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 Une Amazone et Un Vampire [Nicolaï]

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Perséphone Wittelsbach
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MessageSujet: Une Amazone et Un Vampire [Nicolaï]   Mar 3 Aoû - 12:21

***** Flash Back *****

Perséphone pleurait donc et le beau Nicolaï détournait le regard. Il ne devait pas aimer la voir pleurer. Qui aimerait le voir d'ailleurs ? Voir pleurer un être n'est pas agréable. Encore plus si les larmes de cette personne, enfin de ce vampire, sont de sang. Comme tout liquide lacrymal des vampires en fait. Quoique, tout dépend si l'on est ou pas une personne sadique, aimant voir pleurer les autres. Mais la belle n'avait pas tardé à revenir vers lui afin de s'expliquer. Et demander à nouveau pardon. Elle devait être touchante. Très touchante, avec sa peau de porcelaine. Et surtout son visage d'ange céleste, descendu illuminer les terriens de sa beauté radieuse. Elle était belle. Vraiment très belle.

Les cheveux de la demoiselle chatouillaient le visage du jeune homme mais la belle n'y prêtait pas attention, ne se doutant même pas de la chose. Et puis d'abord... Cela avait il une réelle importance ? Non, pas vraiment, n'est ce pas ? On se fiche bien que les cheveux de telle ou telle personne volettent sur le visage d'un vampire. Même si les dits cheveux répandent une délicate odeur de rose, cannelle et jasmin. Une très bonne odeur d'ailleurs.

Persephone ne savait pas trop quoi faire alors que le vampire restait de marbre. Et elle s'inquiétait aussi, désireuse d'obtenir le pardon du Caïnite, qui, de visage, ne semblait pas près à lui accorder cela. Mais pourquoi, bon sang ? Était ce si difficile que cela de lui pardonner ?

Finalement, le vampire allongea la jeune femme, la maintenant ainsi en lui tenant les poignet, restant néanmoins assez doux dans le geste, le but n'étant pas de faire du mal à la jolie jeune vampire. Bientôt, il posa sa tête sur le ventre de cette dernière,

«- Je serais bien tenté de te pardonner mais...une part de moi s'y refuse. Ne m'en veux pas mais j'ai besoin d'un peu de temps pour y réfléchir calmement, sans être affecté par la colère ou tout autre sentiment... »

La belle jeune femme avait eu mal. Néanmoins elle n'avait rien dit, se contentant de fixer le plafond, perdant son esprit et ses pensées. Que dire de plus, de toute façon ? Une larme, discrète, avait coulé. Mais sans plus. Tout s'arrêtait là. Il était finalement partit et la demoiselle n'avait pas quitté sa chambre, deux jours durant, passant ces fameuses heures à se morfondre quelque peu. Puis, elle avait recommencé à donner ses cours, comme avant.

***** Fin du Flash Back *****

La très belle Persephone repensait à tout cela, juchée sur le dos d'un magnifique cheval noir, montant en amazone et vêtue d'une très belle robe ancienne de couleur blanche. Si un humain passait par là, il serait peut être très surpris de voir une demoiselle ainsi vêtue, mais la vampire n'en avait que faire. Elle aimait cette robe. Les robes anciennes... Des robes que portaient autrefois les grandes dames. Le genre de vêtement qu'avait porté sa mère. Et que la belle portait elle même sitôt que cela lui était possible.

Persephone était à cheval depuis une bonne petite heure et avait galopé plusieurs fois déjà. Elle aimait être ainsi sur un cheval, se sentant en harmonie avec la nature, les cheveux au vent. Surtout lorsqu'elle partait au galop. Ses cheveux virevoltaient alors derrière elle, venant parfois lui fouetter le visage. C'est pour retrouver cette sensation de totale liberté que la jeune Caïnite envoya son cheval au grand galop une nouvelle fois, à travers le boisé. Le vent lui fouettait le fascié et la belle s'en trouvait très heureuse.

La demoiselle aurait pu continuer ainsi un long moment, si un homme n'avait pas arrêté sa course. La belle vampire devinait sans mal qui était ce Nosferatu, puisque le doux visage du jeune homme lui était des plus familiers. C'était Nicolaï van Eski. LE vampire que la belle aimait tant et ce depuis... bien longtemps maintenant. Toujours à cheval, en amazone et arrêtée devant le jeune homme, la demoiselle sourit.

"- Ravie de te voir Nicolaï... Comment vas-tu ? Que fais-tu ici ?"

La Tenue d'Amazone
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Nicolaï Van Eski
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MessageSujet: Re: Une Amazone et Un Vampire [Nicolaï]   Jeu 5 Aoû - 1:14

Angoisse...Peur...Terreur...
Ces sentiments étaient si aisément perceptibles...

C'était amusant de voir comment une simple mauvaise impression d'être observé pouvait dégénérer en une terreur parfaitement visible...et si excitante. Immanquablement tentante aussi. J'adorais chasser. La plupart des vampires nobles ne prenaient pas la peine de chasser pour se nourrir en sang humain – leurs subordonnés chassaient à leur place – mais moi j'avais toujours préféré m'occuper moi-même d'assouvir ma soif. Ma gorge s'enflamma à cette pensée et je me reconcentrais sur ma proie. Il s'agissait d'un homme, dans la vingtaine environ. Assez jeune quoi. J'aimais ça. Je trouvais le sang meilleur chez une jeune personne. Je m'attaquais quasiment toujours à des personnes entre vingt et trente ans. Plus jeunes, la perte de sang risquait de les tuer et plus vieux, ils m'attiraient beaucoup moins. Celui que j'avais sous les yeux était parfait. Quand à son odeur...Un doux fumet bien appétissant qui me donna envie de me jeter sur lui. Mais il ne fallait pas. Pas encore. La rue où il se trouvait était bien trop exposée pour que je passe à l'attaque maintenant. Caché dans l'ombre d'une maison, je l'observais de loin avant de me transformer afin de le suivre du ciel et de repérer le lieu le plus propice à mon assaut. Au bout d'un moment, ma proie s'engagea dans une rue pas très isolée mais dont une partie était non éclairée par un lampadaire défectueux. Parfait pour une attaque discrète quoi. Je plongeais aussitôt et reprit ma forme originelle en un rien de temps, un peu avant qu'il n'arrive.

Ce fut rapide. Et facile. Trop facile. Surgir dans le dos, couvrir la bouche d'une main pour éviter les cris, découvrir la gorge et planter ses crocs au niveau de la jugulaire afin de s'abreuver du sang bien chaud...Et ce petit goût qui reflétait la frayeur de l'homme que je tenais fermement contre le muret par le poids de mon corps et la prise de ma seconde main...Il tenta bien évidemment de se débattre mais cela n'eut pour effet que de m'exciter d'avantage et j'eus bien du mal à m'arrêter de boire pour ne pas le tuer. Non je me contentais de le laisser inconscient avant de lui effacer sa mémoire et de le laisser gisant sur le trottoir. J'aurai dû rentrer ensuite mais j'avais été loin d'être rassasié. Cela faisait plus d'un mois que je n'avais pas bu de vrai sang aussi. Il me fallut deux autres humains pour être pleinement repu. Ensuite seulement je me transformais et décollais en direction de l'Académie Cross. Je mis trois heures à rentrer – j'étais partit plutôt loin de l'école – et le Soleil était levé quand j'amorçais ma descente sur le Pavillon de la Lune. Ses rayons m'auraient certainement brûlé si je n'avais pas été sous ma forme animale et j'appréciais vraiment mon pouvoir pour ça. Je me mis au lit une fois dans ma chambre. J'aimais voler mais le faire aussi longtemps était fatiguant et je m'endormis rapidement, en me sentant comme un bien heureux après m'être repu d'autant de sang.

Du coup, pour la première fois depuis longtemps, je n'étais pas assoiffé en me réveillant. Une sensation très agréable qui me mit de bonne humeur, d'autant que je n'aurai pas à boire de blood tablet. Autre bonne nouvelle, je n'avais pas cours cette nuit. La nuit dernière aussi, ce qui m'avait arrangé car je n'aurai pas pu me permettre ma petite escapade sinon. Mon absence aurait été bien trop visible. Ma douche prise, je me vêtis simplement. Pantalon noir et chemise chocolat. Celle que j'avais mise la veille alla à la poubelle quand à elle. Les chemises que je mettais pour chasser finissaient bien souvent ainsi à cause du sang qui les tâchait parfois. Et avec trois victimes hier soir, celle que j'avais porté ne pouvait finir que dans la corbeille. Ma toilette faite, j'allais voir Lin. Deux jours que je la délaissais. Elle allait être de mauvaise humeur et, en effet, elle me fit la tête quand j'entrais dans son enclos. Son humeur changea cependant tout de suite quand je me transformais. Elle savait ce que cela signifiait : j'allais l'accompagner lors de sa chasse. Elle fut ravie de pouvoir s'envoler au-dessus des jardins de l'Académie et je la suivis sans faire attention à là où elle allait. Je n'avais pas peur qu'elle se sauve. Elle ne s'était jamais sauvée et ce n'était pas ce soir qu'elle risquait de commencer.


*C'est sûr que ça risque pas vu comment elle est chouchoutée.*
*Ah Nicoleï...Bien dormi ?*
*Je me suis efforcé de ne pas rêver de tes victimes d'hier soir. Je te prierai d'éviter d'y penser d'ailleurs.*
*Tu n'as qu'à pas lire mes pensées.*
*Comme si je pouvais tiens...*
*Comme si je pouvais m'empêcher de penser.*

Le tout dit sur un petit ton narquois. Nicoleï dormait toujours quand je chassais. Il n'aimait pas la perspective d'assister à ce genre de scène et de voir ce que je ressentais à ces moments-là. Amusé, je voulu le taquiner un peu plus mais Lin plongea entre les arbres. Je la suivis, curieux de savoir ce qu'elle avait attrapé. Un écureuil. Impassible, je l'observais dépecer le petit rongeur quand elle releva subitement la tête. Je su vite pourquoi. Un tambourinement sourd se faisait entendre. Je repris aussitôt forme humaine pour savoir de quoi il s'agissait. Un cheval. Lancé au galop. Intrigué, j'allais à la rencontre de l'animal et fut bien surprit de voir un cheval me foncer dessus, une jolie cavalière en robe blanche sur son dos. Je reconnus aussitôt Perséphone qui stoppa sa monture en me voyant. Elle me sourit de suite quand son cheval fut immobilisé et me salua, avec une bonne humeur qui me surprit. J'aurai cru qu'elle m'en voudrait un peu de ne lui avoir toujours pas pardonné pour sa tentative de suicide que Nicoleï avait heureusement avorté.

« Bonsoir Perséphone. Je vais bien. Quand à la raison de ma présence ici...Disons que j'accompagne une amie à la chasse. »

Je ne lui retournais pas la question, ayant comprit qu'elle était en train de faire une promenade à cheval. Je ne fus pas étonné de la voir en monte amazone. Déjà, avec la robe qu'elle portait, elle n'avait pas le choix et puis les dames montaient ainsi autrefois. Perséphone était aussi belle que d'habitude en tout cas. La chevauchée ne l'avait pas beaucoup décoiffée et elle semblait radieuse. Une chose qui m'intriguait toujours et je lui demandais, légèrement inquiet :

« Et toi ? Comment vas-tu ? »

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Perséphone Wittelsbach
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MessageSujet: Re: Une Amazone et Un Vampire [Nicolaï]   Jeu 5 Aoû - 12:52

«- Bonsoir Perséphone. Je vais bien. Quand à la raison de ma présence ici...Disons que j'accompagne une amie à la chasse. »

Une amie ? Pourtant, la jeune Perséphone ne voyait personne en compagnie du vampire. Si ce n'était un petit animal volant, la fixant en tenant fermement un petit animal entre les pattes. Un lapin ? Un écureuil ? La jolie duchesse ne saurait le dire d'ici. En tout cas, l'amie en question ne semblait pas être une vampire ni une humaine. Quoique... Ne pouvait-ce pas être une vampire, usant de son pouvoir ? Non, cela ne se pouvait pas. Quel vampire se nourrirait d'un petit animal ? Aucun. Pas à la connaissance de la demoiselle. Cela dit, si cela avait été une demoiselle, qu'aurait pu y faire Perséphone ? Quoique cela aurait été surprenant. L'amitié de Nicolaï était difficile à obtenir. Sa confiance, encore plus.

«- Et toi ? Comment vas-tu ? »

La demoiselle avait elle vraiment le choix d'aller bien ou mal ? Cela faisait des années qu'elle n'allait pas bien, ce n'est pas aujourd'hui que cela changerait. Surtout maintenant que le Caïnite lui en voulait d'avoir attenté à ses jours. Que le monde était mal fait. Que l'amour était cruel. Voilà bien trois cents ans que la Nosferatu n'allait pas bien. La belle ne savait même plus ce que cela voulait dire d'aller bien...

"- Oui... Sa va. Enfin... On fait aller. Je n'ai pas le choix, si ?"

Il est vrai que la très belle Perséphone n'avait pas vraiment le choix. Elle avait des cours à assurer et les élèves montraient toujours peu d'entrain à travailler en compagnie d'une personne semblant triste. Surtout lorsque cette vampire enseigne l'art théâtral. Le noble art de changer d'humeur comme on change de chemise. De montrer tour à tour joie et colère, de passer du rire aux larmes en quelques secondes...

Dans l'art de cacher ses humeurs et sentiments, la belle était experte. Pensez donc, elle avait si bien caché sa tristesse aux yeux de tous après la rupture de ses fiançailles avec Nicolaï. Personne n'avait jamais vue son mal pendant plus de deux siècles. Il avait fallut qu'elle en parle pour que le beau Caïnite, héritier de la famille van Eski s'en aperçoive, c'est dire... Jamais lors d'une réception mondaine on n'aurait pu penser que sitôt seule, la jolie duchesse était en proie aux larmes...

Il n'était pas respectueux que la jeune femme se trouva en supériorité sur le Nosferatus, puisque hiérarchiquement, dans la société vampirique, le beau Nicolaï était élevé à un rang plus haut, bien plus haut, que celui de Perséphone, quand bien même elle se trouvait être une femme. C'était compliqué. Il fallait allier respect et galanterie, tout en connaissant les limites à tout. Dans le cas présent, bien que la galanterie voulait que les dames de cours promènent à cheval et les hommes à pieds, les lois de respect entre vampires exigeaient, elles, que la demoiselle descende de cheval pour se trouver au même niveau que le vampire. C'était compliqué. Très compliqué. Vous ne voyez pas l'irrespect à être à cheval devant un supérieur hiérarchique à pieds ? Lorsque l'on est sur un cheval, on est plus haut, plus élevé... Les vampires y voyaient là de l'irrespect, quand, à la cour, il aurait été tout à fait normal que Perséphone, en tant que noble, se trouve à cheval et Nicolaï à pieds, selon les règles de la galanterie. Néanmoins, le Caïnite aurait put être à cheval aussi, sans enfreindre les dîtes règles. Tout comme la duchesse ne les enfreindrait pas si elle restait à cheval, dans le cas où Nicolaï serait lui aussi sur une telle monture. Barbant ? C'est disons, dur à comprendre et assimiler. Mais pour Perséphone, qui a grandit en apprenant l'étiquette, tout çà est très normal. Aussi, la belle descendit prestement de cheval, tenant la bride de ce dernier d'une main, l'autre tenant la cravache. Elle ne s'en servait pas. Mais un cavalier était toujours munie de se genre d'accessoire, même les belles dames d'autrefois.

Perséphone montait à cheval depuis trois cent quatre vingt dix ans, soit depuis l'âge de ses cinq ans. Impressionnant, non ? D'ailleurs, la belle faisait du cheval lors de sa mort officielle, il y a de cela bien des années. C'était une promenade ou elle avait convenue de tomber violemment au sol, afin que l'on prétende qu'elle avait été tué par la chute, se brisant quelque chose au passage. C'est son frère qui, mettant rapidement pied à terre, avait annoncé que la belle n'avait plus de pouls. Facile... Un
vampire n'a pas le cœur qui bat. Techniquement, il craint le soleil et ne respire pas non plus. Perséphone ne supportait pas le soleil, en tant que vampire, néanmoins, il lui était moins fatal qu'aux sang pur, à cause de son ancienne humanité.

"- Ne fait il pas beau aujourd'hui ? C'est un temps idéal pour... accorder son pardon, non ? "

Cela faisait maintenant une semaine, enfin, neuf jours, que la jolie vampire avait attenté à sa non-vie et elle n'attendait plus qu'une chose : que le beau Nicolaï van Eski lui pardonne son acte, chose qu'il n'avait toujours pas faite depuis. Les yeux plongés dans ceux du Caïnite, la belle attendait patiemment que le Nosferatu lui réponde.
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Nicolaï Van Eski
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MessageSujet: Re: Une Amazone et Un Vampire [Nicolaï]   Ven 13 Aoû - 0:43

Comment vas-tu…La question qui était parfaitement inutile mais que je posais quand même…

Je savais parfaitement que Perséphone n’allait pas bien, qu’elle était loin d’être heureuse. Sa tentative de suicide en était une preuve et je savais que j’en étais la cause. Je savais aussi que j’étais le seul à pouvoir y remédier et que mon comportement de la dernière fois était loin d’aller dans ce sens. Qui pouvais-je aussi ? Ca me faisait de la peine de savoir qu’elle n’était pas bien mais elle ne pouvait pas me demander de changer du jour au lendemain. J’en étais incapable. Il m’était impossible de changer de comportement d’un jour à l’autre. Certes, je pouvais jouer la comédie mais cela la blesserait encore plus et je n’aimais pas me faire passer pour ce que je n’étais pas. Ca aussi elle ne pourrait rien y changer. Et puis certes nous étions deux vampires, mais elle avait été humaine alors que moi, j’étais un vampire de haute noblesse. Nous n’avions pas été élevé avec les mêmes valeurs et l’éducation de Perséphone avait sûrement été préférable à la mienne. Nous avions les mêmes valeurs de noblesse par contre. Elle n’avait pas été qu’une simple humaine après tout. Elle était noble de naissance.

Sauf que c’était une noblesse humaine et qu’aux yeux des vampires nobles comme moi, cela n’avait que pour seul avantage pour elle qu’elle était respectée pour ses manières et sa grande beauté. Rien de plus. Une autre de nos différences devait sûrement être la façon dont nous voyons les humains. Pour moi il n’était que réserves de sang pour assouvir la soif et que proies à chasser afin de satisfaire l’instinct de tueur né. J’étais plus doté de cruauté que de compassion, ça aussi c’était une chose certaine. Il n’y avait qu’avec elle que je faisais preuve de compassion. Enfin pour Perséphone, je ne devais guère être compatissant vu que je n’avais pas voulu lui accorder mon pardon. Elle revint dessus d’ailleurs. Je n’en fus pas surprit, m’y attendant. Et je fus malgré moi amusé de la façon dont elle amena la chose. Belle nuit pour accorder son pardon…C’est vrai qu’il faisait beau. Le ciel était parfaitement dégagé. Contrairement à la nuit dernière, le croissant de Lune était visible et les étoiles brillaient vivement dans la voûte céleste nocturne. Oui c’était vraiment une belle nuit mais je ne savais pas si j’allais accéder à sa demande.


*Quoi ?*

Je sentis Nicoleï s’agiter mais il ne dit rien, se contentant de me faire percevoir son interrogation. Il se demandait pourquoi je ne voulais pas mais voilà bien une question dont je n’étais pas totalement certain de la réponse. Lâchant un soupir, je détournais mon regard rouge sombre de Perséphone et observais Lin qui avait recommencé à dépecer son écureuil en voyant que la cavalière et sa monture n’étaient pas une menace. Le craquement des os n’était pas forcément agréable à entendre mais j’avais l’habitude aussi restais-je simplement à la contempler. Pensif, je me remémorais la discussion d’il y a neuf jours. De comment je m’étais assoupi sans le vouloir alors que j’avais appuyé ma joue contre son ventre. Une position qui s’était révélée si confortable que le sommeil m’avait emporté sans que je n’y prenne gare. Certes j’étais fatigué mais je n’avais pas pensé l’être au point de m’endormir ainsi contre elle.

Cela ne l’avait pas dérangé en tout cas car elle aussi dormait quand je m’étais réveillé, en milieu d’après-midi. Je me demandais par contre comment elle avait prit le fait que j’étais partit sans dire ou laisser un mot. Je n’avais pas voulu la réveiller aussi. Enfin ça n’excusait pas le fait que j’aurai pu rédiger un petit mot. Sauf que je n’avais rien trouvé à dire et avais donc préféré partir en me disant que je la reverrai bien assez vite comme ça. En cours de théâtre par exemple. Sauf que je n’y étais pas allé. Pas que je voulais spécialement éviter Perséphone mais je n’avais pas voulu d’un public, surtout après avoir entendu les quelques rumeurs à notre sujet qui courraient dans le Pavillon. Le bois où nous nous trouvions était un lieu bien plus préférable et j’étais content qu’on se soit croisé ici malgré que je ne savais toujours pas si j’étais vraiment prêt à lui pardonner maintenant.


*Que te dis ton cœur ? Tu pourrais l’écouter pour une fois…*

Ecouter mon cœur…Encore fallait-il que j’en ai un. On me disait si souvent que j’étais sans cœur que cela devait être la vérité.

*Crois-moi que je te giflerais si je le pouvais.*
*Tu ferais preuve de violence ? Toi ?*
*Si c’est pour te faire ouvrir les yeux, je le ferais de bon cœur. Ca ne te ferait vraiment pas de mal…*

Un rire nerveux m’échappa, ce qui dû étonner Perséphone. Quoique maintenant qu’elle savait pour Nicoleï, elle pouvait se douter de la conversation silencieuse que j’avais avec mon vis-à-vis. Je me demandais s’il était sérieux. Une image de ma main me giflant de son propre chef émise par lui me dit que oui, il l’était. Lâchant un nouveau soupir, je regardais un instant Persé avant de lui tourner le dos et de m’éloigner de quelques pas en direction de Lin qui mangeait toujours son écureuil.

« Je sais ce que tu attends de moi. Je sais aussi que je t’ai dit que j’avais besoin d’y réfléchir à tête reposée la dernière fois mais, pour être honnête avec toi, je n’y ai pas tellement repensé. La décision paraît facile à prendre comme ça mais elle ne l’est pas. Nicoleï aimerait que je te pardonne car tu en souffres en attendant mais je ne veux pas le faire à la légère… »

Une légère brise de vent agita mes cheveux châtains et je me retournais alors vers Perséphone, disant simplement :

« Tu m’as fait mal cette nuit-là... »

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Perséphone Wittelsbach
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MessageSujet: Re: Une Amazone et Un Vampire [Nicolaï]   Dim 15 Aoû - 16:16

«- Je sais ce que tu attends de moi. Je sais aussi que je t’ai dit que j’avais besoin d’y réfléchir à tête reposée la dernière fois mais, pour être honnête avec toi, je n’y ai pas tellement repensé. La décision paraît facile à prendre comme ça mais elle ne l’est pas. Nicoleï aimerait que je te pardonne car tu en souffres en attendant mais je ne veux pas le faire à la légère… Tu m’as fait mal cette nuit-là... »

Pouvait on réellement comparer le mal qu'avait pu se faire les deux jeunes gens, involontairement ? L'un des maux avait duré une nuit, l'autre se répétait chaque jour depuis trois cent ans. Nicolaï pouvait il donc vraiment en vouloir à Perséphone de l'avoir blessé un soir, quand il ne faisait lui même que cela envers la belle depuis tant d'années ? Et la douce Perséphone, se devait elle de culpabiliser à la pensée d'avoir blessé le vampire quand, des deux, il était le plus "cruel" et de loin?

La jeune femme ne savait pas comment répondre au Caïnite aussi cherchait elle avec ardeur dans les méandres de son esprit, la manière la plus appropriée d'expliquer son ressentie, ses pensées, sur la question. Évidemment, la demoiselle n'avait pas de savoir qu'elle avait blessé le Nosferatu. D'un autre côté, elle avait eu tellement mal elle même pour en arriver à cet extrême, qu'elle ne savait plus exactement quoi penser. Cela dit, elle ouvrit finalement la bouche pour laisser sa voix s'échapper, répondant avec douceur au jeune homme.

"- ... Tu m'a fait souffrir il y a trois cents ans en annulant nos fiançailles. Tu m'a fait souffrir durant trois cents ans, de ne pas voir le mal que tu m'avais fait et me faisait encore. Tu m'a fait souffrir l'autre jour pour nos retrouvailles. Pour cette fameuse nuit, tu me faisais souffrir encore... Je souffrais hier soir. Je souffrais ce matin. Je souffrais il y a cinq minutes. Et je souffre encore, à l'instant. Qui de nous deux alors, gagne le César de celui qui fit le plus de mal à l'autre ?"
La jeune femme cessa de parler un instant, avant de reprendre la parole pour poursuivre ce qu'elle avait à dire. "Cela dit, je suis vraiment navrée de t'avoir fait du mal. Ce n'est pas ce que je cherchais... Ce... Cela n'aurait pas dût se passer comme sa..."

Non, évidemment cela ne devait pas se passer comme sa, puisque la jeune femme n'était pas censé échapper à la mort qu'elle avait voulu se donner. Mais Nicoleï était venue voir la belle, la soustrayant à son chemin vers les enfers. Il l'avait convaincue de rester auprès de Nicolaï, réussissant à la persuader qu'elle seule pourrait ouvrir le cœur du vampire. L'assurance de Nicoleï lors de cette affirmation avait quelque peu aidé la belle à retrouver un peu de moral. Encore fallait il y arriver, à ouvrir le cœur du jeune homme... C'était pas gagné.

Le silence s'immisçait entre eux, ce qui amena la jeune femme à penser momentanément à autre chose, sans qu'elle ne compris pourquoi, alors qu'elle attendait que le caïnite lui réponde, se défende, expose son point de vue... Alors que la nosferatus se perdait dans ses pensées, la jeune femme réalisa que la date de son anniversaire approchait. Une pensée peu joyeuse. Vous adorez fêter votre anniversaire ? Quand il s'agit du trois-cent-quatre-vingt-seizième, que vous passerez seule puisque votre famille est décédée depuis bien longtemps, l'idée est tout de suite beaucoup moins marrante.

Penser à son anniversaire rappela à la belle Perséphone les habitudes de son frère. Chaque années de son vivant, du moins lorsque sa sœur habitait encore à Vienne, le jeune homme s'éveillait vers les cinq heures du matin, se faufilant sournoisement dans les couloirs en pyjama, se glissant silencieusement dans la chambre de sa sœur pour ensuite sauter sur le lit de cette dernière, la réveillant ainsi en riant et criant des joyeux anniversaire. C'est dur, la vie de princesse, que pensiez vous ? Pour l'anniversaire de Philippe, la jeune femme était moins barbare. Elle se levait tôt et descendait en cuisine pour préparer un petit déjeuner à son cher frère. Ils le prenaient alors ensemble, dans le lit du jeune homme en riant. Ne voyant là aucun mal, évidemment. Partager la couette de son frère le temps d'un déjeuner, ce n'est pas dramatique quand même, si ?

La belle fut tirée de ses pensées nostalgique par Nicolaï qui répondait à ce qu'elle lui avait dit précédemment. Revenant sur terre, la belle l'écouta avec attention, perdant les milles bleu de ses beaux yeux dans ceux du vampire, de couleur rouge sombre. Ses yeux que la demoiselle aimait tant...
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Nicolaï Van Eski
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MessageSujet: Re: Une Amazone et Un Vampire [Nicolaï]   Sam 21 Aoû - 1:39

Spoiler:
 


Était-il nécessaire de dire que j’étais quelqu’un de cruel ? Non, certes pas. Cruel, je l’étais et depuis longtemps. C’était un trait de mon caractère avéré depuis fort longtemps. Depuis la nuit où j’avais tué mon père en fait. Le parricide était une chose qui passait mal aussi. On avait attribué la cruauté dans mon caractère cette nuit-là et je n’avais jamais démentit car mes actes qui suivirent l’avaient maintes fois démontrés. Et aujourd’hui encore, je le démontrais. Au détriment de Perséphone. La pauvre…Je la plaignais un peu pour ça. Je vis bien dans son regard que mon ‘excuse’ la blessa. Une excuse bien pitoyable. Elle était vraie mais non valable. Certes cela m’avait fait mal qu’elle ait tenté de se suicider mais le lui dire n’était qu’une excuse. En fait, je n’avais aucune raison de ne pas lui pardonner. Ce que je venais de dire n’était qu’une fausse vérité.

Silencieux, je l’écoutais me dire ce que je savais déjà. Je prenais l’excuse de la souffrance alors qu’elle souffrait bien plus que moi, à cause de moi. Pitoyable…En tout cas, j’étais d’accord avec elle. Les choses n’auraient jamais dû se passer comme ça. Elle n’aurait jamais dû tenter de se suicider. La conversation que nous avions en cet instant n’aurait jamais existé et je ne me sentirais pas autant mis à nu. Je détestais ça. M’ouvrir, me dévoiler…J’avais confiance en Perséphone mais cela m’effrayais. Oui. C’était pour ça que je ne voulais pas lui pardonner. C’était vraiment ironique. Je ne voulais pas la perdre mais je ne voulais pas non plus m’attacher trop à elle. Sentiment de déchirement…J’avais peur de m’attacher. Peur d’en souffrir. Peur d’avoir le cœur brisé en mille morceaux par une disparition soudaine…

 
*C’est stupide comme pensée. Tu ne veux pas t’attacher à elle parce que tu ne veux pas connaître la souffrance que sa mort pourrait t’occasionner ? C’est ridicule. Si tu as tant peur que ça qu’elle meure, le mieux est de la laisser être prêt de toi. Elle ne mourra pas à moins d’être tuée ou de se tuer. Deux problèmes, une solution. Pour le second, la solution est de la laisser prêt de toi car seule ton absence la pousse à vouloir se tuer. Elle est incapable de vivre sans toi. Quand au premier, le meilleur moyen de t’assurer qu’elle ne soit pas tuée est encore de t’assurer de sa sécurité en l’ayant auprès de toi. En gros, pardonne-lui et fais ce que ton cœur te dit pour une fois !*
*Mon cœur ou toi ?*
*C’est la même chose.*
 
Je me sentis légèrement amusé par son ‘ordre’. C’était rare quand Nicoleï se montrait autoritaire avec moi. En même temps, c’était la première fois qu’il prenait autant à cœur une chose qui me concernait. Il voulait que j’aille un peu de bonheur dans ma vie peu joyeuse et il était persuadé que Perséphone m’en apporterait. Nos vies étaient infiniment longues après tout. Éternelles devrais-je dire même. Après tout, je n’avais jamais entendu parler de vampire mort de vieillesse…Soit nous étions tués, soit nous mettions nous-mêmes fins à nos vies. Le raisonnement exact de Nicoleï et je restais de longues minutes à y réfléchir. Il avait raison. Du moins, je ne trouvais aucun argument pour remettre en cause son raisonnement d’une logique implacable. Ça il était très vif d’esprit en ce qui me concernait. Il avait toujours eu d’excellents arguments quand il s’agissait de me convaincre ou de me clouer le bec sur un sujet où nous étions en désaccord. Silencieux, je détournais mon regard de Perséphone pour observer Lin qui continuait à dépecer son écureuil. Elle devait vraiment avoir faim pour passer autant de temps dessus. Peu envieux de continuer à observer ce spectacle, je reposais mes yeux rouges sur ma belle amie. Il fallait que je lui réponde.
 
« Tu me trouves cruel avec toi n’est-ce pas ? J’ai conscience que je le suis et je connais aussi la raison pour laquelle je le suis. Une raison pour laquelle je me voile souvent la face. Trop souvent même d’après Nicoleï. Il aimerait bien que je cesse de te fuir et je dois avouer que je commence à m’en lasser. » Je marquais une pause avant d’enchaîner, très calme : « Je ne veux pas te faire souffrir mais le fait est que je peux être très blessant parfois. Je ne suis pas quelqu’un de facile à vivre tous les jours. Je suis plus souvent de mauvaise que de bonne humeur et je fais peu d’efforts pour y remédier. Aussi, j’ai une question à te poser. Peut-être te vexera-t-elle mais j’ai besoin d’entendre ta réponse que je souhaite sincère, comme tu l’as toujours été avec moi. » Nouvelle pause puis : « Qu’attends-tu de moi ? »
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Perséphone Wittelsbach
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MessageSujet: Re: Une Amazone et Un Vampire [Nicolaï]   Mar 24 Aoû - 0:57

[Merci pour mon anniversaire et désolé du retard... et d'offrir une réponse si... pitoyable et courte T.T C'est que je commence à m'épuiser dans le registre mélodramatique de la peine amoureuse moi mdr]


« Tu me trouves cruel avec toi n’est-ce pas ? J’ai conscience que je le suis et je connais aussi la raison pour laquelle je le suis. Une raison pour laquelle je me voile souvent la face. Trop souvent même d’après Nicoleï. Il aimerait bien que je cesse de te fuir et je dois avouer que je commence à m’en lasser. Je ne veux pas te faire souffrir mais le fait est que je peux être très blessant parfois. Je ne suis pas quelqu’un de facile à vivre tous les jours. Je suis plus souvent de mauvaise que de bonne humeur et je fais peu d’efforts pour y remédier. Aussi, j’ai une question à te poser. Peut-être te vexera-t-elle mais j’ai besoin d’entendre ta réponse que je souhaite sincère, comme tu l’as toujours été avec moi. Qu’attends-tu de moi ? »

Bien sûr qu'il était parfois cruel mais jamais la belle vampire n'oserais le lui dire. D'ailleurs, elle n'arrivait même pas à lui en vouloir pour sa. Elle ne voyait là aucune cruauté de la part du jeune homme, mais de la cruauté de la part de Cupidon, d'Aphrodite, de l'amour. Les coupables, c'était eux. Pas lui. Jamais la jolie princesse n'aurait pu penser une telle chose sur son cher et tendre aimé. L'amour rend aveugle, n'est ce pas ? Vous n'avez pas tord, si l'on prend l'exemple de la jolie Persephone, incapable de reprocher quoi que ce soit à Nicolaï, quand il la faisait affreusement souffrir. L'exemple de cette femme qui, jamais, ne penserait qu'il pouvait être cruel... Ses yeux étaient fermé au mal. Nicolaï était l'homme de sa vie. L'homme de sa non-vie. C'était tout. Il n'y avait rien d'autre à dire. Elle l'aimait et l'aimerait toujours, quoiqu'il arrive, quoiqu'il lui fasse...

"- Je... J'attends de toi... J'aimerais que tu sois... Oh c'est dur à dire..." répondit la belle, troublée par la question inattendue de beau Caïnite. "J'aurais aimé... J'aurais voulu... J'aurais attendu que tu m'aime mais... Je sais que je ne peux agir la dessus et que toi seul peux... est en mesure de faire quelque chose. Cependant, je sais aussi que ce n'est pas tout à fait vrai car on ne peux contrôler ses sentiments... J'aurais attendu de toi que tu ne fuis pas notre mariage. J'aurais attendu de toi que tu me rende heureuse parce que... nous savons tout les deux que toi seul peut y parvenir et..." la voix de la jeune demoiselle s'étrangla, et cette dernière ne termina pas sa phrase.

La jolie Perséphone de Wittelsbach, troublée, éclata en sanglots, portant ses mains à son visage pour le cacher, alors qu'elle se laissait tomber, non sans grâce, dans l'herbe verte du boisé, le corps secoué par ses sanglots. Elle était confuse de se trouver ainsi, des larmes de sang coulant le long de ses bras, de ses poignets. Mais elle n'y pouvait rien, elle avait si mal... Pourtant, la belle tenta de s'excuser auprès du jeune homme, par rapport à l'attitude qu'elle avait.

"- Je... Je suis désolé... Je... suis confuse de t'offrir un... un spectacle si... pitoyable..."

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Nicolaï Van Eski
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MessageSujet: Re: Une Amazone et Un Vampire [Nicolaï]   Sam 4 Sep - 2:19

HJ : excuse-moi de ne pas avoir rép' + tôt mais j'avais pas d'inspi pour ce post =_='' J'espère qu'il te plaira =)


Oui l'amour était aveugle. Je me demandais si je me serais comporté comme je l'avais fait si elle s'était fâchée contre moi. Certainement que non. Elle était trop passive avec moi. Une chose qu'il lui faudrait éviter pourtant. Être passif était une chose à ne pas faire avec moi car je n'avais alors que d'autant plus tendance à n'en faire qu'à ma tête. A être aussi aveugle qu'elle en quelque sorte. Il fallait s'énerver contre moi pour me faire ouvrir les yeux sur ce genre de sujet. Une chose que ne faisait pourtant jamais mon entourage. Ils me craignaient bien trop pour oser lever la voix contre moi. Même ma propre famille préférait me laisser faire à ma guise que me défier, exception faite de l'incident qui m'avait conduit à venir vivre au Japon. Seul Nicoleï pouvait me faire la morale sans risque de représailles en fait, comme il venait de le faire à l'instant. Ça pour s'énerver, il le fit sans retenue. Il voulait que j'ouvre les yeux mais une part de moi était encore réticente. C'était illogique, je le savais, mais cette crainte que j'avais ne semblait pas vouloir disparaître aussi facilement malgré le raisonnement sans faille de Nicoleï. Pourtant, cette peur profonde, j'en avais marre de l'éprouver. Je faisais souffrir Perséphone à cause d'elle et ça, c'était une chose que je ne voulais plus faire. Et pour ça, les solutions qui s'offraient à moi n'étaient pas très nombreuses. En fait, c'est simple, je n'en avais qu'une seule. Mais bon, avant ça, je souhaitais entendre la réponse à la question que je lui posais.

Une question qui l'étonna. Apparemment, elle ne s'y attendait pas. Sûrement n'avait-elle jamais pensé que je puisse ainsi lui demander ce qu'elle attendait de moi. Prise au dépourvue, elle ne semblait pas trop savoir quoi me répondre mais fini par me dire qu'elle aurait voulu que je l'aime même si ça, c'était une chose très incertaine chez moi. Quand au mariage...Là elle n'avait pas tort. Même si j'avais refusé de l'épouser pour ne pas céder à mon père, j'aurai très bien pu choisir de rester en Hongrie plutôt que de partir au Japon comme le gamin immature que j'étais à l'époque malgré mes vingt-cinq ans. Enfin vingt-cinq ans, c'était bien jeune pour un vampire et cela me paraissait bien loin maintenant. Les choses avaient beaucoup changé depuis cette époque. Moi y comprit. Perséphone elle, elle n'avait pas changé. Si ce n'est qu'elle était plus belle et me paraissait plus émotive mais ce dernier point n'était dû qu'à ma présence. D'ailleurs, je l'affectais tellement que l'émotion la submergea à nouveau et les larmes débordèrent une nouvelle fois de ses yeux. Qu'elle pleure ne m'étonna guère mais je fus inquiet quand elle se laissa glisser de sa selle jusqu'au sol, aux sabots de sa monture qui en profita pour commencer à brouter de l'herbe. A genoux, elle s'excusa pour le 'spectacle pitoyable' qu'elle m'offrait. Un spectacle que je ne trouvais pas du tout pitoyable. Jamais je ne pourrais la considérer comme telle. Silencieux, je m'approchais d'elle et m'agenouillais à son côtés avant de la prendre dans mes bras.


« Ce n'est rien, calme-toi. Je n'avais pas l'intention de te faire pleurer en te posant cette question mais je ne pensais pas qu'elle te troublerait à ce point. J'oublie trop souvent que tu as été humaine... »

Et qu'elle était donc bien plus émotive et sensible que la grande majorité des vampires. Tirant un....Ah non, pas de mouchoir dans la poche. J'en claquais ma langue d'agacement. J'avais oublié d'en prendre un et ça m'embêtait. Il m'aurait été bien utile pour essuyer les larmes de sang qui coulaient sur les joues de Perséphone. Je dû donc improviser. Repoussant doucement la jeune femme, j'ouvris ma veste et déchirais un pan de ma chemise en coton – celle-là aussi irait à la poubelle du coup – dont je me servis pour essuyer les larmes du visage que je soulevais par le menton d'une main. Elle semblait s'être calmée. Du moins elle ne sanglotait plus. Un léger sourire prenant naissance sur mes lèvres, je dis tranquillement :

« Je sais que je t'ai déçue quand j'ai annulé notre mariage sans te prévenir pour la raison que je t'ai expliqué l'autre jour. T'épouser est une chose que je ferais sans hésiter aujourd'hui car tu es la seule en qui j'ai confiance. Ne t'attends pas cependant à ce que je te fasse une demande aussi simplement. Je suis quelqu'un de compliqué et ma famille l'est tout autant. Je vais être franc avec toi. Pour l'instant, ma priorité est de reprendre la tête de ma famille. Un mariage avec toi est une chose que je ne peux me permettre tant que je ne l'aurai pas fait...ce qui ne sera pas une tâche aisée... »

Autrement dit, cela risquait de prendre du temps. Certainement des mois, pour ne pas dire des années. Heureusement que le temps n'avait pas de prise sur nous. Enfin ça c'était mon point de vue. J'ignorais si Perséphone pensait de même et j'espérais franchement ne pas l'avoir blessée une nouvelle fois...
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