrouillée, il y a quelques heures maintenant. Cependant, à son plus grand étonnement, elle ne l'était plus. La porte s'ouvrit donc, et il découvrit avec stupéfaction une élève à moitié nue, blessée au cou elle aussi. Elle avait de longs cheveux roses qui cachaient le haut de son dos, et des yeux verts bouteille si familiers à l'esprit d'Aradon. C'était Arya, la jeune fille dont il avait rêvé le matin même, et qui n'avait plus quittée ses pensées depuis. Trop étonné pour être gêné à la vue d'une fille en soutien-gorge, il déposa doucement le jeune fille blessée qu'il tenait toujours dans les bras, et qui était maintenant inconsciente. Tout en nettoyant sa blessure qui heureusement ne saignait plus, il rompit le silence pour entamer la discussion avec la jeune élève de la Night Class. Il aurait dû commencer par la saluer, ou lui demandait tout simplement si elle allait bien, les formalités en somme, mais une autre question lui brûlait les lèvres.


"Qu'est-ce qu'il t'est arrivée ?", lui demanda-t-il, le regard plein d'inquiétude, celui-ci étant cependant tourné vers la blessure qu'il essayait de soigner.

Mais il sentait que la réponse était évidente : elle avait elle aussi était mordue par un vampire. Pourtant, l'idée qu'un vampire ait pu mordre un autre vampire lui paraissait bien étrange. Lui qui connaissait les vampires depuis un moment maintenant, c'était la première fois qu'il voyait ça...
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Arya Asakura
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MessageSujet: Re: Quand la malchance vous frappe...[terminé]   Dim 28 Mar - 0:34

C’est tant bien que mal que Arya s’efforçait de se calmer un peu. Agitée, nerveuse, furieuse contre elle-même, elle s’efforçait de se soigner tandis qu’elle se traitait de tous les noms dans son esprit. Idiote était le mot qui revenait le plus souvent car il était plus que clair qu’elle avait agit comme une parfaite imbécile aujourd’hui. Premièrement, elle sortait en plein jour et sans autorisation de son dortoir. Deuxièmement, elle trouvait le moyen de se faire avoir stupidement par un Level E. Troisièmement, elle agressait un hunter qui ne manquerait pas de la rechercher. Et, quatrièmement, elle se trouvait au beau milieu de l’après-midi en train de tenter de se soigner toute seule dans l’infirmerie alors qu’elle aurait grandement besoin d’aide. Autrement dit, c’était vraiment pas sa journée. Et le pire était que les ennuis étaient loin d’être terminés ! Sa blessure était trop importante pour passer inaperçue et elle savait que le chef de classe et le directeur ne manqueraient pas de la questionner. Et, quand ils sauront ce qu’il s’est passé, la jeune femme n’aura plus le droit de sortir de l’Académie. Du coup, son humeur n’était pas des plus joyeuse en ce moment et ne risquait pas de s’améliorer.

Fermant les yeux, Arya s’efforça à faire le vide dans sa tête et soupira un grand coup. Ses bras tremblaient légèrement et il lui fallait beaucoup de volonté pour rester consciente. Elle avait perdu beaucoup de sang à courir aussi vite pour rentrer et s’était sans compter sur le sang que le Level E lui avait volé. Heureusement que l’odeur de son propre sang n’avait aucun effet sur elle parce qu’il ne manquerait plus que ses instincts et sa soif prennent le dessus sur elle. Seulement cela risquait de ne pas tarder si elle continuait à perdre son sang aussi s’efforça-t-elle avant tout de faire cesser l’hémorragie. Son pouvoir de guérison avait déjà fait que son sang ne coulait plus à flot mais elle en perdait toujours. La plaie était importante aussi. A la place de deux petits trous, elle avait deux énormes traces droites dues au fait qu’elle avait violemment repoussé son agresseur qui avait emporté une partie de sa peau avec lui. Ouvrant une armoire, Arya sortit de nouvelles compresses qu’elle appliqua contre sa plaie afin de faire stopper l’hémorragie et attendit donc, la main appuyée contre son cou, que son pouvoir de guérison arrête le saignement incessant qui l’affaiblissait de plus en plus.

Soudain, la porte de l’infirmerie s’ouvrit et elle fit aussitôt volte-face pour voir qui s’était. Quelle ne fut pas sa surprise de voir Aradon. Le jeune homme tenait une élève dans ses bras et semblait tout aussi étonné qu’elle de la voir en ces lieux. Se remettant de son étonnement, Aradon entra alors dans la pièce pour déposer l’élève qu’il tenait sur un lit. Un courant d’air amené par lui rappela alors subitement à Arya qu’elle n’était plus qu’en soutien-gorge. Son teint vira aussitôt au rouge vif et elle se retourna, terriblement gênée par sa tenue. Mais, plus que cela, c’était surtout le fait que le jeune homme pouvait voir la blancheur mortelle de sa peau qu’il la dérangeait. La vampiresse attrapa alors son chemisier noir de sa main libre et essaya tant bien que mal de se couvrir un peu. Elle réussit à le poser sur ses épaules mais ne le ferma pas et son soutien-gorge noir, qui était toujours visible, contrastait terriblement avec sa peau blanche. La voix d’Aradon retentit alors et elle se tourna vers lui. Ses joues étaient toujours un peu rosées de part sa tenue mais son visage était plutôt dur de part la question posée. Un sourire amer prit alors place sur ses lèvres et elle répondit, sur un ton ironique et glacial.


« C’est plutôt évident non ? »

Arya était un peu froide avec Aradon mais elle n’osait cependant pas le regarder, étant troublée de le retrouver en de telles circonstances. Cela faisait environ trois semaines la première et dernière fois qu’elle l’avait vue et la discussion qu’elle avait eu avec lui l’avait hantée pendant plusieurs jours. Elle n’y avait plus trop pensé ces derniers jours, ayant l’esprit occupé par autre chose, mais elle n’aurait jamais pensé le revoir aujourd’hui. Elle ne savait même pas si elle contente de le voir. Quand ils s’étaient quittés il y a trois semaines, elle avait eu envie de le revoir mais vu le contexte dans lequel ils se trouvaient maintenant, elle ne savait si elle était ravie de le voir. Une odeur de sang vint alors lui titiller les narines et la vampiresse tourna la tête vers Aradon. Il était en train de panser la plaie qu’avait l’élève qu’il avait porté. Une plaie au cou qui saignait. Arya vit alors les deux petits trous d’où s’écoulaient le sang : des marques de crocs. L’élève avait été mordu par un vampire. Un Night Class ? La jeune femme n’eut pas le temps d’y réfléchir car elle porta soudainement sa main à sa gorge et se laissa glisser le long d’un meuble. Non…Il ne fallait pas. Elle devait résister à l’odeur. Cette odeur de sang si alléchante, si tentante…Elle ne devait pas…Elle devait se contrôler, contrôler sa soif soudaine de sang. Mais c’était dur. Très dur. Elle était blessée, affaiblie, elle avait besoin de sang…

*Non, je ne dois pas !*

Cette pensée hurlée par sa conscience lui fit ouvrir ses yeux d’émeraude qu’elle avait fermé. Une forte lueur rouge y brillaient et elle déglutit difficilement. Arya n’osait pas regarder Aradon. Elle aurait voulut se cacher, se cacher de son regard. Elle ne voulait pas qu’il la voit ainsi mais elle était incapable de bouger. Et cette envie de sang qui la brûlait de l’intérieur…Soudain, elle ôta sa main gauche de sa gorge et, fermant les yeux, planta ses crocs dans son propre poignet, buvant son propre sang, un filet rouge se mettant à couler lentement le long de son menton…

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MessageSujet: Re: Quand la malchance vous frappe...[terminé]   Dim 28 Mar - 0:37

L'odeur de sang commençait à s'insinuer dans ses narines ; heureusement qu'il avait déjà vécu des situations plus terribles par le passé, sinon il n'aurait pu s'empêcher de vomir. La jeune élève de la Day Class était toujours inconsciente et Aradon se demandait si elle allait un jour reprendre connaissance : elle avait dû perdre trop de sang, mais il lui était impossible de faire de transfusion sanguine dans une infirmerie. Mais où était donc l'infirmière ? Il espérait que la jeune fille tienne le coup jusqu'à son arrivée. Inquiet à la fois pour la jeune fille derrière lui et celle qui gisait juste devant lui : c'était la première fois depuis un long moment qu'il n'avait pas vu de victime de vampires anémiée. Si cela continuait comme ça, il devrait lui-même emmenait la jeune fille à l'hôpital...

Pour éviter de se morfondre plus longtemps, il demanda à Arya ce qui avait bien pu lui arrivée, au moins, l'élève de la Night Class était consciente. Il se doutait bien que que c'était un vampire qui l'avait mordue, mais il ne s'attendait pas à une réponse si rude. Elle fut si froide à son égard qu'il eut même l'impression d'avoir à faire à une autre fille, pas à Arya. On ne la voit pas quelques semaines, et elle vous revient complètement changée... Cette pensée le fit sourire, mais celui-ci s'effaça aussitôt, remplacé par un long soupir :


"Ah, les femmes..."

Il leva les yeux vers ceux d'Arya, la dévisageant un instant : elle fuyait son regard.

"Je m'inquiète pour toi et c'est tout ce que tu trouves à me dire ?", lui répondit-il, les sourcils froncés, sans l'ombre d'un sourire.

Il soupira à nouveau, en se disant cependant que son ton glacial était peut-être dû à sa blessure. De toute façon, il s'occuperait d'elle quand il en aurait fini avec l'élève de la Day Class, qui était en plus mauvais état qu'elle, et qui de surcroît, n'avait pas un pouvoir de guérison aussi puissant et rapide que celui des vampires. Il avait fini de nettoyer sa plaie, et lui appliqua une compresse qui se trouvait sur une table, à portée de main. La jeune fille ne s'était toujours pas réveillée, et n'avait même pas manifesté aucun signe de conscience. L'infirmière n'était toujours pas là, et Arya, qui était bien silencieuse, était de mauvaise humeur. Bientôt, Aradon sentait qu'il s'enfuirait, incapable de supporter plus longtemps la compagnie des femmes, trop étranges pour être comprises. C'est à peine s'il n'en était pas venu à la conclusion qu'elles faisaient parties d'une autre espèce que de celle des êtres humains...

Un bruit étrange lui parvint alors, et l'odeur de sang se fut plus forte : il n'avait pas besoin de l'odorat des vampires pour le sentir. Peut-être parce qu'il avait déjà vécu trop longtemps avec un vampire... En tout cas, cette surabondance attira son attention : il se tourna vers Arya, intrigué. Les yeux fermés, elle était prostrée sur le sol de l'infirmerie, et ses lèvres recouvraient une partie de son poignet. Du sang y coulait tout le long, ainsi qu'au niveau de son menton. Ses yeux brillaient d'un éclat rouge vif, ce qui contrastait avec la pâleur de sa peau. Aradon ne mit qu'un instant pour comprendre la situation. Comment avait-il pu oublier l'odeur du sang de la jeune fille allongée sur le lit ? Peut-être parce que pour lui, quelque soit sa provenance, le sang avait pour lui toujours la même odeur de rouille, ou peut-être parce que le seul vampire avec qui il avait toujours vécu parvenait à supporter à la fois l'odeur et la vue du sang ? Arya, elle, n'en était cependant pas capable, et cela était sans doute dû à sa jeunesse. Mais il n'eut pas le loisir de se poser davantage de questions sur le problème, ce n'était vraiment pas le moment. Il se rua donc sur elle, se laissant tomber sur les genoux devant elle, et il arracha le poignet de la jeune fille de ses crocs. Il éloigna son poignet blessé le plus loin possible de la bouche d'Arya, et par précaution, il en fit de même pour son autre bras. Il les tenait fermement serrés pour contrer la force du vampire.


"Quitte à boire du sang, bois le mien !", s'exclama-t-il sur un ton de reproche.

C'était une mauvaise idée. L'infirmière allait bientôt arrivée. Si jamais elle voyait Arya lui suçait le sang, elle aurait des problèmes, et pas des moindres, quelles que soient ses excuses. Il valait mieux qu'ils s'éloignent de l'infirmerie. L'odeur de sang devenait pestilentielle, l'infirmerie en était toute imprégnée. Mais si jamais ils essayaient de sortir, et qu'ils tombaient sur l'infirmière ? Elle ne manquerait pas de voir les deux morsures d'Arya, et le sang qui avait coulé sur son menton. Il n'eut cependant pas le temps de réfléchir davantage car la porte s'ouvrit à la volée, laissant apparaître deux hommes costauds, habillés en infirmiers, munis d'un brancard. L'infirmière était juste derrière eux, mais heureusement, les deux hommes étaient assez imposants pour lui bouchés la vue. Eux-même ne les avaient pas vus, et Aradon en profita pour lâcher les bras d'Arya, et cacher le visage de la demoiselle contre son torse ; son bras ensanglanté ne pouvant être vu de la porte d'entrée. Les deux infirmiers soulevèrent l'élève de la Day Class pour la déposer sur le brancard. L'infirmière, quant à elle, aperçut Aradon qui avait l'une de ses mains posée sur la tête de l'élève de la Night Class, la serrant contre lui, et l'autre plaquée son bras blessé par terre pour l'empêcher de boire son propre sang à nouveau. Puis, l'infirmière vit Arya, mais son visage était caché à sa vue. Le jeune homme lui expliqua qu'elle était aussi blessée, mais que cela n'avait rien de grave et qu'il allait s'en occuper. Elle les examina du regard pendant un instant qui lui sembla une éternité, mais heureusement, elle avait mieux à faire avec l'autre élève, et le remercia donc de bien vouloir s'occuper d'elle. Les deux hommes étaient déjà sortis de l'infirmerie avec l'élève de la Day Class et se dirigeaient à grands pas vers leur véhicule. L'infirmière refermant la porte derrière elle tourna les talons, et partit les rejoindre.
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Arya Asakura
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MessageSujet: Re: Quand la malchance vous frappe...[terminé]   Dim 28 Mar - 0:40

Si la jeune femme était froide avec Aradon ? C’était plus qu’évident mais il ne fallait pas croire pour autant que cette froideur dans ses mots était due au jeune homme. Arya aurait parlé ainsi avec n’importe qui d’autre qui l’aurait surprise dans ce grand moment de faiblesse. Elle laissait parler sa colère et sa frustration des derniers jours et la malchance faisait que c’était le jeune humain qui prenait cette colère. Cependant, il ne fallait pas croire qu’elle le faisait sans regret. La preuve en était qu’elle n’osait pas regarder Aradon, comme quoi elle regrettait de lui parler aussi froidement. Celui-ci lâcha un soupir avant de lâcher un ‘ah les femmes’ puis de lui dire qu’il s’inquiétait pour elle, lui faisant comprendre qu’il n’avait pas apprécié le ton glacial qu’elle avait employé. Arya se sentit alors encore plus lamentable. Elle savait bien qu’il s’inquiétait pour elle mais sa question lui avait paru tellement déplacée qu’elle n’avait pu s’empêcher de répliquer froidement. Un air de culpabilité face à ses mots sur le visage, la vampiresse osa jeter un petit coup au jeune humain. Cependant, celui-ci était concentré sur les soins qu’il prodiguait à l’élève blessée qu’il avait amené.

C’est là qu’Arya, suivant ses gestes du regard, vit les deux marques de crocs encore sanguinolentes que la jeune élève humaine avait au cou. Marques qui, combinées à l’odeur du sang, réveillèrent intensément la soif de la vampiresse. La main gauche portée à sa gorge, elle se laissa glisser jusqu’au sol sans rein dire ou émettre le moindre sons, s’efforçant de lutter contre l’odeur alléchante du sang de la jeune humaine blessée. Prise de sueurs froides, Arya luttait contre ses instincts. Elle ne devait pas les laisser gagner, elle risquait de très gros ennuis auquel cas. De plus, si elle s’attaquait à la jeune humaine, elle la tuerait certainement vue qu’elle avait déjà perdue une partie de son sang suite à une attaque d’un autre vampire. Alors il ne fallait pas qu’elle laisse ses instincts la dominer, elle ne se le pardonnerait jamais sinon. Tout comme elle ne se pardonnait pas d’avoir agressé autant d’humains depuis qu’elle était une créature de la nuit. Et Arya ne voulait pas faire une nouvelle victime. Aussi avait-elle portée son poignet à ses lèvres pour le mordre. Elle risquait sa vie à faire cela étant donné qu’elle avait perdu énormément de sang mais elle préférait ça plutôt que de s’en prendre à l’élève allongée près d’elle.

Son propre sang s’écoulait donc dans sa gorge, calmant un peu la soif brûlante qu’elle ressentait. Cependant, son geste ne passa pas inaperçu aux yeux d’Aradon qui, le voyant, se précipita sur elle et lui arracha son poignet de ses lèvres avant de lui attraper son second bras. Arya ferma ses yeux et détourna son regard de son visage mais ne se débattit pas pour autant, le laissant lui maintenir les bras pour éviter qu’elle ne s’en prenne à elle-même à nouveau. Les mots qu’il prononça ensuite la figèrent nette sur place. Quoi ? Qu’est-ce qu’il venait de dire ? La vampiresse posa son regard d’émeraude sur le bas du visage d’Aradon, très stupéfaite. Ses lèvres étaient entrouvertes et laissaient voir ses crocs couverts de sang. Arya n’eu cependant pas le temps de dire ou faire quoique se soit que la porte de l’infirmerie s’ouvrit à nouveau, laissant entrer deux brancardiers et l’infirmière. Le jeune homme la serra alors contre lui afin de la cacher aux yeux des nouveaux venus. Son bras blessé était toujours maintenu au sol mais elle ne chercha nullement à se mordre à nouveau. Fermant les yeux et ne disant rien, elle laissa Aradon parler et dire à l’infirmière qu’il allait s’occuper d’elle.

La femme ressortit donc et accompagna les deux hommes qui emmenaient l’élève blessée et inconsciente à l’hôpital. Le silence s’installa alors dans l’infirmerie et Arya n’osait pas le rompre. Elle se sentait étrangement bien dans les bras du jeune humain, sa chaleur la réchauffant. Cela lui rappela qu’il l’avait également prise dans ses bras la dernière fois. Pas pour la même raison mais le geste était le même et il lui faisait vraiment du bien. Cependant, à être ainsi prêt de lui…à sentir son odeur…cela lui ramena brusquement à l’esprit qu’il venait de lui dire de boire son sang plutôt que se blesser d’avantage. Arya se dégagea alors de ses bras et tenta de se lever mais elle n’en eu pas la force et fut donc contrainte de rester prostrée devant lui. Elle ne s’était jamais sentit aussi faible de sa vie, hormis la nuit où l’enfer avait commencé pour elle. C’était plus qu’une fatigue physique, c’était une fatigue morale. Fermant les yeux, prise d’un léger vertige, elle s’efforça une nouvelle fois de rester consciente. Ôtant la compresse qu’elle maintenait contre sa blessure, elle vit que celle-ci était pleine de sang et elle laissa son bras retomber, sa blessure à l’air vif saignant toujours un peu.


« Je suis vraiment la dernière des idiotes pour m’être fait avoir aussi facilement… »

Sa voix était basse, faible mais elle ne tremblait pas. Arya se sentait étrangement lasse. La frustration et la colère avaient disparu pour laisser place à la lassitude et la fatigue. Lâchant la compresse pleine de sang, elle porta sa main à sa blessure. Un mince filet de sang s’en écoulait encore avec lenteur et la blessure mettrait un certain temps avant de se refermer totalement. Ses doigts effleurèrent doucement la chair à vif et cela eut pour effet de la faire grimacer de douleur. Car la douleur était encore vive et la faisait souffrir énormément. Seulement Arya avait apprit à ne pas montrer quand elle avait mal aussi ne l’exprimait-elle pas clairement. D’ailleurs, si ça n’avait pas été Aradon qui était là, elle n’aurait pas laissé cette grimace de douleur apparaître sur son visage. Visage qu’elle tourna vers le jeune homme, le regardant enfin dans les yeux. Cependant, cela ne dura qu’un court instant car elle referma les yeux, dans lesquels des reflets rouges se voyaient encore sur le vert, et appuya sa tête contre le meuble sur lequel elle était adossée. Elle prit ensuite la parole.

« Pardon de vous avoir parlé aussi durement… »

Non, il ne rêvait pas, elle était belle et bien en train de s’excuser. Elle lui avait parlé bien plus froidement qu’elle ne l’aurait souhaité tout à l’heure alors que lui s’inquiétait pour elle plus qu’autre chose. Rouvrant les yeux, Arya usa ensuite de son pouvoir pour amener à elle les compresses propres qu’elle avait sortit de l’armoire, s’efforçant ensuite de nettoyer sa blessure et d’arrêter complètement son sang de couler…

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MessageSujet: Re: Quand la malchance vous frappe...[terminé]   Dim 28 Mar - 0:42

Aradon fixa pendant un moment la porte qui venait de se refermer derrière l'infirmière, laissant Arya et lui seuls dans l'infirmerie. Le courant d'air qui s'était faufilé dans la pièce quelques instants plus tôt avait rafraîchi l'atmosphère, et l'odeur de sang se faisait moins présente. Aradon avait cessé d'appuyer la tête d'Arya contre son torse. Sa main ne tenait plus fermement serré le bras de la jeune fille. Celle-ci se dégagea de son étreinte ce qui lui fit tourner la tête vers elle. Elle sembla essayer de se lever, mais n'y parvint pas. Aradon, lui, essayait de ne pas être submergé par toutes les pensées qui l'assaillaient. Il aurait voulu s'enfuir, mais Arya avait peut-être besoin de lui. Résolu à ne rien faire, et à ne rien dire, il attendit que celle-ci brise le silence qui s'était installé entre eux. Le silence ne le gênait pas, il le trouvait même apaisant. Il regardait sans la voir l'armoire sur laquelle Arya était appuyée, et écoutait au loin la sirène de l'ambulance qui s'éloignait, pour finalement laisser place au calme. Enfin, Arya se mit à parler, se traitant d'idiote pour s'être faite avoir aussi facilement.

Aradon se tourna vers elle, légèrement surpris, et à la fois perplexe. C'était comme si elle avait effacé de sa mémoire ce qu'elle lui avait répondu et tout ce qu'il s'était passé depuis qu'il lui avait demandé ce qu'il lui était arrivée, continuant le conversation comme si de rien n'était. Aradon ne réagit pas, et regarda avec attention la blessure au cou d'Arya, celle-ci ayant ôté le pansement qui la recouvrait. Il contempla un moment le filet de sang qui coulait le long du cou de la jeune fille. Aussi surprenante soit elle, il éprouvait l'étrange envie de boire ce sang encore chaud qui se déversait à petites gouttes hors du corps d'Arya.


*Mais qu'est-ce qu'il me prend ?*, songea-t-il, interloqué.

Il n'avait jamais été mordu par un vampire au sang pur, pas à sa connaissance en tout cas, alors il était tout à fait impossible qu'il soit en train de développer des instincts vampiriques. Il avait vécu pas mal de temps avec un vampire, s'adaptant à son mode de vie, mais de là à avoir envie de boire du sang, et celui d'un vampire de surcroît, il y avait vraiment de quoi le prendre pour un fou. Si cela continuait comme ça, il allait véritablement devoir prendre ses jambes à son cou s'il ne voulait pas perdre complètement la tête. Pour réprimer son étrange désir, il focalisa son attention sur les yeux de la jeune fille. Ceux-ci semblaient avoir repris leur teinte verte originelle, mais il put cependant apercevoir comme un léger éclat rouge brillant au fond de ses prunelles. Il fut néanmoins rassuré de voir que la jeune fille n'avait plus l'air d'avoir encore besoin de boire du sang. Brisant à nouveau le silence, elle s'excusa pour son attitude glaciale de tout à l'heure.


"Ça n'a pas d'importance..."

Aradon l'observa un moment : elle avait le teint encore plus pâle que d'habitude. C'est alors que dans son examen, il se rendit compte qu'elle avait remis son chemisier pour cacher ses épaules nues, mais sa poitrine se voyait toujours. Il ne s'attarda cependant pas très longtemps sur le haut de son corps, pour ne pas la gêner, et en levant les yeux, il aperçut des compresses propres voler juste à côté de lui pour atterrir dans la main d'Arya. Elle avait utilisé son pouvoir, sans même bouger le petit doigt. Alors qu'elle commençait à nettoyer sa plaie, Aradon lui, jeta un oeil au niveau de son bras qu'elle avait elle-même mordu. Sa blessure semblait moins profonde et moins douloureuse que celle à son cou. Du sang avait coulé de cette plaie là aussi, mais en moins grande quantité. Aradon eut un soupir : pourquoi fallait-il qu'elle se morde pour réprimer sa soif ? Enfin , il se décida à se lever, cherchant un mouchoir propre dans l'une de ses poches. Il alla le passer sous l'eau froide du robinet qui se trouvait dans l'un des coins de la pièce, puis il revint auprès d'Arya. Il posa cette fois-ci ses fesses à même le sol, et prit avec douceur le bras d'Arya pour le laver du sang qui avait coulé, la laissant s'occuper de son autre plaie. Il n'avait même pas eu le courage de la relever pour la faire asseoir sur l'un des lits de l'infirmerie. A voir la mine d'Arya, il devinait qu'elle était aussi fatiguée que lui : lui-même n'avait pas beaucoup dormi la nuit précédente. Rompant enfin le silence, il lui demanda avec un sourire :

"Alors, qu'est-ce qu'il s'est passé ? Je te pensais plus habile que ça au combat..."

Il repensait à ce qu'il s'était passé dans le bar Elysion Star, le soir de leur rencontre, lorsque pour faire taire un des clients un peu trop bruyant, elle avait failli l'étouffer. Il ne savait pas ce qu'il en était de son cas à elle, mais à lui, ce souvenir le faisait toujours sourire... Il avait fini de nettoyer la blessure au bras d'Arya, celle-ci ne saignant plus, et l'on pouvait maintenant clairement voir les deux orifices caractéristiques d'une morsure de vampire. Son mouchoir blanc d'ordinaire était maintenant maculé de taches rouges. Aradon se leva alors à nouveau, et décida enfin à l'aider à se lever : ce n'était vraiment pas très "gentleman" de sa part de l'obliger à rester assise sur le sol froid de l'infirmerie alors qu'elle était blessée, et que des lits confortables se trouvaient à quelques mètres d'eux. Il se souvint qu'elle avait eu peine à bouger son corps quelques instants plus tôt, aussi il devait la porter pour l'amener jusqu'au lit le plus proche.

"Je vais te porter jusqu'au lit.", lui expliqua-t-il de peur qu'elle essaye de se défendre en interprétant mal ses intentions. On ne sait jamais : les filles peuvent être particulièrement violentes quand elles le veulent vraiment...

Il se pencha alors vers elle et l'aida à poser son bras sur sa nuque. Puis il passa l'un de ses bras sous les jambes de la demoiselle, et l'autre autour de ses épaules, et la souleva pour l'attirer vers lui. Elle n'était pas très lourde, elle devait peser une cinquantaine de kilogrammes. Il n'eut donc aucun mal à se mouvoir, la jeune fille dans ses bras. Il la porta quelques mètres jusqu'à l'un des lits, et l'y déposa en douceur. Il l'aida à s'asseoir confortablement sur le lit, et lui-même s'installa sur une chaise qu'il avait tiré jusqu'au lit. Il la contempla un instant, hésitant, puis finalement il laissa échapper :


"Ça va ? Tu n'as plus soif ?"
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MessageSujet: Re: Quand la malchance vous frappe...[terminé]   Dim 28 Mar - 0:45

Toujours assise par terre, Arya s’efforçait de faire cesser le saignement de sa blessure au cou. Elle ignorait complètement celle qu’elle venait de se faire au poignet, celle dans son cou étant beaucoup plus importance et douloureuse, risquant bien plus de la mettre en danger. Bon, certes, le fait qu’elle ait perdu encore plus de sang en se mordant le poignet n’était pas la plus brillante des idées qu’elle avait eu mais elle préférait ça plutôt que de s’en prendre à autrui. Cela comprenait autant la jeune élève blessée qui avait été là qu’Aradon. Arya avait d’ailleurs encore du mal à réaliser qu’il venait de lui proposer de boire son sang. Mais elle savait qu’elle s’y refusait, elle ne lui ferait jamais de mal volontairement alors le mordre…même si c’était lui qui le voulait…jamais. Elle ne voulait pas lui faire de mal. Aussi s’était-elle excusée de ses paroles plutôt dures qu’elle lui avait dite. Aradon lui répondit d’ailleurs que ça n’avait pas d’importance et elle esquissa un sourire avant de continuer à nettoyer tant bien que mal sa blessure. Arya sentait le regard du jeune homme sur elle mais cela ne la dérangeait pas, bien que sa tenue ne soit pas des plus pudiques. Mais elle n’avait pas le choix, elle devait faire avec. Aradon se leva alors et elle le suivit des yeux. Arya l’observa sortir un mouchoir et le passer sous l’eau froide avant de revenir s’asseoir devant elle et lui prendre son poignet gauche pour le nettoyer. Elle se laissa faire, fermant doucement les yeux, tandis qu’elle pressait une nouvelle compresse propre contre son cou pour stopper le filet de sang. La voix d’Aradon retentit alors dans l’infirmerie et elle posa son regard vert sur lui, l’air fatiguée. Esquissant un léger sourire, elle lui répondit d’une voix basse.

« Ah oui ? Pourtant je me suis faite avoir comme une débutante par un Level E… »

Arya ferma ensuite les yeux. Elle savait que cette explication ne suffirait pas au jeune homme mais elle n’avait pas le courage d’en dire plus pour l’instant. Un mouvement d’Aradon lui fit malgré tout rouvrir les yeux vers lui et elle le vit debout devant elle. Elle jeta à coup d’œil sur son poignet sur lequel on ne voyait plus que la marque de ses crocs. Le jeune homme lui dit alors qu’il allait la porter jusqu’à un lit et elle se laissa faire quand il la prit dans ses bras, n’ayant pas la force et l’envie de l’en empêcher de toute manière. Une fois confortablement installée sur le lit avec son aide, Arya replia ses jambes contre elle et laissa sa tête reposer contre l’oreille moelleux, sa main droite tenant toujours une compresse contre sa blessure. La vampiresse échappa alors un soupir de lassitude profonde. Aradon lui posa alors une question qui la raidit sans le vouloir réellement. Elle posa son regard sur lui et lui répondit.

« Si c’est pour que vous m’offriez votre sang, la réponse est non Aradon-san. Je ne veux pas vous blesser… »

Néanmoins, Arya ne répondait pas à la question qu’il lui avait posé. Pourtant, ses paroles laissaient deviner la réponse. Elle avait encore soif, oui, mais c’était contrôlable, elle était capable de résister. Du moins, tant qu’on ne lui mettait pas du sang frais et odorant sous le nez. Évitant son regard, elle ferma les yeux puis prit doucement la parole.

« Pour ce qu’il s’est passé…Eh bien j’avais une course à faire en ville aujourd’hui alors j’y suis allée… »

Elle marqua une légère pause, le temps d’ordonner ses pensées, avant de reprendre.

« Je n’avais pas eu l’autorisation de sortir de l’Académie aussi j’ai voulut prendre un raccourcit sur le retour, une petite ruelle étroite. C’est là que le Level E m’a attaqué. Au début, je l’ai évité mais, à un moment je n’ai pas fait attention et je suis retrouvée dos au mur. Il en a aussitôt profité pour me mordre violemment avant que je ne le repousse contre le mur opposé. Mais je n’ai pas eu le temps de contre-attaquer qu’un hunter est arrivé et l’a réduit en poussière avec son arme. L’homme n’a pas tout de suite comprit ce que j’étais mais il a aussitôt pointé son arme sur moi quand il le comprit. Je me suis alors sauvée après l’avoir assommé et suis venue directement ici… »

Arya ouvrit doucement les yeux mais n’osa pas regarder Aradon, par crainte de sa réaction. Après tout, elle venait de lui avouer franchement qu’elle était sortit de l’Académie sans autorisation et que cette escapade ne risquait plus de passer inaperçue maintenant qu’elle s’en était prise à un hunter pour se sauver et qu’elle revenait blessée…

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MessageSujet: Re: Quand la malchance vous frappe...[terminé]   Dim 28 Mar - 0:48

Comme il s'y était attendu, Arya refusa de s'abreuver du sang d'Aradon. Celui-ci restait pourtant certain que la soif ne l'avait pas quittée, et que s'il la laissait un instant, elle courerait sans aucun doute vers la première source du liquide vital qu'elle trouverait. Il n'eut cependant pas le temps d'insister davantage car la jeune fille entreprit de lui expliquer comment elle s'était blessée, et était finalement parvenue jusqu'à l'infirmerie. Il l'écouta, silencieux, raconter sa mauvaise aventure, sa rencontre avec un level E, puis celle avec un hunter, et enfin sa fuite vers l'académie, échappant de justesse à la mort.

"Tu t'en es plutôt bien sortie finalement. Cependant, j'ignorais que les levels E pouvait perdre la raison au point de mordre leurs congénères...", poursuivit-il, songeur.

En effet, les levels E qu'ils avaient auparavant croisés étaient en général plus attirés par le sang des humains plutôt que par celui des vampires. En outre, leurs instincts primitifs prenaient largement le dessus sur leur intelligence, et cela les rendait d'autant plus féroces et imprévisibles au combat. Mais qu'il ait réussi à blesser Arya relevait cependant plus de l'imprudence de la jeune vampire, plutôt que de la vivacité du level E : le fait est qu'elle se soit traitée de débutante était finalement tout à fait compréhensible, mais Aradon se garda bien de lui faire la remarque, ne souhaitant la blesser davantage. De plus, devoir supporter l'irritabilité d'un vampire était une chose qu'il avait apprise à éviter. Il ne fit donc aucun commentaire non plus sur son manque de prudence à sortir sans aucune autorisation préablable, seule de surcroît, et pour couronner le tout, à emprunter des chemins déserts, étroits et donc particulièrement dangereux. On pourrait cependant objecter qu'heureusement pour elle, elle était un vampire, et cela paraissait donc moins grave que si elle avait été une élève humaine...

S'abstenant donc de lui faire le moindre reproche, il observait la demoiselle maintenant allongée sur le lit, une compresse appuyée contre sa blessure. Elle lui paraissait encore plus affaiblit que tout à l'heure, ses paupières se refermant plus souvent et plus longtemps que d'ordinaire. Son état semblait être loin de s'améliorer, et Aradon avait même l'impression que plus le temps passait, plus son état s'aggravait. Aussi se sentit-il obligé d'insister à nouveau sur le fait que cela ne le gênait guère de la laisser boire quelques millilitres de son sang, si cela lui permettait de guérir plus vite, et donc d'apaiser sa souffrance.


"Tu es sûre que tu n'as pas besoin de sang ? Je ne vais pas en mourir, tu sais, et puis, vu comme tu es mal en point, ça ne peut te faire que du bien..."

Alors qu'il s'était tu, il se souvint soudain que les élèves de la Night Class de l'académie se nourrissaient de Blood Tablets, un sang chimique, et non de sang ordinaire. Il savait cependant que cela ne serait sans doute pas très efficace pour lui redonner toutes ses forces, mais cela valait mieux que rien du tout. Et puis, il sentait bien qu'Arya refuserait de boire une seule goutte de son sang...

"Ou bien, tu préfères boire un verre de Blood Tablet ?", lui proposa-t-il, cherchant du mieux qu'il pouvait comment lui venir en aide.

Il se sentait inutile. Qu'Arya aie été en train d'agonisée sur un des lits de l'infirmerie n'y aurait rien changé : il n'aurait rien pu faire de plus pour elle que d'essayer de la soulager de sa douleur, même si cela s'avérait vain. Il se demanda alors si d'ailleurs il ne ferait pas mieux de s'en aller : après tout, elle était fatiguée, un peu de repos ne lui ferait sans doute aucun mal. De plus, il était censé travailler, comme n'importe quel après-midi, et même si l'infirmière lui avait demandé de veiller sur Arya, il n'y avait maintenant plus lieu de s'inquiéter puisque la jeune fille n'était plus en danger de mort... Alors qu'il fit un mouvement pour se lever, il se ravisa aussitôt, une pensée inquiétante lui ayant traversée l'esprit : et le hunter qui l'avait sauvée malgré lui, qu'était-il devenu ? Il était peut-être toujours à la poursuite d'Arya ; après tout, s'il avait clairement compris qu'il avait eu affaire à non pas un mais deux vampires, il se serait mis en chasse. Aradon connaissait bien les hunters, qui avaient pour la plupart la réputation de ne laisser aucun vampire ayant croisé leur chemin s'en tirer indemne, voire même vivant. Il n'aurait donc aucun mal à retrouver la trace d'Arya, tel un vampire à la recherche de sa proie : c'était comme si son odorat était capable de sentir la présence d'un vampire... Aradon réfléchit pendant un moment, se demandant ce qu'il pouvait bien faire : Arya n'était pas en état de se battre, c'était certain. Lui même aurait peut-être une chance de vaincre un hunter puisque leurs armes avaient été créées de manière à ce que seuls les vampires puissent être blessés par celles-ci, les chasseurs de vampires étant donc impuissants face à un être humain. Mais Aradon serait-il vraiment capable de la protéger ? Il avait déjà dû faire face à une telle situation, et c'était le hunter qui avait finalement triomphé...
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MessageSujet: Re: Quand la malchance vous frappe...[terminé]   Dim 28 Mar - 0:53

Allongée sur le lit, les yeux clos, Arya était entrain de penser que, normalement, à cette heure-ci, elle devrait se trouver sous ses draps dans ses appartements du Pavillon de la Lune et non pas en train de soigner ses blessures à l’infirmerie. Elle avait été idiote de sortir, elle le savait parfaitement que c’était stupide comme idée. Mais elle n’y pouvait rien si Kurosu l’avait mise dans une telle mauvaise humeur qu’elle s’était sentit l’envie irrésistible de le défier et de sortir de l’Académie en plein jour. S’il lui avait donné cette fichue autorisation aussi ! Elle voulait juste sortir pour récupérer un colis et lui il lui refusait cela, osant même lui dire qu’elle n’avait qu'à se faire envoyer son courrier directement à l’Académie et non pas à la poste. Mais elle n’y pouvait rien elle aussi si son frère les lui envoyait là-bas, elle subissait ce caprice de sa part plus qu’autre chose. Et il n’était pas difficile de deviner qu'aujourd’hui était la dernière. Elle n’avait même pas encore ouvert ce qu’il lui avait envoyé en plus. Le paquet était toujours posé sur la table de travail de l’infirmerie, à côté du lavabo. Enfin…Lâchant un soupir, Arya s’était alors lancée sur l’explication de ce qu’il lui était arrivée à Aradon. Celui-ci était assit sur un tabouret à côté d’elle et la regardait d’un œil inquiet. Il l’écouta jusqu’au bout sans rien dire et ne prit la parole qu’une fois qu’elle eu terminé son récit. Elle fut un peu surprise de ses mots mais répondit doucement.

« C’est vrai que c’est assez rare mais c’est plutôt dû au fait qu’un vampire tue le Level E avant qu’il n’attaque. Une fois qu’il a perdu la raison, le Level E s’en prends à n’importe qui, même si c’est avant tout aux humains. Face à un vampire, il n’a aucune chance de survie et il évite donc de s’en prendre à ses congénères sauf si les circonstances le lui permettent… »

En gros, si Arya avait été blessée, c’était uniquement parce qu’elle n’avait pas fait attention au fait qu’elle se trouvait dans une ruelle étroite au moment de l’attaque du Level E. Aussi s’était-elle traitée d’idiote et de débutante face à cela. Refermant les yeux, la jeune femme garda la main droite appuyée contre sa compresse. Bien qu’elle ne le montrait pas, elle était un peu étonnée qu'Aradon ne lui ai pas reproché son imprudence. Peut-être jugeait-il qu’elle payait assez comme ça ? En tout cas, elle lui en était reconnaissante au fond d’elle de ne pas lui affliger d’avantage de fatigue, elle l’était bien assez comme ça. Et cela devait fortement se voir car le jeune homme lui proposa alors à nouveau de boire de son sang pour reprendre des forces. Arya tourna alors vivement la tête vers lui et le regarda avec colère. N’avait-elle pas été assez claire ? Elle refusait de boire son sang et puis c’est tout. Qu’importe qu’elle soit mal en point et en ai besoin, le fait était qu’il pouvait en mourir, bien qu’il prétendait le contraire. Il ne la connaissait pas ou plutôt il sous-estimait son endurance.

Si elle venait à le mordre, il y avait peu de chance pour qu’il y survive. Quand elle buvait, elle ne s’arrêtait qu’une fois complètement rassasiée, incapable de s’arrêter plus tôt. Aussi, il était hors de question qu’il risque sa vie pour la sienne de cette manière complètement inutile. Arya avait perdu beaucoup de sang, oui, et elle était très fatiguée mais pas au point d’en mourir. Elle était bien plus résistante que cela et elle avait juste besoin de calme et de repos pour se remettre. Elle n’eut cependant pas le temps d’ouvrir la bouche qu’il lui proposa alors un verre de bloods tablets. La vampiresse referma aussitôt sa bouche qu’elle avait ouverte pour prendre la parole et baissa les yeux. Des bloods tablets oui mais…encore faudrait-il qu’il en ait. Elle n’en n’avait pas sur elle, ne les ayant pas prises en sortant. Arya posa alors ses yeux d’émeraude sur Aradon. Elle voyait bien qu’il s’inquiétait pour elle mais elle remarqua également qu’il semblait frustré de ne pas pouvoir l’aider. Se redressant un peu, la vampiresse tendit son bras gauche et lui caressa doucement sa joue droite jusqu’à ce qu’il la regarde.


« Je suis désolée de vous causer ainsi du soucis Aradon-san…Vous vous inquiétez pour moi et je le vois bien… »

La voix d’Arya était douce, très douce, comme son geste sur sa joue l’était. Laissant retomber son bras contre elle, elle lui sourit tranquillement avant de reprendre.

« Je ne veux pas de bloods tablets et même si j’en voulais, je n’en ai de toute façon pas sur moi. Mais, par contre, je veux bien que m’aidiez à panser et à désinfecter ma blessure… »

La jeune femme se redressa alors et s’assit en tailleur sur le lit puis ôta ensuite la compresse de sur sa blessure. Celle-ci avait finalement cessé de saigner mais il fallait la panser maintenant pour éviter qu’elle ne se rouvre et Arya ne pouvait hélas le faire correctement seule, elle avait besoin de l’aide d’Aradon pour cela. Aide que le jeune homme lui fournit aussitôt. Tandis qu’il prenait de quoi lui faire un pansement, la vampiresse ôta de ses épaules son chemisier noir qui couvrait sa semi nudité jusque-là. Se retrouvant donc à nouveau en soutien-gorge, Arya ne pu s’empêcher de rougir, légèrement gênée de la situation, mais elle n’avait guère le choix si elle voulait un pansement correct. Aradon revint alors l’aider à le faire, quelque peu gêné aussi, et bientôt un bandage lui recouvra complètement sa blessure préalablement désinfectée par le jeune homme. Ses deux mains désormais libres, Arya amorça alors un mouvement pour prendre son chemisier afin de le mettre quand la porte de l’infirmerie s’ouvrit brusquement. Sursautant, la jeune femme eu la surprise de découvrir sur le pas de la porte le hunter rencontré il y a moins d’une heure. Celui-ci croisa aussitôt son regard mais resta sur le pas de la porte, comme surprit de la trouver ici. Il fit alors un pas à l’intérieur mais n’alla pas plus loin car le directeur Kurosu surgit aussitôt derrière lui et le retint pas l’épaule.

« - Grand dieu mais calmez-vous voyons !

- C’est elle ! Vous voyez que j’avais raison ? Quand je vous disais que l’une de vos élèves m’a attaqué en remerciement du fait que je venais de la sauver des griffes de ce Level E ! »

Interloqué, le directeur posa alors son regard sur Arya qui se tenait sur le lit derrière Aradon. Il fut surprit de voir le bandage qu’elle arborait mais la surprise laissa vite place à un air plus sérieux.

« - Arya-san c’est vrai ce qu’il dit ?

- … »

La vampiresse resta silencieuse, prostrée derrière Aradon. Le hunter reprit alors la parole.

« - Vous voyez ? Son silence prouve que c’est la vérité ! Je lui sauve la mise et elle m’attaque en remerciement !

- C’est vous qui avez pointé votre arme sur moi alors que je ne vous avais rien fait ! Dès que vous avez vu ce que j’étais, vous m’avez prise en ligne de mire et vous vouliez que je me laisse faire sans rien dire ?

- Qui vous dit que j’allais bel et bien vous tirer dessus ?

- Parce que vous ne l’auriez pas fait peut-être ? Vous les hunters ! Vous ne dites et faites les choses que lorsque cela vous arrange et que vous en tirez profit ! Il était hors de question pour moi de prendre le risque de vous faire confiance vu comment vous agissez ! Alors oui je vous ai agressé mais seulement parce que vous avez pointé votre arme sur moi ! »

Le ton de la vampiresse était dur, très dur même. Il était hors de question pour elle de se laisser faire par un hunter qui tentait de se faire passer pour la victime alors qu’il était l’agresseur dans cette histoire. Mais l’homme n’entendait cependant pas se laisser faire par elle car il repoussa le directeur qui tentait de le retenir et s’approcha d’elle subitement. Qu’allait-il faire ? Une seule chose était sûre : Arya n’était pas en état de se défendre…

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MessageSujet: Re: Quand la malchance vous frappe...[terminé]   Dim 28 Mar - 0:59

La gent féminine avait toujours le don de se mettre dans des situations impossibles... Et Arya ne dérogeait pas à cette règle. Se retrouver blessée par un autre vampire, alors même qu'elle n'était pas autorisée à sortir hors de l'enceinte de l'académie, rendait Arya encore plus irresponsable. Et le fait même que les Levels E n'attaquaient d'autres vampires que quand ils sentaient que ceux-ci étaient en position de faiblesse soulignait d'autant plus la culpabilité de la jeune fille. En d'autres termes, tout cela était entièrement dû à sa négligence...

Aradon restait silencieux, le regard rivé vers l'une des fenêtres de l'infirmerie. Elle donnait sur le grand jardin de l'académie : il n'y avait personne, sans doute à cause du mauvais temps de cette journée-là. On ne pouvait voir aucune parcelle du ciel bleu qui était entièrement caché par d'épais nuages gris gorgés d'eau. Alors qu'il était perdu dans de sombres pensées, un triste souvenir lui étant revenu en mémoire, Arya posa avec douceur l'une de ses mains sur sa joue, de la même manière qu'elle s'y était prise le soir de leur rencontre, lorsqu'ils revenaient du parc municipal. Aradon reporta alors son attention sur la jeune fille qui, parlant avec douceur, lu disait qu'elle voyait bien qu'il s'inquiétait pour elle, mais elle ajouta qu'elle ne voulait pas prendre de Blood Tablet, et que de toute façon elle n'en avait pas sur elle. Elle poursuivit alors en lui demandant de bien vouloir l'aider à panser sa morsure au cou.

Il lui aurait bien répondu qu'il lui semblait que des Blood Tablets étaient entreposés dans l'infirmerie, mais il ignorait où exactement : il avait cru apercevoir l'infirmière en donner un comprimé à un élève de la Night Class, mais il n'en était pas tout à fait sûr ; le verre du médicament qu'elle lui avait tendu contenait un liquide rouge vif, très proche de la couleur du sang. Cependant, il ne partit pas à leurs recherches, car Arya lui avait demandé de l'aide pour panser sa blessure au cou, et puis, étrangement, elle ne semblait pas non plus vouloir prendre de Blood Tablets ; la manière de penser des femmes restait toujours un mystère pour lui...

Il se leva alors et partit en direction de l'armoire, et en sortit des pansements et du désinfectant. Lorsqu'il revint, Arya s'était déshabillée, laissant à nouveau ses épaules nues. D'un geste instinctif, il détourna un instant son regard de la jeune fille, puis s'assit, et essaya de focaliser ses yeux sur le cou d'Arya. Heureusement, la plaie ne saignait plus, mais la blessure restait sans aucun doute profonde et douloureuse. Prenant un coton imbibé de désinfectant, il nettoya la plaie de la jeune fille qui ne grimaça cependant pas malgré les petits picotements que cela devait lui provoquer, et lorsqu'il eut fini, il recouvra la blessure à l'aide d'un pansement.

S'apprêtant à se lever pour aller jeter le coton plein de sang, il fut cependant arrêté dans son mouvement par la porte de l'infirmerie qui s'ouvrit soudainement, laissant apparaître sur son seuil un homme dont l'apparence indiquait qu'il devait être l'un de ces chasseurs de vampires, les hunters. Derrière lui se trouvait le directeur de l'académie, Kurosu, qui semblait quelque peu affolé. Aradon croisa son regard, et le directeur changea d'expression en l'apercevant. Il avait maintenant une mine interloquée, se demandant ce qu'il pouvait bien faire avec une élève de la Night Class à moitié nue dans l'infirmerie. Cependant ils n'eurent pas le temps d'échanger quoique ce soit car Arya et le hunter étaient en train de se disputer. Apparemment, ce dernier expliquait à Kurosu, celui-ci ayant repris son air sérieux habituel, ce qui leur étaient arrivés, à lui et à Arya, en ville. Il n'avait pas du tout apprécié que la jeune fille s'en soit prise à lui alors même qu'il l'avait sauvé des griffes du vampire Level E. Arya cependant ne comptait pas lui laisser le dernier mot et se défendit en rétorquant qu'elle ne l'avait pas attaqué, mais qu'elle s'était défendue car lui-même avait pointé son arme anti-vampire sur elle. Le hunter, bien mécontent de son attitude peu reconnaissante, se dirigea vers la jeune fille, sans doute prêt à la gifler. Mais Aradon s'interposa :


"Vous n'oseriez quand même pas vous en prendre à une jeune fille blessée ?"

Il s'était placé entre les deux jeunes gens, cachant ainsi Arya à la vue du hunter. Ils étaient tous deux presque aussi grand l'un que l'autre. Se jaugeant du regard, ils s'observèrent pendant un moment. L'expression du hunter était différente maintenant qu'il avait constaté la présence d'Aradon. Il le regardait avec un profond mépris, sans doute offensé par son attitude protecteur envers la jeune élève vampire. Ce regard plein de dégoût rappelait à l'homme de ménage celui d'un autre hunter... Non, il était identique. C'était ce même regard méprisant, l'un de ceux qu'on ne peut pas oublier. Et Aradon ne l'avait pas oublié. Il n'avait pas pu oublier celui à cause de qui son ami vampire était mort, même si ce n'était pas lui qui l'avait tué de sa main. Il en restait tout de même responsable, et Aradon ne pouvait le pardonner. La soif de vengeance, l'envie de mettre fin à ses jours montaient en lui. Il avait peut-être tort de vouloir ainsi la mort d'un de ses pairs, mais il ne parvenait pas à contenir son envie meurtrière. Après tout, qu'avait-il à perdre ? Absolument rien, il avait déjà tout perdu depuis bien longtemps, et ce qu'il avait finalement réussi à acquérir de nouveau, c'était lui qui le lui avait enlevé. Alors que sa main s'approchait de sa dague avec lenteur, pour ne pas éveiller les soupçons du hunter qui ne semblait pas l'avoir reconnu, sans doute parce que leur seule rencontre s'était faite dans une ruelle trop sombre, Aradon eut soudain une pensée pour Arya. Il n'allait quand même pas le tuer devant elle ? ... Et pourquoi pas après tout ? Elle avait sans doute déjà vu pire dans sa vie, et puis d'ailleurs, elle avait besoin de sang non ? Cet homme devant lui ne lui avait jamais inspiré que du mépris, lui qui s'était moqué de l'imbécilité d'Aradon pour s'être attaché à un vampire qui était de toute façon voué à mourir de la main d'un hunter. Et il était peut-être temps de le lui faire payer.

Sa main droite avait empoigné le manche de sa dague. Ce n'était plus qu'une question de secondes maintenant. Il avait juste à la tirer de son étui, assez rapidement pour que le hunter n'aie pas la temps de riposter, et ensuite il lui trancherait la gorge. Ce ne serait pas la première fois qu'il tuerait un homme, ou tout du moins, un être à forme humaine...


"Toi...!"

Le hunter venait de le reconnaître. Mais Aradon ne lui laissa pas une seconde de répit, et sortit sa dague, d'un mouvement courbé vif et rapide, de manière à ce que sa victime ne puisse esquiver. La dague venait d'atteindre le cou du hunter, mais Aradon s'arrêta net dans son geste. Non, il ne devait pas le tuer maintenant, il devait d'abord retrouvé "l'autre", et le chasseur devant lui était le seul qui pouvait lui indiquer où il se trouvait. Il devait lui laisser la vie sauve... Le sang du hunter commençait déjà à s'écouler par une petite fente sur la dague d'Aradon. A peine l'eut-il éloignée du cou de sa victime que le hunter recula vivement, et porta à son cou légèrement blessé l'une de ses mains, son regard empli de haine tourné vers Aradon. Sans attendre, il sortit alors son arme qui était cachée sous ses vêtements, et la pointa sur Aradon.

"Tu ne me feras rien avec ça.", déclara Aradon d'une voix calme. Il avait reconnu le Bloody Rose, une arme anti-vampire qui ne pouvait pas blesser les êtres humains, mais seulement les vampires.

"A toi non, mais à elle oui !", s'exclama le hunter d'une voix féroce.

Il tourna alors le canon de son arme en direction d'Arya, et pressa la détente. D'un geste vif, Aradon recouvra la jeune fille de son corps pour la protéger. Il sentit alors quelque chose lui frôlait l'oreille, ébouriffant ses cheveux. Puis la balle anti-vampire vint s'écraser sur le mur, laissant échapper un son qu'Aradon connaissait si bien. Heureusement, Arya n'avait pas été touchée. Aradon se tourna pour regarder derrière lui, ses bras enlaçant le corps de la jeune fille. Il aperçut alors le directeur Kurosu, et il comprit que ce n'était bien sûr pas le hunter qui avait raté sa cible (ce qui paraissait improbable vu la courte distance), mais le directeur de l'académie qui avait dévié le tir.


"Je ne vous laisserai pas tuer l'une de mes élèves !", s'écria Kurosu, une lueur paternelle dans les yeux.
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Arya Asakura
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MessageSujet: Re: Quand la malchance vous frappe...[terminé]   Dim 28 Mar - 1:02

Prostrée sur le lit d’ l’infirmerie, Arya observait le chasseur qui s’approchait d’elle à grands pas avec une forte appréhension. Elle savait qu’il n’allait pas la tuer aussi n’éprouvait-elle pas de crainte mais elle se doutait bien qu’il allait lui donner une bonne gifle, voir même un coup de poing, cet homme-là ne faisant aucune différence entre femmes et hommes chez les vampires. La vampiresse ne bougea donc pas quand il s’approcha, étant dans l’incapacité de bouger, et se contenta de l’observer avec un air méprisant et de défi. Elle savait qu’elle était en mauvaise posture face au hunter et qu’elle ne pouvait même pas se servir de son pouvoir pour se défendre mais elle espérait que le directeur ou Aradon arrêtent le chasseur furieux. Et c’est-ce qui, bien évidemment, se passa. Aradon se plaça devant elle en position défensive, la cachant à la vue du hunter. Ce qu’il se déroula ensuite la laissa dans une grande incompréhension. Il y avait d’abord les deux hommes qui s’affrontaient du regard tandis que le directeur tentait, en vain au vu de la suite, de calmer le jeu. Puis Arya vit Aradon porter la main à la dague qu’il portait. Qu’allait-il donc faire avec cette dague ? Elle avait bien remarqué la soudaine tension du jeune homme mais elle était bien loin de se douter qu’il connaissait le hunter.

Inversement, ce dernier le reconnu et tout s’enchaîna alors. Aradon pointa sa dague sur le cou de l’homme et du sang se mit aussitôt à perler, sa chair étant entaillée. La couleur rouge du sang et l’odeur qui s’en dégageait vinrent aussitôt titiller les instincts vampiriques de la jeune femme qui cessa de respirer et enfouie son visage dans l’oreiller du lit pour éviter de regarder le liquide tentateur. S’efforçant de taire ses instincts, Arya ne fit donc guère attention à ce qui se passa ensuite. Aussi fut-elle surprise quand Aradon l’enlaça de façon protectrice et que le bruit caractéristique d’un tir de bloody rose se fit entendre dans la pièce. Un frisson de peur parcourue l’échine de la jeune vampire à l’entente de ce son et elle comprit que le directeur et Aradon venait de lui sauver la vie. N’ayant pas suivie la fin de la conversation, elle se demanda pourquoi le hunter en était venue à une telle extrémité mais elle n’eut pas le temps d’y réfléchir maintenant. Relevant la tête, Arya observa ce qu’il passait. Elle vit ainsi le directeur qui avait arraché son arme au hunter. Tout deux s’affrontaient avec fureur du regard et le chasseur fini par la regarder elle, les yeux pleins de haine. Un frisson la parcourue à nouveau et la jeune femme cacha à nouveau son visage dans l’oreiller.


« Ah ! On a peur vampire ? Tu as bien de la chance d’avoir pareils protecteurs, soit sûre que je te louperais pas la prochaine fois que je te croiserais… »

Se raidissant, Arya releva la tête et observa le hunter avec colère bien que ses yeux trahissaient sa soif. Le visage de l’homme s’assombrit d’ailleurs en voyant la couleur rouge de ses yeux ordinairement verts. Le directeur s’en aperçut également et la jeune femme vit l’inquiétude de son visage. Elle était toujours en train de retenir sa respiration ce qui expliquait qu’elle garde le silence, ne voulant pas gaspiller son air en paroles inutiles. Kurosu fut le premier à rompre le silence et l’immobilité de la pièce. Ouvrant un placard, il en sortit une boite de comprimés blancs : des bloods tablets. Le hunter eu une grimace narquoise à la vue des comprimés.

« On a soif ma jolie ? L’odeur de mon sang ne te plairait-elle donc pas pour que tu préfères cela ? »

Arya lança un regard noir et meurtrier au hunter. Celui-ci se mit à flancher quelques secondes sous ses yeux assassins et recula d’un pas, sur ses gardes. Il se méfiait : il avait raison…et bonne mémoire ! Il se rappelait comment la jeune femme l’avait projetée loin d’elle sans même l’avoir touchée. L’homme fini par faire volte-face et sortit à grand pas de l’infirmerie. Kurosu, qui avait observé la scène sans rien dire et faire, lança un regard d’avertissement à Arya puis s’élança à la suite du chasseur. Les deux hommes repartis, Arya attendit quelques secondes avant de relâcher la tension qui avait prit son corps et expira l’air qu’elle retenait depuis plusieurs minutes. Reprenant une respiration normale, la vampiresse laissa sa tête retomber sur l’oreille. C’est alors qu’elle s’aperçut qu’Aradon l’enlaçait toujours dans une position protectrice mais cela ne la dérangeait pas. Elle ne rougit même pas de par sa tenue légère, trop lasse pour s’en préoccuper réellement. A la place, elle observait le jeune homme avec reconnaissance et incompréhension. Elle n’avait pas tout suivie de ce qu’il s’était passé, surtout après qu’il ait dégainé sa dague, ayant fuit la vue du sang du hunter. Doucement, elle prit la parole.

« Merci… »

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MessageSujet: Re: Quand la malchance vous frappe...[terminé]   Dim 28 Mar - 20:30

Aradon, qui faisait dos à la scène, observait le hunter du coin de l'oeil. A plusieurs reprises leur regard se croisèrent. Le chasseur reporta finalement son attention sur Arya, débitant des sarcasmes qu'Aradon n'écoutait qu'à moitié. Il avait besoin de parler au hunter, tout de suite, mais il fallait qu'il attende le moment opportun, moment qui n'était pas encore arrivé. Et cela l'irritait d'autant plus. Sa patience était mise à rude épreuve, mais son conflit intérieur ne laissait pourtant aucune trace apparente sur son visage qui n'exprimait que le calme dont il faisait toujours preuve. Il entendit un bruit de pas, puis quelqu'un qui ouvrait un placard. Aux paroles du hunter, il en déduisit que Kurosu venait de sortir des Blood Tablets à l'attention d'Arya. Il devinait qu'il avait réveillé sa soif, qu'elle était pourtant parvenue difficilement à contenir ; mais il ne la regardait pas. Il s'était redressé, et il pouvait clairement voir les yeux du hunter. Celui-ci attendait, il se méfiait du pouvoir d'Arya, son pouvoir de contrôler l'air. Il ne pouvait rien contre lui. Il croisa à nouveau le regard d'Aradon : ils s'observèrent un instant, puis enfin, le hunter fit volte-face, et sortit de la pièce, le directeur sur ses talons.

Ce n'est qu'au moment où Arya se remit à respirer qu'Aradon se rendit compte qu'elle avait bloqué sa respiration pour ne pas sentir l'odeur du sang du hunter. Puis, la jeune élève le remercia. Aradon, lui, restait silencieux. Au loin, on pouvait entendre le tonnerre qui grondait : il s'était mis à pleuvoir à verse, et les gouttes d'eau qui tombaient du ciel martelaient les vitres des fenêtres de l'infirmerie. Aradon remarqua alors qu'Arya ne s'était pas dégagée de son étreinte protectrice. Il jeta un coup d'oeil vers elle : son teint était toujours aussi pâle, et ses yeux n'étaient plus de leur couleur verte ordinaire, mais rouge. Elle avait toujours soif. Libérant la jeune fille de ses bras, Aradon rangea dans son fourreau sa dague qu'il avait toujours à la main. Il tourna alors le dos à Arya et son regard parcourra toute la pièce. La boîte de Blood Tablet avait été posée sur la table par le directeur lui-même. Aradon n'attendit pas un instant de plus et prit un verre rangé dans un des placards, y versa de l'eau, et y jeta un comprimé. Il tendit alors le verre à Arya : elle ne pouvait plus refuser maintenant, elle n'en avait aucune raison, et puis, à quoi bon lutter davantage contre sa soif...

Il était temps maintenant, Aradon devait y aller, rattraper le hunter avant qu'il ne s'en aille, qu'il le perde de vue, et qu'il n'aie plus aucune chance de le retrouver. Le hasard les avait déjà fait se rencontrer de nouveau, il ne le ferait pas une seconde fois. C'était maintenant où jamais. De toute façon, Arya ne craignait rien, le hunter n'allait pas essayé de la tuer à nouveau. Lui aussi, il voulait parler à Aradon, seul à seul. Il fallait simplement espérer que Kurosu ne les gênerait pas. Les yeux d'Aradon se posèrent à nouveau sur Arya. Il évita de la regarder trop longuement car elle était encore presque nue. Sa chemise était à portée de main, elle n'avait plus besoin d'Aradon à présent.


"Tu m'excuses une minute ? Je reviens."

Sans attendre la réponse - quoi qu'elle dise, il sortirait de toute façon -, il tourna les talons et sortit de l'infirmerie. Les couloirs étaient déserts, les cours n'étant pas encore terminés. Aradon regarda autour de lui, et il aperçut le hunter et Kurosu à quelques mètres de lui, qui discutaient.


"...ne vous inquiétez pas, je n'ai pas l'intention de tuer votre élève aujourd'hui."

Mais Kurosu ne lui faisait pas confiance. Il s'apprêtait à lui rétorquer qu'il comptait bien l'accompagner hors de l'académie lorsqu'Aradon, qui s'avançait vers eux, lui coupa la parole.

"Monsieur le Directeur, je vais le raccompagner jusqu'à l'entrée. De toute façon," poursuivit-il alors que Kurosu avait ouvert la bouche pour l'interrompre,"vous avez sans doute mieux à faire que de surveiller un hunter."

Il parlait de la jeune élève en Day Class qui avait été mordue par un vampire en plein cours. A l'expression qu'affichait son visage, Aradon devina que Kurosu voyait très bien où il voulait en venir. Cependant, le directeur l'observa un instant, comme pour être sûr qu'il ne ferait pas de "bêtise", et finalement il tourna les talons et se dirigea à grands pas vers son bureau. Aradon et le hunter étaient restés immobiles, regardant le directeur s'éloigner. Ils se trouvaient sous une sorte de préau qui donnait sur les jardins de l'académie, jardins qu'Aradon avait d'ailleurs aperçus depuis les fenêtres de l'infirmerie. Il pleuvait toujours très fort, mais ce n'était pas ça qui allait les empêcher de se battre ou même de s'entretuer. Lorsque les bruits de pas du directeur se furent enfin complètement tus, le hunter ne resta pas plus longtemps immobile, et, sans crier gare, tenta de frapper Aradon en pleine figure, mais celui-ci, qui s'attendait à son coup, esquiva et lui donna un coup de pied en plein dans le ventre. Le hunter fut projeter en arrière, à quelques mètres de l'abri, sous la pluie. Aradon s'avança vers lui, prudent, tandis que le hunter se relevait presque sans difficulté. Il se regardèrent en chien de faïence pendant un long moment. Puis enfin, Aradon cédant à son impatience, il brisa le silence.

"Où est-il ?"

Il était inutile qu'il en dise davantage, le hunter avait comprit de qui il parlait. Un large sourire narquois se dessinait sur son visage et il lui répondit sur un ton moqueur :


"Il est mort."

Il percevait très bien l'effet que cette nouvelle avait sur Aradon, aussi attendit-il un moment avant de poursuivre.

"Il était devenu un Level E, y'avait plus rien à faire", son sourire s'élargit. "Alors je l'ai tué. Quelle ironie !"

Il rejoua la scène devant Aradon, exagérant les gestes et les paroles des deux personnages, puis il laissa échapper un long rire, presque dément, qui parvenait même à couvrir le bruit de la pluie. Aradon qui ne contenait plus sa colère le frappa d'un coup de poing à la mâchoire. Le hunter, pris par surprise, tituba, et se rattrapa finalement à l'aide d'un buisson. Peut-être pensait-il qu'Aradon serait trop ébranlé pour oser faire quoi que ce soit ? Le chasseur ne lui rendit cependant pas son coup, il imaginait bien les pensées agitées de l'homme de ménage. Fier, il le laissa seul ruminer ses pensées, et se dirigea vers l'entrée de l'académie. Aradon ne le poursuivit pas : à quoi bon ? Ce n'était pas ce hunter là dont il voulait la mort, mais un autre que la mort avait déjà emporté, et dont il ne servait à rien de venger la mort. Le choc était rude. Au fond, il avait peut-être inconsciemment cherché plus qu'il ne le pensait à assouvir sa vengeance, et cela s'avérait maintenant être une grave erreur. La nouvelle ne lui laissait plus qu'un vide, qu'il ne voyait pas comment combler. Il savait que la vengeance ne lui aurait jamais apporté la paix, comme pour tout le monde, et l'absence de vengeance ne l'aidait pas non plus à l'obtenir, cette paix intérieure, cette équilibre et cette sérénité dont il avait besoin, et qu'il ne pensait pouvoir acquérir qu'en ôtant la vie à l'un de ses semblables.

C'est à pas lents qu'il revint sur ses pas, complètement trempé, en direction de l'infirmerie. La cloche sonnait la fin des cours, mais les salles de classe étaient bien loin, aussi n'entendit-il qu'un vague brouhaha parvenir jusqu'à lui. Arrivé devant l'infirmerie, il attendit un instant avant d'ouvrir la porte, qu'il referma ensuite derrière lui. Arya était toujours là, seule...


"Le hunter est parti. Je pense que tu n'as plus rien à craindre."

Il fit une pause, puis il reprit, toujours d'un timbre neutre, presque sans émotion :

"Ça va mieux ?"


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MessageSujet: Re: Quand la malchance vous frappe...[terminé]   Dim 28 Mar - 22:15

Immobile, Arya repensait avec un frisson de peur que si Aradon et Kurosu n’avait pas été là, elle serait certainement gravement blessé - alors qu’elle l’était déjà ! - voir morte vu qu’il s’agissait d’une magie anti-vampire dans le cas d’un hunter. Secouant la tête, elle s’efforça de chasser cette pensée de son esprit et se concentra plutôt sur le jeune humain qui l’enlaçait toujours de façon protectrice. Celui-ci avait finalement reporté son attention sur elle après l’avoir entendu relâcher son souffle et elle le remercia d’une voix douce, reconnaissante envers lui. Néanmoins, Arya remarqua que Aradon semblait ailleurs, sûrement encore préoccupé par le hunter car il ne la regardait pas et la tenait toujours dans ses bras. La jeune femme fini par se sentir un peu gênée par cette étreinte quand Aradon croisa son regard avant de détourner les yeux. La vampiresse baissa la tête et fut alors libérée par le jeune humain qui s’éloigna ensuite d’elle. Craignait-il qu’elle le morde ? Apparemment non mais Arya le suivit quand même de ses yeux rouges. Elle le vit ranger sa dague et la vue du sang encore sur la lame lui fit remettre son visage dans son oreiller et elle s’efforça de se calmer, continuant cependant à écouter les faits et gestes d’Aradon. Elle l’entendit prendre un verre et le remplir d’eau. Retentit ensuite un bruit de comprimés : les bloods tablets. Relevant la tête, Arya observa le jeune homme mettre un comprimé dans le verre et lui apporter ensuite. Elle ne se fit pas prier pour avaler aussitôt le liquide rougeâtre au goût exécrable et vida le verre en quelques gorgées, assoiffée. Le rouge de ses yeux disparut aussitôt mais des reflets étaient encore visibles, son envie de sang n’étant pas complètement assouvie. Posant le verre vide sur la tablette à côté du lit, la jeune femme laissa ensuite sa tête reposée contre l’oreiller, fermant un instant les yeux. Elle était vraiment épuisée mais elle était loin de sombrer dans le sommeil, son esprit fourmillant de questions.

Rouvrant ses yeux d’émeraude, elle posa son regard sur Aradon. Celui-ci venait de lui demander de l’excuser, qu’il devait s’absenter quelques minutes. Arya devina aussitôt ses intentions mais elle n’eut pas le temps de protester que le jeune humain tourna les talons et sortit à son tour de l’infirmerie. La vampiresse se retrouva donc seule, allongée sur le lit blanc, et lâcha un soupir. Cela ne lui plaisait pas que Aradon parte comme ça à la recherche du hunter mais elle n’avait pas pu le retenir. Et ça l’inquiétait. Oui, elle devait bien reconnaître qu’elle se faisait du soucis pour ce jeune humain qui ressemblait à son frère. Son frère…Les yeux d’Arya se posèrent sur le colis qu’il lui avait envoyé et qui était toujours posé près du lavabo. Il n’avait pas bougé et était là, à attendre qu’elle se décide à finalement l’ouvrir. Se redressant, la jeune femme chercha ensuite à se lever…et dû se retenir au lit pour ne pas chuter, étant prise de vertiges, les jambes légèrement flageolantes. Respirant un grand coup, elle s’efforça néanmoins à avancer et alla récupéra son paquet avant de revenir vers son lit. Là, elle prit le verre, alla le remplir d’eau et y fit tomber une Blood Tablet qui s’y dissout aussitôt, faisant virer l’eau au rouge. Arya retourna ensuite s’installer avec soulagement sur le lit, bien qu’elle soit inquiète au sujet d’Aradon. Avalant quelques gorgées de l’infecte boisson, elle prit ensuite le colis de forme rectangulaire et s’attela à l’ouvrir. De ses doigts fins, la vampiresse ouvrit donc le paquet envoyé par son frère et fut surprise par son contenu. Il y avait là une boîte rectangulaire - qui prenait quasiment tout la place dans le carton - ainsi que des papiers. Sortant la boîte, elle la posa à côté d’elle avant d’observer les papiers de plus près. L’un était une lettre et elle l’ouvrit aussitôt pour la lire, remettant les deux autres - deux rouleaux - pour après. Elle reconnut aussitôt l’écriture légère de son frère et lut donc :


Citation :
Arya,

Comment vas-tu petite sœur ? Moi je vais bien, un peu fatigué mais ça peut aller. Actuellement, je suis à Hokkaido depuis quelques jours, toujours à faire mes recherches - nos recherches. J’ai beaucoup avancé d’ailleurs à ce sujet et il s‘agit de la raison secondaire de cet envoi - la première étant ce que tu as dû trouver avec cette lettre. Certes, je n’ai toujours pas trouvé une maison où nous pourrions vivre en paix mais j’ai fait une découverte très intéressante ici. En effet, hier, j’ai rencontré un vieux vampire qui vit ici depuis de longues années et il m’en a apprit plus que je n’aurais jamais espéré en apprendre de lui à un certain sujet. Tu dois avoir deviné, il s’agit de ‘son’ identité. Apparemment, l’homme que nous cherchons est William De Wiscott, le fils de la famille De Wiscott. Il a la mauvaise réputation de s’en prendre aux humains et de les transformer en vampire mais, parce que de sang pur, personne ne lui dit rien, même pas le sénat. En tout cas, sa description physique correspond au souvenir que tu as de lui. Malheureusement, je n’ai pas pu trouver de photo de lui à t’envoyer et vais orienter mes recherche là-dessus afin de te l’envoyer et d’obtenir ta confirmation visuelle qu’il s’agisse bien de lui. Voilà ! Tu sais tout maintenant et j’espère que cette nouvelle ne te perturberas pas trop. De même, j’espère que tu ne fâcheras pas en découvrant le reste du contenu de mon colis. Je t’aime et te fais de grosses bises.

Shin.


Arya resta un long moment immobile, relisant plusieurs fois la lettre, ayant un peu de mal à y croire. William De Wiscott…Enfin ! Enfin elle savait comment il s’appelait ! Une larme roula doucement sur sa joue sous l’émotion qui était forte. Essuyant celle-ci, la jeune femme replia la lettre et se concentra sur la fin de cette dernière. Qu’elle ne se fâche pas en découvrant le reste du colis…Que voulait donc dire Shin ? Curieuse de le savoir, Arya ouvrit donc la boîte en cuir noir qu’il lui avait envoyé et l’ouvrit. Elle en resta interdite. A l’intérieur, reposait un collier serti de petites émeraudes. Le collier était magnifique et elle devina aussitôt qu’il devait valoir une petite fortune. En même temps, il lui était étrangement familier mais elle ne se souvenait plus où l’avoir vu. Refermant l’écrin du collier et le posant à côté d’elle, la vampiresse regarda les deux rouleaux qui restaient. Déroulant le premier, elle eut la surprise d’y trouver un dessin la représentant en train de rire. Le dessin était très beau mais Arya eut du mal à se reconnaître. Cela faisait longtemps qu’elle n’avait plus eu d’expression aussi joyeuse et elle fut très touchée par le dessin que son frère avait fait d’elle. Reposant le dessin qui s’enroula sur lui-même, elle regarda le deuxième, dont un mot glissé dedans tomba sur ses genoux. Regardant le dessin, celui-ci lui fit l’effet d’un coup de couteau dans le cœur. Dessus était représenté quatre personnes, une femme et trois hommes, dont deux jeunes, entourant une cinquième personne : elle. Arya était représentée assise, entourée par ses deux frères aînés et ses parents. Tous les cinq souriaient largement, heureux. Si le premier dessin lui avait fait plaisir, celui-là lui faisait saigner le cœur. C’était comme si Shin l’avait poignardé, ouvrant une plaie béante en elle. Reposant le dessin, elle prit le petit mot écrit pas son frère.

Citation :
Arya,

Pardon.

Je sais que tu n’aimes pas que je souhaite 'cet' anniversaire, notre anniversaire, mais, cette année, j’ai eu envie de le faire car tu es loin de moi. J’espère que le portrait de toi te plaît ainsi que le reste même si, cela, j’en doute fortement. Le collier, je ne sais pas si t’en souviens, mais maman possédait le même. Je l’ai acheté par hasard alors que j’étais de passage en Italie. Ne m’en veux pas petite princesse. Je voulais juste te faire plaisir.

Ton frère qui t’aime, Shin.


Silencieuse comme une tombe, Arya relit la fin du mot. Ne pas lui en vouloir ? Juste lui faire plaisir ? Mais il pensait à quoi en lui envoyant ça ? Qu’elle accepterait ses cadeaux à cœur ouvert alors qu’ils le faisaient saigner à vif ? A croire que Shin la connaissait vraiment mal. Ses cadeaux ne lui faisaient pas plaisir et elle lui en voulait. Il avait obtenu tout le contraire de ce qu’il espérait en fait. Arya avait même la désagréable impression qu’il l’avait fait exprès et elle ne pu s’empêcher de balancer le tout par terre. Ce fut juste après que la porte de l’infirmerie s’ouvrit, laissant entrer Aradon. Aradon…La vampiresse avait complètement oublié qu’il lui avait dit qu’il revenait. Elle écouta à peine ses paroles, n’étant vraiment pas d’humeur à se préoccuper du hunter. Il lui demanda si ça allait mieux et elle se pinça les lèvres. Apparemment, il n’avait pas remarqué les quatre papiers et la boite qui traînaient par terre, à côté de son lit. Physiquement, ça allait mieux mais émotionnellement…c’était une véritable souffrance qui l’habitait, son cœur saignant toujours autant. N‘ayant pas encore remit son chemisier noir, elle le fit aussitôt, retenant de justesse une grimace de douleur. Observant ensuite Aradon, elle remarqua que lui aussi semblait différent d’il y a dix minutes. Comme quoi, elle n’était pas la seule à souffrir émotionnellement, lui aussi semblait secoué. Baissant les yeux, Arya répondit.

« Je vais aussi bien que vous à ce qu’on dirait… »

La vampiresse parlait d’une voix un peu blanche, sur le même ton que celui que venait d’employer Aradon. Une odeur de sang vint alors chatouiller ses narines et elle posa ses yeux scrutateurs sur le jeune humain, soudainement inquiète.

« Seriez-vous blessé ? »

Arya vit alors les traces légères de sang qu’il y avait sur son haut. Il y en avait trop peu pour que se soit son sang à lui et elle se doutait qu’il devait appartenir au hunter, l’odeur étant trop faible pour qu’elle la reconnaisse sans mal. Se sentant étrangement soulagée, la jeune femme dit alors, l’air désapprobateur :

« Vous vous êtes battu avec ce hunter… »

Ce n’était pas une question mais une affirmation, la confirmation de ce qu’elle avait deviné de ses intentions quand il était sortit. Elle reprit :

« Pourquoi ? Pourquoi avez-vous sortit votre dague contre lui ? Le connaissez-vous ? Est-ce pour cela que vous l’avez blessé devant moi, en espérant que l’odeur de son sang me mette hors de moi ? Expliquez-moi Aradon-san… »

La jeune femme avait un ton suppliant. Elle voulait comprendre. Des tas de questions fourmillaient dans son esprit mais bon nombre d’entre elles pouvaient être blessantes envers le jeune humain, aussi les taisait-elle. Cependant, elle espérait qu’il répondrait à ses interrogations Elle ne supportait pas l’idée de savoir que sa ‘bêtise’ puisse avoir des conséquences sur Aradon. Elle n’avait pas voulu ça…

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MessageSujet: Re: Quand la malchance vous frappe...[terminé]   Lun 29 Mar - 17:56

Sa propre voix lui paraissait lointaine, comme si elle ne venait que d'un souvenir. Son corps se trouvait dans l'infirmerie mais son esprit lui était autre part, plongé dans un monde que nul ne pouvait atteindre. Il regardait Arya sans la voir véritablement, ressassant les dernières paroles du hunter dans sa tête. Alors qu'il avait toujours cru s'être libéré de son passé, de ses regrets et de ses remords, il venait maintenant de se rendre compte combien il s'était accroché à la dernière chose qui lui permettait de continuer à vivre, son dernier but : la vengeance. Alors à présent, que pouvait-il bien lui rester ? Le dernier lien qui l'unissait à son plus précieux ami était rompu, et il était tant de tourner la page et de passer à autre chose. Se laissant gagner par le désespoir, il fut sur le point de se laisser aller, de s'affaler parterre sous le poids de son corps qui lui paraissait si pesant, et de laisser transparaître aux yeux d'Arya toute la faiblesse qu'aucun homme n'oserait montrer, mais la voix de la jeune fille, brisant le silence, parvint jusqu'à ses oreilles et le réveilla de sa torpeur. Son état de léthargie n'avait duré que quelques secondes, et pourtant Aradon avait l'impression que cela faisait des heures...

Et ainsi, comme si son cerveau s'était remis en route, ses sens se ranimèrent, et il entendit de nouveau la pluie tombée à verse contre les fenêtres de l'infirmerie ; son regard ne semblait plus être perdu dans les méandres de son inconscience. On aurait dit que le fil du temps s'était arrêté l'espace d'un instant, et qu'il avait finalement repris son cours, ce qu'Aradon aurait été le seul à percevoir. Comme il regardait toujours dans la direction d'Arya, il se rendit compte qu'elle s'était rhabillée, sans pour autant être capable de dire si cela s'était passé avant ou après son retour à l'infirmerie. Sa vue étant redevenue normale, il examina un instant la pièce qui lui paraissait avoir un peu changé depuis sa pourtant très courte absence. En effet, une boîte en cuir, un emballage en carton et quelques morceaux de feuilles jonchaient le sol, juste au bas du lit où était assise Arya, les papiers semblant avoir été jetés parterre. Aradon devinait que cet état des lieux devait expliquer la voix étrange d'Arya, aussi étrange que celle qu'il avait employée en arrivant dans la pièce. Ce ton qu'il ne lui connaissait pas, attira son attention et lui fit complètement oublier son affliction. Il écouta la jeune fille parler sans réagir. Elle allait aussi bien que lui, mal donc, mais Aradon en ignorait la cause, qui avait sans l'ombre d'un doute un lien avec les divers objets qui se trouvaient toujours sur le sol. Quoi qu'il en soit, il resta silencieux, les explications n'étant vraiment pas son fort... Elle lui demanda alors s'il était blessé, et ne le laissant même pas le temps de lui répondre que ce n'était pas le cas, elle continua, lui reprochant de s'être battu contre le hunter. Enfin, elle enchaîna avec une série de questions sur les raisons qui avaient poussées Aradon à agir ainsi, et elle se tut.

Elle voulait connaître la vérité, le fond de sa pensée, les raisons de ses agissements, qu'elle était en droit de demander, puisqu'elle croyait en être, au moins partiellement, la cause. Mais Aradon n'était pas prêt à lui expliquer... Pas parce qu'il ne voulait pas lui dire la vérité ou qu'il avait peur de lui mentir, mais plutôt parce que c'était un sujet qu'il ne souhaitait pas aborder, pas pour le moment en tout cas ; et peut-être aussi parce qu'il ne voulait pas en parler à une "gamine" de dix-huit ans, en apparence certes. Aussi préférait-il rester muet... Cependant, cela n'allait rien arranger du tout, voire pire, cela pourrait même envenimer la situation, tout simplement parce qu'Arya se méprendrait sur la raison véritable de son silence. Il devait donc malgré tout lui fournir une explication, aussi infime soit elle, mais qui pourrait la rassurer, ou au moins la contenter pour le moment. Il se décida donc à briser le silence, et à lui répondre de la voix la plus franche et assurée possible.


"Tu n'as rien à voir là-dedans, Arya. Et tu n'as rien à te reprocher non plus..."


Ce qui était entièrement vrai, même si, l'espace d'un instant, il avait voulu trancher la gorge du hunter pour permettre à Arya d'étancher sa soif, il n'avait finalement pas agi pour ses raisons là. De toutes façons, il y avait plus important pour le moment : l'inquiétude d'Arya à son sujet lui serrait le coeur et son expression si différente de tout à l'heure l'inquiétait à son tour.

Il était resté sur le seuil de la porte, immobile. De temps en temps, des gouttes d'eau s'écoulaient de ses vêtements trempés par la pluie, d'autres perlaient dans ses cheveux ou sur son nez, d'autres encore le chatouillaient en coulant le long de son visage, et venaient ensuite s'écraser sur le carrelage de l'infirmerie. Chercher une serviette pour s'essuyer aurait dû être la première chose qu'il devait faire, mais ce ne fut pas ce qu'il fit. A la place, il s'avança de quelques pas, et s'arrêta juste devant l'amas d'objets parterre. Il s'accroupit, et jeta un oeil plus attentif aux divers objets. Ses yeux tombèrent sur une lettre qu'il n'avait pas vu et sur laquelle il avait failli marcher ; il lut malgré lui les premières lignes
"Arya, Comment vas-tu petite sœur ? Moi je vais bien..." avant de détourner les yeux. Alors qu'il s'apprêtait à tendre la main pour ramasser les quelques feuilles et rouleaux de papiers qui se trouvaient parterre, il se rendit compte que ses mains étaient encore humides. Il n'avait pas vraiment envie de mouiller les rouleaux de papier d'Arya, et n'ayant pas de quoi s'essuyer, il abandonna donc l'idée de les ramasser pour le moment. Il retira sa main juste avant qu'une goutte ne tombe sur la lettre ; elle vint atterrir sur le sol, à quelques centimètres de la lettre, en un léger 'ploc' que seul Aradon avait dû entendre. Il avait de la chance aujourd'hui, si on pouvait appeler cela de la chance... Il se releva donc, et passa une main dans ses cheveux, quelque peu gêné (par la situation qui ne devait avoir aucun sens pour la jeune fille...), inondant au passage la porte derrière lui. C'était comme qui dirait une situation comique là où on ne l'attendait pas...
Pour qu'Arya ne se rende pas compte de son embarras, ce qui, soi dit en passant, était peut-être déjà peine perdue, il lui demanda :


"C'était un colis venant de ton père ?"

...

Si certains se demandent comment il était possible qu'Aradon ait pu se tromper alors même qu'il venait de lire une phrase qui ne pouvait laisser aucune ambiguïté quant à l'expéditeur du colis, la raison était que le malaise d'Aradon lui faisait toujours dire des bêtises et autres absurdités. Certes, Arya n'avait peut-être pas vu qu'il avait lu une partie de la lettre... Elle devait même se dire qu'il était un peu bizarre, s'accroupir puis se relever comme ça, ça ne pouvait paraître qu'étrange aux yeux de ceux qui n'étaient pas dans la tête d'Aradon... Quoi qu'il en soit, il se rendit compte fort heureusement de son erreur (non non, il n'est pas si lent d'esprit que cela...), mais il était un peu trop tard, malheureusement. Difficile de rattraper le coup maintenant. La question était donc : que faire ? Ce n'était pas qu'Aradon n'était pas très futé, mais plutôt, qu'il se cassait la tête pour un rien. De toute façon, Arya allait bien finir par lui dire que le colis venait de son frère et non de son père, et puis, elle n'était pas dans sa tête, elle ne pouvait pas deviner qu'il s'était royalement trompé... Ce n'était plus qu'une question de temps, un temps qui lui paressait étrangement long encore une fois... La chaleur commençait à lui monter aux joues alors même qu'il frissonnait... Il était peut-être temps qu'Arya fasse quelque chose... Ou alors elle n'allait rien faire du tout ? Peut-être qu'elle avait décider de rester silencieuse, peut-être qu'elle aussi, elle ne voulait pas en parler, de ses problèmes, si elle en avait...
Que d'hypothèses pour pas grand chose !
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MessageSujet: Re: Quand la malchance vous frappe...[terminé]   Lun 29 Mar - 18:42

Oui Arya voulait connaître la vérité, savoir pourquoi Aradon avait ainsi agit, pourquoi il s’en était prit à ce hunter. Elle savait qu’il le connaissait et que l’homme devait avoir un rapport quelconque avec le passé du jeune homme mais elle ne savait quoi. Elle voulait savoir donc. Savoir pourquoi il avait blessé cet homme au cou devant elle, s’était battu contre lui. Souhaitait-il sa mort ? Se venger de lui d’une quelconque façon ? La jeune vampire ne savait pas et son esprit fourmillait donc de questions, baignées dans l’inquiétude. Si elle lui avait parlé durement au début, elle était clairement plus inquiète maintenant qu‘elle voyait qu‘il n‘avait pas l‘air d‘aller bien. Elle en était même à oublier sa propre tristesse face au colis qu’elle venait de recevoir pour se concentrer sur lui. Aradon lui paraissait étrangement absent et elle percevait une certaine hésitation en lui, ainsi qu’un esprit bouleversé, perdu. Assise sur son lit, Arya le fixait donc de ses yeux d’émeraudes, à attendre avec une inquiétude grandissante qu’il parle, dise quelque chose plutôt que de garder ce silence absurde qui la faisait se sentir triste et blessée, comme si elle avait vu juste dans ses questions. Finalement le jeune homme ouvrit la bouche et une voix assurée et franche en sortit, la surprenant grandement, pour lui dire qu’elle n’avait pas à s’inquiéter, qu’elle n’avait rien à voir avec tout cela. S’il pensait la rassurer avec de telles paroles et bien il se trompait lourdement ! Au contraire, elle était encore plus persuadée qu’elle était en cause d’une quelconque manière et s’en voulait terriblement. Si seulement elle n’était pas sortie aujourd’hui ! Elle n’aurait pas été blessée, elle n’aurait pas attiré ce hunter ici et Aradon n’aurait pas été aussi bouleversé en voyant ce chasseur qui semblait lié à son passé.

Le jeune homme s’approcha alors d’elle et elle vit à son regard qu’il ne parlerait pas de lui pour l’instant, comme lors de leur dernière rencontre. Il voulait garder sa souffrance et sa tristesse pour lui sans lui en expliquer les raisons, encore une fois. Mais la vampiresse était tenace…et patiente. Si il ne voulait pas parler aujourd’hui, très bien ! Elle était patiente et elle attendrait donc qu’il vienne de lui-même se confier à elle vu que dès qu’elle l’interrogeait, il se renfermait sur lui. Observant Aradon, Arya détourna alors la tête, gênée, quand il se pencha pour voir se qui se trouvait par terre, ce qu’elle avait balancé contre le sol sous un accès de colère. Elle devinait déjà les interrogations que devait se poser le jeune humain vis-à-vis de ce tas au pied du lit. Elle le regarda ensuite se relever et remarqua avec intrigue un certain embarras sur son visage qui lui provoqua un nœud à l’estomac. Est-ce qu’il avait lu le mot ? Apparemment non. En tout cas, il prit un air détaché et se passa la main dans les cheveux, inondant au passage ce qui se trouvait derrière lui. Il lui posa alors une question qui fit détourner le regard d’Arya sur ses poings qui s’étaient serrés sur ses genoux. Elle n’avait pas remarqué qu’il avait lu le début de la lettre et qu’il posait donc la question pour rien. Elle hésitait à lui répondre d’ailleurs. Aradon devait la trouver étrange. Elle s’était faite attaquée en allant chercher ce colis et voilà qu’elle en avait balancé le contenu à terre. A se demander pourquoi elle avait risqué, même si c’était involontairement, sa vie. Aussi, un air de reddition sur le visage, elle lui répondit :


« Non, ça vient de mon frère… »

''C'est pour notre anniversaire de mort'', eut-elle envie de dire mais elle se retint. Leur anniversaire de mort...celui-ci avait eu lieu la semaine dernière. Il y a une semaine jour pour jour, cela faisait six ans qu'elle était devenu un monstre. Cela faisait six ans que Shin et elle avaient tué son fiancé, devenant définitivement des vampires, et avaient fui leur maison. Leur chez eux...Du coup, on pouvait dire que le cadeau de Shin pour ce jour ne lui faisait pas du tout plaisir et cela se voyait vu comment elle l’avait balancé au sol. Son visage était distant en plus et son regard tout sauf sur Aradon. Néanmoins, elle le regarda à nouveau quand elle l’aperçut en train de frissonner.

*Mais qu’est-ce que je peux être bête parfois !*

Arya avait en effet complètement zappé que le jeune homme était trempé, étant certainement sortit sous la pluie qui tombait à verse dehors. Il ne se séchait en plus lui aussi. A croire qu’il voulait tomber malade…Lâchant un soupir, la jeune vampire se leva du lit avec prudence mais fut quand même assaillit par un vertige et dû se rattraper à Aradon pour se stabiliser. Un frisson la prit à son contact : il était complètement trempé ! Avançant avec prudence, Arya alla ouvrir une armoire dans le fond où était entreposé divers linges. Elle prit une serviette et revint vers le jeune homme pour lui poser sur la tête.

« Vous êtes trempés Aradon-san…Vous devriez vous sécher, vous allez attraper froid sinon… »

Avec douceur, elle le força à enlever sa veste et alla suspendre celle-ci au portemanteau de l’infirmerie. La jeune femme revint ensuite et ramassa à contrecœur les deux dessins, les deux lettres et le coffret puis alla s’asseoir sur son lit. Là, elle but une gorgée de la boisson rougeâtre posée sur la tablette. Aradon avait encore l’odeur du sang du hunter sur lui et Arya préférait donc prévenir une soif de sang en avalant l’infecte boisson que donnait les bloods tablets dissoutes. Ses yeux n’étaient donc plus le moins du monde rouges et avaient retrouvés leur belle couleur d’émeraude de tous les jours. Ceux-ci se posèrent un long moment sur le jeune humain avant de se reposer sur le coffret et les papiers. Avec douceur et tristesse, la voix de la vampiresse se fit entendre.

« Je ne sais pas ce qu’est devenu mon père, ni ma mère et mon frère aîné. Ni le reste de ma famille et mes amis. Je ne sais rien de ce qu'ils leur aient arrivés. Cela fait désormais six ans que je suis partit de chez moi sans rien dire avec mon deuxième frère. Il est aussi plus âgé que moi et il est comme moi… »

Oui, Shin était un vampire tout comme elle, mordu le même jour et devenu totalement vampire le même jour…Ils avaient tout perdu le même jour. Famille, amis, vie tranquille et simple…La vie n’était pas facile pour eux désormais. Le pire c’était qu’ils risquaient de dégénérer à tout instant. Ni l’un ni l’autre n’avait jamais bu le sang du vampire de sang pur qui les avait transformé mais maintenant ils avaient une chance d’espoir vu que Shin avait découvert le nom de ce vampire. Observant Aradon, Arya continua sur un ton doux et calme.

« Avez-vous des souvenirs douloureux que vous voudriez oublier Aradon-san ? Moi j’en ai. Ceux de ma vie d’humaine. J’aimerai les effacer à jamais si je le pouvais car il n’y a rien de plus blessant qu’un souvenir heureux mais douloureux pour vous qu’on réveille avec violence…Surtout quand c’est la personne que vous aimez le plus qui le réveille intentionnellement… »

Arya parlait d’une voix d’une profonde tristesse. Elle se confiait plus qu’elle ne devrait le faire à Aradon mais cela lui faisait étrangement du bien de lui parler de la plaie que son frère venait d’ouvrir dans son cœur et qui continuait de saigner à vif. Elle mettrait du temps à se refermer en plus de cela, son frère venant de la blesser profondément aujourd’hui avec un tel ‘cadeau’. En tout cas, la jeune vampire avait l’impression que parler ainsi d’elle aiderait peut-être le jeune homme à se confier. Après tout, lui aussi ne venait-il d’avoir un souvenir douloureux réveillé ? C’était l’impression qu’avait Arya mais peut-être se trompait-elle après tout…

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MessageSujet: Re: Quand la malchance vous frappe...[terminé]   Lun 29 Mar - 19:01

Songer à la douleur de l'autre plutôt qu'à la sienne... Ne pas parler de soi, mais faire parler l'autre afin de lui faire oublier sa peine. La consoler, c'était la seule chose qu'il souhaitait faire pour le moment...

Son embarras s'évapora dès l'instant où Arya le corrigea, et lui expliqua que le colis venait de son frère. C'était un présent de l'un de ses proches, et pourtant, cela ne semblait pas lui faire plaisir, loin de là. Ce ton froid qu'elle avait employé, et la manière dont le colis et ce qu'il contenait avaient été jeté à même le sol, dans un accès de colère, semblaient montrer combien ce cadeau lui avait déplu. Au moins, cela expliquait clairement la raison pour laquelle Arya paraissait différente depuis le retour d'Aradon. Celui-ci aurait voulu la voir plus sereine et apaisée, mais il ne voyait pas vraiment ce qu'il pourrait dire pour la consoler. Et pourtant, c'était une situation anodine. A croire qu'il avait toujours vécu coupé du monde depuis ce "fameux jour"... Plongé dans ses pensées, il n'en restait pas moins connecté à la réalité. Aussi observait-il Arya avec attention, tout en cherchant quelque chose à lui répondre. Il bredouilla un vague
'Ah bon', et détourna les yeux, encore quelque peu gêné par sa méprise. C'était bien la première fois qu'il réagissait ainsi devant une fille, devant quelqu'un tout court même. Arya était en train de le changer, mais cela, Aradon ne l'avait pas encore remarqué...

En parlant de changement... Arya avait remarqué - difficile de ne pas le voir...- qu'Aradon était complètement trempé, de la tête au pied ; jusque dans ses chaussettes, mais je ne vais pas développer, de peur d'en faire fuir certaines... Elle s'était levée et allait se diriger vers l'une des armoires de l'infirmerie pour y trouver de quoi essuyer Aradon, mais elle perdit l'équilibre et se rattrapa au bras de celui-ci. Ses mains étaient chaudes, plus chaudes qu'il ne l'aurait cru d'ailleurs, mais ça c'était parce que lui était complètement gelé. Pourtant, alors que son corps frissonnait, son esprit ne ressentait pas le froid : l'atmosphère de l'infirmerie était douce et chaleureuse, et même plus que chaleureuse, il faisait chaud, au point qu'il y avait même de la buée sur les vitres des fenêtres. Quoi qu'il en soit, Arya était déjà revenue vers Aradon, une serviette à la main. Elle la déposa sur sa tête avant d'entreprendre de lui enlever sa veste. Ne voulant pas la contrarier, il se laissa faire docilement, tout en l'aidant à la retirer. Une fois qu'ils y étaient parvenus, Arya alla suspendre sa veste sur un portemanteau. Elle rangea la pièce de tout le bazar qu'elle avait fait, puis retourna s'asseoir sur son lit, et but quelques gorgées de son verre empli du liquide rougeâtre qu'avait donné les Blood Tablets. Aradon l'observait en silence, attendant de voir ce qu'elle allait faire. A sa plus grande surprise, elle se remit à parler, non pas pour lui poser des questions, mais pour parler d'elle, et Aradon l'écouta raconter son histoire sans l'interrompre. Tout en écoutant, il imaginait ce que les parents d'Arya avaient bien pu devenir, après ces sept ans. Il se demandait pour quelle raison une jeune fille de dix-huit ans avait décidé de quitter le cocon familial, accompagnée de son frère. Tout quitter pour finalement se retrouver transformer en vampire ? Lorsqu'elle eut fini de résumer ce qui lui était arrivée il y a sept ans de cela, elle demanda à Aradon si lui aussi avait des souvenirs douloureux qu'il aimerait plus que tout oublier. Il eut un léger pincement au coeur en y pensant, mais Arya poursuivit sans attendre sa réponse. Elle lui expliquait combien ses souvenirs du temps où elle était humaine étaient très douloureux et qu'elle aurait voulu les effacer de sa mémoire. C'était impossible bien sûr, et il était tellement facile de raviver un souvenir qu'on essayait d'oublier. Aradon devinait que la personne dont Arya parlait, celle qu'elle aimait le plus, n'était autre que son frère, celui dont elle avait déjà parlé, le soir de leur rencontre. D'ailleurs, ce soir-là, ils avaient tous deux rendez-vous, et il n'était pas venu, ce qui expliquait la tristesse apparente de la jeune fille ce soir-là...

Arya cessa alors de parler, et le silence s'installa dans l'infirmerie. Aradon se demandait pourquoi elle s'était décidée à lui raconter tout cela, si c'était parce qu'elle voulait le "faire parler", ou tout simplement parce qu'elle avait besoin de parler. Quoi qu'il en soit, Aradon se posait quelques questions et il se demandait si Arya accepterait d'en parler. Lui-même préférait, comme toujours, remettre la question de son passé à plus tard. C'était une manière de fuir, mais il ne le voyait pas comme ça. Pour lui, son passé devait rester ce qu'il était, c'est-à-dire le passé, et qu'il était bien inutile de le raconter. Il ne voyait pas ce que cela pouvait lui apporter, et la simple idée de devoir, une nouvelle fois, se souvenir ne l'enchantait guère. Il se sentait plus capable de réconforter Arya plutôt que de se laisser réconforter. Est-ce parce qu'il avait peur de montrer un quelconque signe de faiblesse ? Il lui avait pourtant déjà montré des signes de faiblesse... Et fuir comme il le faisait, en refusant de faire face à ses souvenirs, n'était-ce pas là justement un signe de faiblesse ? Il se souvint alors qu'il avait promis - il l'avait laisser entendre tout du moins - à Arya de lui raconter. Et là, il essayait encore de se dérober. C'était tellement plus facile de faire comme si de rien n'était, comme s'il avait toujours eu une enfance et une adolescence banale, comme s'il n'avait jamais rencontrer ni eu à faire à des vampires...

Des souvenirs douloureux qu'il voudrait oublier... Qui pouvait prétendre ne pas en avoir ? Et c'était justement parce qu'il voulait les oublier qu'il n'en parlait pas. Il avait déjà fait l'expérience une fois de se souvenir, et cette expérience elle-même était devenue un mauvais souvenir. Il n'avait finalement pas été capable de raconter son passé, pourquoi il était seul, où se trouvaient ses parents. Il avait simplement dit qu'il s'était enfui de chez lui, tout en expliquant que ce n'était pas une fugue. Et pourtant, à cet instant même, dans cette infirmerie baignée de chaleur, il se sentait presque capable de tout dire à Arya, sans rien cacher ni rien omettre. Peut-être était-ce parce qu'elle s'était dévoilée à lui... .Ou n'était-ce pas plutôt parce qu'il avait toujours eu envie de le raconter, mais qu'il n'avait jamais trouvé la personne qui saurait l'écouter ? Alors qu'il était sur le point de parler, une pensée lui vint à l'esprit. Comment réagirait Arya ? Si elle prenait peur, qu'est-ce qu'il ferait lui ? Il regretterait toute sa vie de lui avoir raconter son passé ? Ou il aurait envie de l'écorcher vive ? De toute façon, il détestait les vampires, et il n'avait plus envie d'avoir quoique ce soit à faire avec eux, alors ce n'était peut-être pas si improbable. Il serait donc prêt à la tuer sous prétexte qu'elle ne saurait l'accepter comme il était, avec un passé si sombre ? Son cauchemar de la veille lui revint à l'esprit, la douleur avec. Non, il ne pourrait pas la tuer, même si elle était un vampire. Mais pourquoi hésitait-il autant ? Après tout, tant pis si elle le repoussait et qu'il la dégoûtait, il vivrait sa vie comme il l'avait toujours fait, comme si les vampires n'étaient jamais entrés dans son existence... Enfin, Aradon brisa ce long moment de silence.


"Te souviens-tu de la dernière fois qu'on s'était vu ? Je t'avais dit que je voulais faire taire ta curiosité...", commença-t-il avant de s'interrompre un instant. Il reprit, en se passant une main dans ses cheveux encore mouillés :"Par quoi commencer..."

Aradon essayait d'ordonner ses pensées... Ce qu'il allait commencer par dire... Expliquer la raison pour laquelle il connaissait le hunter. Et puis, la raison de sa tristesse... Sa première rencontre avec des vampires...

"Le hunter... Il a causé la mort d'une personne qui m'était proche... un vampire..."

"..."

"C'est assez compliqué... Moi-même je ne sais pas vraiment... Il y a encore certaines choses que je ne comprends pas..."


Ce qu'il disait ne devait avoir aucun sens pour Arya... Des images de son passé refaisaient surface. Il ne comprenait toujours pas comment cela avait pu le mener à la mort de son ami... Il poursuivit :

"Quoi qu'il en soit, ce vampire n'était pas le premier que j'ai rencontré..."

"J'ai..."


Aradon s'arrêta soudain de parler. Des bruits de pas parvenaient jusqu'à ses oreilles, et se rapprochaient de plus en plus de l'infirmerie. Il les écouta sans bouger, intrigué. Les bruits de pas se turent alors juste devant la porte. Il se retourna au moment même où l'inconnu ouvrit la porte de l'infirmerie. Un vent glacé s'engouffra alors dans la pièce, et Aradon frissonna. La personne qui venait d'entrer avait dû le voir car elle referma sans attendre la porte derrière elle. C'était l'infirmière qui revenait de l'hôpital. Elle aussi avait marcher sous la pluie car sa blouse blanche était trempée. Lorsqu'elle entra, elle fut surprise de voir l'homme de ménage et la jeune élève seuls dans l'infirmerie ; puis, l'expression de son visage redevint celui de d'habitude, l'air toujours strict et sérieux, elle venait de se souvenir. Son expression changea à nouveau lorsqu'elle vit Aradon trempé de la tête au pied. Son expression en disait long sur ce qu'elle pensait, mais elle n'en dit rien. Elle laissa simplement échapper un soupir en murmurant quelque chose qu'Aradon n'entendit pas, puis elle s'approcha d'Arya pour vérifier son état. Elle vit sa blessure au cou qui était maintenant dissimulée par une compresse, mais elle ne vit pas celle qu'Arya avait au bras. L'infirmière lui prit le poignet pour écouter son pouls, elle posa une main sur sa tempe pour vérifier sa température, observa attentivement l'iris de ses yeux et son teint toujours si pâle.

"Tu as l'air d'aller mieux...", lui dit-elle en continuant de l'observer."Raccompagnez-la tout de même à son dortoir." , ajouta-t-elle cette fois-ci à l'adresse d'Aradon.

Celui-ci acquiesça d'un signe de tête. Il prit alors son manteau encore mouillé, et s'approcha d'Arya pour l'aider à se lever, mais il tourna soudain vivement la tête pour éternuer. En relevant la tête, il vit le regard réprobateur de l'infirmière.


"Vous feriez mieux d'aller vous changer aussi."

Oui, c'est ce qu'il comptait faire depuis un moment d'ailleurs, mais il ne l'avait pas encore trouvé, ce moment... Finalement, l'infirmière cessa de s'occuper d'eux, et partit chercher de quoi se changer. Aradon, lui, se tourna vers Arya, qui était toujours assise sur le lit...
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Arya Asakura
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MessageSujet: Re: Quand la malchance vous frappe...[terminé]   Mar 30 Mar - 17:20

Ce dessin la représentant avec sa famille et ce collier d’émeraude…La plaie qu’ils avaient ouvert dans le cœur d'Arya mettrait plusieurs jours, voir semaines à se refermer complètement. Son frère lui avait vraiment fait mal en lui envoyant cela en guise de cadeau, même s’ils étaient accompagnés d’une bonne nouvelle dans sa lettre. Elle n’en voulait pas de ces cadeaux mais elle savait qu’elle ne pourrait s’empêcher de les garder. Shin se jouait bien d’elle là-dessus. Il la connaissait bien sa petite sœur. Il savait que même si elle ne voulait pas de ce qu’il lui offrait, elle les garderait quand même. Pourquoi ? Elle-même aimerait bien le savoir. Avoir cela sous les yeux la faisaient souffrir mais elle les garderait malgré cela. A croire qu’elle était masochiste…Les poings serrés sur ses genoux, notre vampiresse s’efforçait d’oublier sa douleur dans le cœur pour être apte à poursuivre la conversation avec Aradon. Il était le premier à qui Arya ouvrait autant son cœur et elle n’en comprenait pas la raison. Parce qu’il ressemblait tant à Shin ? Sûrement mais il y avait une autre raison derrière bien qu’elle l’ignorait encore. Enfin bref ! La demoiselle fut sortie de ses sombres pensées en percevant un frissonnement chez Aradon, la ramenant subitement à la réalité et au fait qu’il était trempé.

Il allait tomber malade à rester comme ça ! Ne s’en souciait-il pas ? En tout cas elle, ça l’inquiétait. Aussi se leva-t-elle de son lit et alla-t-elle lui chercher une serviette dans une armoire avec prudence après avoir manqué de tomber, s’étant levé trop rapidement. Le contact avec le jeune homme la fit frissonner car il était trempé et gelé alors que elle avait la peau étrangement chaude pour une vampire mais elle ne s’en formalisa pas et alla chercher sa serviette. Elle la posa ensuite sur la tête du jeune homme et le força gentiment à enlever sa veste humide pour la suspendre au portemanteau de la pièce. Arya revint ensuite vers lui et ramassa le contenu de son colis bien qu’elle aurait préféré le laisser sur le sol mais elle n’aimait pas laisser les choses en bordel. Elle remit le tout dans le carton et se réinstalla sur son lit, avalant le reste de l’infecte boisson de son verre. Elle resta ensuite un long moment silencieuse, ne sachant trop quoi dire. Aradon aussi garda le silence mais la jeune vampire sentait son regard sur elle, sûrement attendait-il qu’elle parle. Mais pour dire quoi ? Son intuition lui recommandait de ne pas questionner le jeune homme, qu’il risquait de se renfermer d’avantage si elle le questionnait. Et puis il y avait cette envie au fond d’elle…cette envie de lui parler d’elle, de sa souffrance…Alors elle parla. De ses parents, de ses frères, de ce coup de poignard dans le cœur que venait de lui donner Shin en ravivant chez elle des souvenirs heureux mais douloureux pour elle. Elle demanda à Aradon si lui aussi avait des souvenirs douloureux qu’il souhaitait oublier mais elle se doutait déjà de la réponse.

Le fait qu’il ne dise rien en était une belle preuve. Il en avait lui aussi, peut-être pas de même origine que pour elle mais il en avait. Qui n’en avait pas ? Arya connaissait très peu de personne qui n’avait pas de période sombre dans leur passé. Cependant, il ne fallait pas croire qu’elle venait de dire de telles paroles dans le but de faire parler le jeune homme. Ça lui faisait tout simplement du bien. Elle ne s’était jamais confiée jusque-là à quelqu’un d’autre que son frère et ça lui faisait du bien de le faire. Elle avait le sentiment qu’il pourrait la comprendre même s’il y avait encore beaucoup de chose qu’il ignorait d’elle. Elle ne lui avait dévoilé qu’une petite partie de son passé. Petit partie mais qui provoquait une grande douleur dans son cœur. Tous ses souvenirs de sa vie d’humaine la faisait souffrir et elle aimerait tant les oublier et les garder à la fois. Les oublier parce qu’ils faisaient mal, les garder parce qu’ils étaient immensément précieux. C’était un choix quasiment impossible à faire pour Arya, même si elle souffrait en attendant. Mais bon, en attendant, en parler avec Aradon lui faisait du bien et elle ferma les yeux après avoir parlé. Il était vrai qu’elle aimerait connaître le passé du jeune homme mais elle ne voulait le forcer à rien, pas contre sa volonté. Elle se demandait cependant pourquoi il n’osait rien lui dire. Avait-il peur ?

Craignait-il qu’elle ne le trouve pitoyable ? Elle n’était guère mieux que lui si c’était le cas. Elle se sentait si pitoyable elle-même en cet instant…Comment pourrait-elle le juger alors qu’elle était certainement pire que lui ? Après tout, c’était elle le monstre, elle le vampire, pas lui. Arya se souvint alors de leur conversation dans le parc. Il lui avait dit qu’il avait connu un vampire, qu’il avait vécu avec l’un d’eux une partie de sa vie. Était-ce cela le point commun ? Le point le reliant à ce hunter ? Ce vampire avait-il été cher au cœur d’Aradon ? Elle n’en était pas sure mais elle sentit son propre cœur se serrer à cette pensée. Elle resta silencieuse à se remémorer tout ce qu’ils s’étaient dit jusqu’à présent et à chercher le lien entre tout cela, tournant et retournant tout cela dans son esprit. Le jeune homme la tira de ses pensées en prenant la parole et elle posa son regard d’émeraude sur lui. Bien sure qu’elle se souvenait de ses paroles, elle ne les avait pas le moins du monde oubliées. Cela signifiait-il qu’il allait lui dire ? En tout cas, Arya ne chercha nullement à l’interrompre et garda son regard posé sur lui, attendant tranquillement qu’il continu. Il lui confirma alors ce qu’elle avait deviné : il avait été très proche d’un vampire. Était-ce ce hunter qui l’avait tué ? Peut-être, peut-être pas, mais elle n’allait pas l’interrompre pour lui demander. Aradon dit alors qu’il ne comprenait pas trop lui-même certaines choses de son passé. Était-il si…douloureux ? Elle ne savait pas trop alors elle ne se contenta de l’écouter.

D’autres vampires ? Décidemment, le jeune employé de ménage n’était pas banal pour un humain mais peut-être était-ce cela la raison de son silence. Il avait connu des vampire et leurs souvenirs le faisaient souffrir. Arya n’en su cependant d’avantage sur Aradon car des pas se firent entendre et l’infirmière se montra peu après, surprise de les voir tous les deux seuls, provoquant un courant d’air qui fit frissonner le jeune homme, ce qui n’échappa à personne. Enfin l’infirmière retrouva vite son air stricte habituel et s’approcha d’eux, lançant un air qui en disait long à Aradon quand elle vit qu’il était trempé. Puis elle s’approcha de la vampiresse en murmurant des mots que cette dernière entendit mais elle ne répondit pas, laissant plutôt la femme observer sa blessure au cou. Elle se laissa entièrement faire par l’infirmière qui fini par déclarer qu’elle avait l’air d’aller mieux, ce qui était le cas. Elle n’avait plus le vertige et la douleur de sa blessure était désormais minime. La femme dit alors à Aradon de la ramener à son dortoir, jugeant qu’elle était suffisamment en forme pour la laisser partir sans soucis. Le jeune homme accepta sans rien dire et alla enfiler sa veste avant de revenir vers elles puis de détourner soudainement la tête pour éternuer. Arya l’observa avec inquiétude, étant entièrement d’accord avec l’infirmière sur le fait qu’il devrait rapidement se changer. La femme fila alors dans son bureau et ils se retrouvèrent seuls à nouveau. La jeune vampire se leva alors de son lit et s’approcha du jeune homme.


« Elle a raison…Vous devriez aller vous changer sinon vous allez tomber malade… »

Et ça, elle ne se le pardonnerait pas mais inutile de lui dire. Arya enfila alors sa longue veste et récupéra son colis avant d’entraîner le jeune homme hors de la pièce. Elle n’avait aucune envie de traîner d’avantage à l’infirmerie alors autant se dépêcher de sortir ! Seulement la demoiselle n’avait pas pour autant envie d’aller à ses appartements maintenant et elle entraîna donc Aradon en direction des appartements des membres du personnel, sans lui laisser l’occasion de protester. Elle ne s’arrêta qu’à l’entrée du couloir donnant sur les chambres et lui relâcha le bras, l’air soudainement gênée.

« Les élèves n’ont pas le droit d’aller plus loin…Du moins pas sans autorisation… »

Et Arya n’avait pas non plus l’intention d’aller elle-même jusque dans la chambre du jeune homme, même si elle pensait qu’il s’agissait certainement du meilleur endroit où ils pourraient poursuivre leur conversation sans être dérangé, le Pavillon de la Lune n’étant pas en plus l’environnement le plus sûr pour Aradon. La jeune femme voulait poursuivre leur conversation. Il avait commencé à lui parler de lui et elle aussi, elle ne voulait pas s’interrompre maintenant. Qui sait quand elle le reverrait après ? Elle allait certainement être punie pour sa sortie en ville en pleine journée sans autorisation alors elle ne savait pas si elle aurait la possibilité de le revoir avant un moment. Enfin, peut-être qu’il ne voudrait pas continuer leur conversation aussi…

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Aradon De Greil
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MessageSujet: Re: Quand la malchance vous frappe...[terminé]   Mar 30 Mar - 18:21

Arya s’inquiétait pour Aradon. Ce dernier appréciait l’attention qu’elle lui portait mais il se sentait aussi coupable qu’elle eut de tels sentiments à son égard… Mais pourquoi une telle culpabilité ? Parce que c’était étrange qu’un vampire s’inquiète pour la santé d’un humain ? Lui-même s’inquiétait pour elle, alors pourquoi ne pouvait-elle faire de même pour lui ? Il ne savait répondre à cette question…

Arya et Aradon sortirent de l'infirmerie, ce dernier jetant un bref coup d'oeil dans la pièce avant de refermer la porte derrière lui. Les couloirs étaient toujours aussi déserts, ce qui n'était pas étonnant puisque il y avait encore cours à cette heure-là. L'air était frais, Aradon frissonnait. Alors qu'il s'apprêtait à se diriger vers le pavillon de la Lune, Arya l'entraîna malgré lui dans la direction opposée. Où voulait-elle l'emmener ? Elle voulait sans aucun doute lui parler, savoir, maintenant qu'il avait commencé à parler. Il repensait à ce qu'il venait de lui révéler, ce qu'elle avait bien pu en penser. Il finit par reconnaître le chemin pour aller jusqu'aux appartements du personnel. A réfléchir, il en avait complètement oublié qu'il était toujours trempé, et qu'il avait froid depuis un moment, son corps était frigorifié depuis qu'ils avaient quitté l'infirmerie. Après quelques minutes de marche, Arya s’arrêta net. Ils venaient d’arriver dans le couloir qui menait aux différents appartements des membres du personnel. Les élèves n’avaient effectivement pas le droit de se promener librement dans cette partie-ci de l’académie, et étaient généralement sévèrement sanctionnés dans le cas contraire. Aradon ne put s’empêcher de sourire en entendant la remarque d’Arya : « du moins pas sans autorisation… ». Est-ce que ce n’était pas là une manière claire de lui dire « J’aimerais vous accompagner jusqu'à vos appartements » ? Il devait aller se changer, il était peut-être même déjà malade, mais il n’avait aucune raison « valable » de laisser la jeune fille le suivre… Elle-même pouvait très bien retourner seule au Pavillon de la Lune, elle allait beaucoup mieux, et cela étant bien sûr dû à sa condition de vampire qui lui permettait de se générer plus vite. Pourtant, il entraîna la jeune fille vers ses appartements, comme si cela était tout à fait normal.


« C’est par là. », lui dit-il en se dirigeant dans la direction qu’il indiquait.

Il ne voulait pas en rester là au fond. Ce n’était pas tellement qu’il avait enfin accepté de parler mais plutôt qu’il ne voulait pas qu’ils se séparent maintenant, il avait envie de passer du temps avec elle, et il ne voulait pas que son idiotie, à savoir avoir traîné dehors au mauvais moment, les sépare maintenant. Ils auraient des problèmes si quelqu’un les voyait. Mais il les assumerait. Il ferait même tout pour être le seul responsable de ce choix. Alors qu’il espérait ne rencontrer personne dans les couloirs cet après-midi là, il entendit une voix retentir. D’un geste vif, il passa son bras autour de la taille d’Arya pour accueillir l’importun.


« Aradon ! Vous avez passé une bonne journée ? … Eh bien que vous arrive-t-il ? Vous êtes complètement trempé ! », s’exclama l’inconnu en les rejoignant.

Heureusement pour l’homme de ménage, ce n’était ni un professeur de la Night Class ni le directeur Kurosu, mais simplement un des cuisiniers de l’académie. Au moins, ce dernier n’avait aucun lien avec les élèves et il ne risquait pas d’en reconnaître une parmi tant d’autres.


*Ce sera plus facile… *, songea Aradon en pensant que franchement, il n’avait pas de chance ce jour-là. Il venait juste de se dire qu’il n’avait absolument aucune raison d’emmener une élève dans ses appartements et voilà qu’on le surprenait. Quand la malchance vous frappe, il n’y a qu’une chose à faire : attendre que le mauvais sort passe… ! Alors qu’Aradon avait levé les yeux pour regarder le cuisinier, celui-ci ne faisait déjà plus attention à lui. Il était intrigué par la jeune fille qui l’accompagnait – qui ne le serait pas ? – et s’apprêtait à parler lorsqu’Aradon lui coupa la parole :

« Je me suis fait surprendre par l’averse.», expliqua-t-il pour attirer l’attention du cuisinier à nouveau vers lui. Il ajouta voyant son regard interrogateur : « Elle ne se sent pas très bien… »

Il avait toujours un bras passé autour de la jeune fille, et cela semblait rendre le cuisinier particulièrement sceptique. Alors qu’Aradon fit un pas pour montrer qu’il y avait urgence, le cuisinier lui rétorqua :

« Et pourquoi ne pas l’emmener à l’infirmerie plutôt ? »

Aradon qui ne comptait nullement se laisser faire déclara simplement, son bras libre pointé en direction de l’entrée du couloir :

«Elle s’est évanouie juste là. Je n’allais pas l’emmener jusqu’à l’infirmerie alors que j’ai dans mes appartements de quoi la soigner… »

Cette fois-ci, il put poursuivre son chemin, le cuisinier lui ayant céder le passage. Ce dernier continuait cependant de poser des questions.

«Voulez-vous que je prévienne l’infirmière peut-être ? »

« Non, ça ira, merci. Je saurais me débrouiller. »

Pour clore la conversation, Aradon partit pour de bon, sans même se retourner. Il eut un soupir de soulagement, lorsque, ayant tournés à l’angle du mur, ils n’étaient maintenant plus dans le champs de vision du cuisinier. Il regarda cependant derrière lui pour voir si celui-ci ne les suivait pas, mais il entendit des pas s’éloigner. Il semblerait qu’il ait enfin abandonner. Ils continuèrent de marcher quelques instants, Aradon soutenant toujours la jeune fille de son bras même si cela n’était pas vraiment nécessaire. Lorsqu’ils arrivèrent devant la porte de ses appartements, qui était un peu à l’écart des autres, il lâcha Arya et sortit ses clés pour déverrouiller la porte. Il l’ouvrit et invita Arya à entrer la première. Il la suivit avant de refermer la porte derrière lui…



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